Communiqué des prisonniers en lutte
Prison de Valdemoro, module 4. (25/11/2001)

1- Dans ce département de premier degré, plus de 20 compagnons, pratiquement la totalité de ceux qu'ici nous retrouvons, initions le 1er décembre une grève de "sortie de cellule" qui se poursuivra le 2 décembre et un jeûne pendant ces 2 jours. Les motifs sont les mêmes que pour la précédente action revendicative réalisée conjointement avec nos compagnons de Puerto 1 et aussi d'autres foyers de résistants, pour donner continuité à la lutte :
- libération de tout-e-s les prisonnier-e-s enfermé-e-s au dernier stade de leur maladie et ayant des souffrances incurables.
- abolition des FIES et la suppression des départements spéciaux.
- liberté pour les prisonnier-e-s ayant passé-e-s plus de 20 ans en prison.

2- Depuis notre dernier communiqué (29/09/2001) il s'est produit quelques événements : Le compagnon Juan Miguel Tijeras Rincón a été transféré en novembre à Jaén II. En ce lieu est arrivé Roberto Catrino depuis Picassent et d'autres compagnons qui se sont aussi unis dans la lutte. Autre chose, le 15 novembre le compagnon Carlos Ramos Pavón, en train de discuter avec plusieurs gardes pour lui rendre la photo de sa femme et de son fils qui était dans une cachette, fut arraché de sa cellule en silence et dans une cellule voisine reçut une raclée. Maintenant, comme toujours, il a été accusé d'avoir injurié les matons, sanctionné et sûrement condamné pour, de cette manière, compenser les dénonciations transmises, pour mauvais traitement et tortures,(…).

La précédente action revendicative consistait en une grève de la faim et de sortie, à laquelle participait une dizaine de détenus et qui se déroulait depuis le 30 septembre jusqu'au 22 novembre, qui a donné pour finir la libération d'Eduardo Garcia Macias, une de nos revendications jointe aux 4 objectifs collectifs prioritaires. Il est clair que ce n'est pas cette action qui fut déterminante dans la libération d'Edu, mais si "nous sommes là", comme dans toutes les occasions, nous apporterons notre part de solidarité depuis les barricades de cette lutte de David contre Goliat,… dans cette dure et longue lutte où tant de "cœurs libres" ont laissé sillonner leurs ciels avec les premiers vacarmes du feu antiaérien, modestement nous nous sentions orgueilleux, avoir participé directement à sa libération abordant la galère où ils l'ont tenus captifs, maintenir le nom de lutte "avec tout le contenu que cela engendre" pendant pratiquement 2 ans, (…), seulement pour nous autre c'est un acte réfléchit d'autodéfense dans des circonstances à un moment donné avec un caractère très relatif et temporel, mais en soi même rien ne transcendera dans la formation d'une nouvelle conscience sociale qui s'active comme moteur dans la construction d'un monde libre, d'hommes et de femmes libres et égales, qui pour le moment, ne pourra jamais véritablement se disloquer d'une brique de n'importe quel mur et il n'y aura pas non plus une putain de brèche dans aucun maillon de la chaîne avec laquelle une petite partie nous opprime tou-te-s pour maintenir sur pied un système d'exploitation où 15% de "l'humanité" vit avec 85% des richesses que tout le monde dans le monde produit, alors que 85% de l'humanité vit avec 15% des "richesses" qui restent pour "survivre comme tu peux". Notre campagne spécifique de lutte à la prison comme point central, mais c'est une partie du mouvement général de lutte contre le système capitaliste.

Transformer cette réalité sociale comme en faisant tomber les murs des prisons c'est de la pure métaphysique. Peut-être il est possible de le faire sans transformer révolutionnairement toute la base économique de la société ?. Cette base économique qui est la "base réel" sur laquelle s'appui toute la superstructure juridique et politique de l'état élitiste et à laquelle correspondent une forme déterminée de conscience sociale dans laquelle prédomine l'idéologie qui favorise les intérêts de la classe dominante, la bourgeoisie capitaliste, qui avec la machine de production "spirituelle" dans ses mains, rend commun dans les consciences des hommes et des femmes (mais comment donc) la "légitimité" de ce système de vie en montrant aux masses que toutes les contradictions sociales, les inégalités, les injustices et les fléaux que ce système d'exploitation provoque, sont naturelles et inévitables, une loi divine. Quel sont les états modernes avec leurs foutaises démocratiques virtuelles ( une démocratie politique sans démocratie économique) sinon les conseils d'administration des intérêts de la bourgeoisie capitaliste. De "démocratie" aussi ils savent beaucoup de ses inventeurs de la Grèce antique qui adoptèrent cette forme de gouvernement pour une petite partie, alors que les conditions de vie de la population, de sa majorité : la condition d'esclave. Quels sont ses armées et ses polices sinon des "bandes armées" au service de ses intérêts en dernier recours…. Aussi la prison sous toutes ces formes n'est plus ni moins qu'un autre instrument de l'oppression élitiste plus la-bas que tout le "réseau" caché par l'histoire politique, pour les "particularités" d'ordre juridique, pour les "préjugés" théoriques établis…. Luttant seulement contre l'État / capital coude à coude, à coté du prolétariat révolutionnaire et de tou-te-s les travailleurs et travailleuses exploité-e-s, celles et ceux qui s'opposent à l'impérialisme, les squatteurs et squatteuses, les étudiant-e-s rebel-le-s et en général tous les secteurs en lutte du mouvement de résistance au système capitaliste et ses régimes politiques de domination, nous lutterons de façon effective contre la prison, contre les causes réels qu'elles engendrent, de façon "isolée" comme campagne spécifique avec une fin en elle-même, alors seulement nous pourrons combattre et vaincre dans le meilleur des cas les aspects les plus nocifs et sanglants de certains "effets" que d'autres "causes" plus profondes provoquent…

Nous allons laisser ici cette exposition de nos idées qui n'ont pas trop de densité dans ce communiqué, eh bien il nous reste encore à parler d'assez de choses. Beaucoup, sûrement ne comportent pas chacune de nos opinions ou propositions et nous pouvons seulement leurs dire que nous sommes "ouverts au monde" et que la liberté de discussion, la critique et l'autocritique sont des outils de travail que nous sommes disposé à partager dans cette tour de Babel que les "petits dieux" ne veulent pas que l'on construise, ni que nous soyons toutes et tous comme un-e de Fuenteovejuna¹, nous prendrons le ciel d'assaut parlant la même langue, celle de l'amour révolutionnaire, capable de transformer une "légion de parias" en sujets actifs de l'histoire.

3- Remettons les pieds sur terre ou le sol d'une cellule, nous considérons de grande importance de poursuivre notre mouvement de lutte au milieu de ce type d'actions revendicatives a caractère collectives "à petite échelle" (au vue qu'elles se combinent avec d'autres luttes qui répondent aux différentes nécessités concrètes au niveau local)., pour maintenir la "tension continue", la cohésion et l'unité d'action de tous les "foyers résistants" disséminés et agir comme un moteur stimulant dans le mouvement solidaire de la rue qui nous permet de faire le lien à lui et de se rapprocher étroitement chaque jour sur la base réel, objective, de la lutte et non comme une question purement "relationnel". Il est clair que lorsque nous parlons de "notre mouvement de lutte" nous le faisons toujours dans le sentiment que les "prisonnier-e-s en lutte" et le mouvement de solidarité "radical", forment 2 faces d'une même unité. Au sens stricte, le mouvement des prisonnier-e-s en lutte est tou-te-s celles et ceux qui luttons depuis la prison et tou-te-s celles et ceux qui luttons depuis la rue. Sans l'appui et les moyens qu'à l'extérieur on met à notre portée et à notre service, notre projet de lutte ne serait pas plus qu'une promesse de donner une résistance pleine de courage et de dignité mais avec des limitations pratiques que les conditions de détention nous imposent comme un mur infranchissable. Vous autres êtes le lien avec la société et à travers vous nous pouvons agir activement en même temps. Où notre voix ne peut allé, notre poing et les battements du cœur, vous le porté dans un pamphlet, sur les ondes des radios libres ou à l'état liquide, par exemple, un cocktail molotov. Lutte organisée de résistance !. C'est évident que notre mouvement de lutte a tenu un clair recul ou reflux tant à l'intérieur comme cela le fut pour la grève indéfinie de décembre 2000 en raison de X facteurs et que c'est nécessaire - c'est en jouant notre survie comme le mouvement - de relancer la lutte avec des initiatives, mais depuis la base de connaissance et d'expérience que nous avons sur la lutte dans les prisons dans toutes ses relations.

4- Depuis Valdemoro nous allons faire une nouvelle proposition à l'ensemble du Mouvement des Prisonnier-e-s en Lutte (MPL pour simplifier). Poursuivre en accumulant toutes les forces possibles pendant 3, 4, 5 mois ou le temps nécessaire à la préparation de ce type d'actions revendicatives collectives à petite échelle et au niveau local (nous continuerons de faire une grève de sortie la première semaine de chaque mois et un jeune de 2 jours), mais en commençant à nous remuer. Tous les "foyers résistants" dans le but de s'organiser et de planifier une grande action collective qui surpasse toutes les précédentes tant en étendue à l'intérieur des prisons et avec des niveaux distincts de participation, en passant par la grève de la faim indéfinie, les automutilations ou rompre avec tous ce que nous avons besoin si c'est nécessaire, aussi les 5 minutes de manifestation silencieuse au milieu des cours, récolte des signatures de soutien et grèves de plateau dans les cours de 2ème degré ou nous le savons que le degré de conscience, implication et dans la majorité des cas l'information sur le ramdam est minimale,… comme la mobilisation dans la rue : manifestation, marche en direction des prisons, utilisation de tous les moyens écrits et des radios libres à notre portée, utilisation de moyens plus avancés dans la lutte : la propagande armée, l'"action directe", etc. Il est clair que la clef pour que la relation entre l'accumulation de toutes les forces possibles et pour que l'unité d'action soit la même et soit la plus efficace, cela va dépendre du niveau de coordination, d'organisation entre toutes les partis que nous avons considéré jusqu'à maintenant… Une partie de cette responsabilité dépendra de l'activité des foyers de résistance à l'intérieur de la prison, qui doivent chercher les voies et les façons de "faire des progrès" depuis l'isolement où, principalement et même quasi exclusivement, se rencontrent à travers d'autres modules ou galeries de vie normale ou 2ème degré étendant la lutte et la solidarité, obtenant le meilleur appui possible à partir des conditions que ces modulent donnent, car on ne peut pas demander l'impossible, à cette "réalité" distincts à la majorité de celles et ceux pour qui nous portons le poids de cette lutte ici à l'intérieur, alors que les problèmes que l'on nous apportent au travers de ces maisons semblent assez (pas dans tous les cas) et qui ont en général une racine commune. Nous pensons que la meilleure façon de le faire est comment nous avons apporté ici cette pratique, nous nous mettons en contact "avec ces compagnes et compagnons" qui toutes et tous avons dans ces endroits et que nous savons qui seront capables de se mouiller un peu ou beaucoup, sinon nous serions pratiquement seul-e-s comme d'ordinaire… ces "collègues" en général ont l'habitude d'être dans les modules de vie normal ou de 2ème degré qui sont catalogués comme "très conflictuels" ou pour des "vétérans".


Ceci est le point de lancement au travers duquel nous pouvons parvenir au reste de la prison et qui pourrait être le réflecteur… Avant il est nécessaire de resserrer les relations avec elles "dans ce plan" comme c'est de supposer et surtout de parvenir à avoir la meilleur information possible des luttes qui se déroulent dans les prisons, ces dernières années, de ses objectifs, des relations avec l'extérieur et essayer que le mouvement de solidarité prenne contact et vice versa. Ce qui est sur c'est que la majorité des amis soutiendront nos luttes quand nous nous serons réellement convertis en une force matériel capable d'obtenir des "victoires"… même entre les "plus conscients et combatifs" la lutte a perdu force poussée au long de cette année en raison de l'usure et de la démoralisation, autant de temps à se battre, la vérité est que nous n'avons aucune victoire constante ou sonnante, pour les plus petites améliorations au niveau local. Toutes et tous sommes conscient-e-s que notre lutte n'est pas une bataille ponctuelle, sinon qu'elle possède un caractère prolongé… Mais nous avons besoin d'une petite victoire dans nos objectifs immédiats comme l'eau et l'air, qui petit à petit, sera grande car au delà de cela il en viendra d'autres. Ne mettez pas en doute que nous allons armer tous le monde moralement et que nous allons donner confiance à nos semblables, en notre force. C'est pourquoi nous pensons et nous croyons que nous devons nous donner beaucoup de mal pour la préparation de cette grande action revendicative et collective qui pourrai s'offrir à nous, avant il y a à se battre, et surtout et plus que rien, compter sur la rue avec l'appui massif et actif pour que tous le monde puisse entendre, voir et sentir ce que beaucoup veulent occulter, réduire au silence, déformer, criminaliser, etc. Arrivé à ce point quand l'importance des "cercles des ami-e-s et familles des prisonnier-e-s en lutte" se manifeste comme une nécessité objective pour suivre des chemins tracés, sans baisser toutes les réussites, sacrifices et le travail réalisé à cette date, ce qui est sur est que tout de suite nous entrons dans un croisement mauvais.

5- Dans notre dernier communiqué (29-09-01) nous sortions à la lumière la proposition de création des "cercles d'ami-e-s et familles des prisonnier-e-s en lutte". Nous autres avons le squelette du cercle de Madrid à partir de la "réponse" (et par extension, possibilités matérielles qu'ils peuvent apporter à de tel fin) reçut par divers individus, groupes et organisations de rebelles sociales, anarchistes et communistes révolutionnaires. Cette réponse nous est arrivée de Madrid sinon d'autres endroits et il y a la possibilité de réaliser une rencontre entre les groupes depuis Barcelone. Aussi il n'était pas possible de faire autrement, nous avons reçut la solidarité depuis l'Italie…. Avant de continuer nous voulons faire des excuses à toutes celles et ceux qui sont rentré-e-s en contact avec nous intéressé-e-s par le projet ou directement prêt-e-s à travailler sur le même (c'est l'autogestion qui est bordelique, .lentendu comme initiative propre, en tenant compte que c'est toujours relayer ce que font les prisonnier-e-s. Si nous avons des idées objectives communes, nous avons une base agrandie pour bosser chacun-e de son coté dans la même direction que tout le mouvement…) pour ne pas avoir répondu ponctuellement à toutes et tous individuellement à vos questions. De tout cela nous assumons personnellement la responsabilité MPR (Puskas)…

Nous espérons que vous serez un peu "patient-e-s" avec nous, c'est une tâche assez complexe que nous ne partageons presque pas et pas précisément dans le moment le plus prospère du mouvement, sans parler qu'ici à Valdemoro cela fait seulement une paire de mois que nous rejoignons d'autres "prisonniers résistants" depuis d'autres prisons (la Moraleja, Soto del Real,…) il n'y avait pas plus de barricades que les bords Nous avons tenus à consacrer assez de travail et d'effort pour lever ce "foyer résistant" pour impulser la lutte, de façon méthodique et organisée : si nous avons quelque chose à retenir au long de cette lutte, c'est que la "pratique aveugle est synonyme de lutte sans résultats, que la "spontanéité" a ses limites et que l'expérience est à tenir en compte…Ce qui est fait est fait, vous savez toutes et tous que notre enthousiasme et solidarité "militante" à donné forme aux "cercles", que vous nous avez transmis les vibrations et la confiance qui nous a rempli d'amour et de force pour poursuivre en bossant sur ce projet. Avec les cercles qui servent à canaliser toutes les énergies dispersées du mouvement de solidarité qui s'est et se distingue par son activité et sa constance, pour celles et ceux pour qui lutter n'est pas la dernière mode mais un sentiment conscient qui pousse à sacrifier un peu de soi-même (son confort, son temps, et d'autres trucs,…) plus que le circonstanciel ou le temporel pour donner un passage qualitatif de façon plus active et consciente qui tient à un projet révolutionnaire qui a pour objectif ultime la transformation révolutionnaire de la société. À moyen terme, la lutte contre la prison, commence par l'obtention des 4 objectifs prioritaires et des autres qui surgiront avec le déroulement de la manœuvre et des événements….À court terme, la propre survie du mouvement des prisonnier-e-s en lutte (MPL) et son déroulement dans cette étape très critique qui, comme avec le reste de la dissidence en général, traitent d'en finir avec nous, tantôt par des moyens répressifs ou d'autres plus subtils. Plus concrètement, nous possédons toutes les piles à l'intérieur et dehors pour travailler dure à la matérialisation de cette grande action revendicative collective pour y arriver dans x mois. Nous pouvons le faire ! En avant !.

Mais la fougue avec laquelle nous abordons subjectivement cette tâche ne suffit pas, il nous est nécessaire de combiner la théorie à la pratique, l'esprit intrépide révolutionnaire avec le sens pratique. Etre objectif et que tous nos passages soient dans la mesure du possible le reflet de tous les éléments de la réalité objective comme nous voulons qu'elle se déroule pour pouvoir agir selon la même conscience, pour la transformer : "Si tu veux connaître le goût d'une poire tu dois la transformer en aliment. Si tu veux connaître la théorie et les méthodes de la révolution, il faut y participer." Pour relancer cette lutte et l'amener à un niveau supérieur nous devons nous doter d'outils utiles pour anéantir la mauvaise herbe qui nous empêche d'avancer et de nous ouvrir le chemin, c'est de cela qu'est né l'idée des "cercles" de cette propre nécessité… et donnant le grand "ralentissement" (quand il ne recul pas) que chaque jour donne au sein du mouvement de solidarité, nous ne pouvons aller très loin. Le sentiment d'être dans les "cercles" c'est d'avoir l'élément agglutinant et dynamisant en un. Créer les conditions nécessaires pour le déroulement du mouvement au vue que cela sert de point pour tout le mouvement de résistance accomplissant nos recours, nos influences, notre horizon et lui donne une voie à toutes nos possibilités révolutionnaires. Dans l'actualité, nous sommes immergés dans une "impasse" assez nébuleuse avec un poids mort qui grossit au quotidien avec les polémiques byzantines, si celle la, et si l'autre, et si rien, mais dans ce qui brille par son absence d'initiative constructive, de créativité et d'audace en terme générale (et à voir si maintenant ils vont donner une allusion à celles et ceux que nous sommes et qui désirent leur donner une accolade révolutionnaire…). Il est certains que depuis distincts points il a été fait des réflexions très sérieuses sur la lutte et qu'il a été fait des "contributions" pour théoriser positivement les expériences et les connaissances accumulées… mais sans ambiguïté ce ne sont pas des réponses objectives aux problèmes actuels que nous avons soulevé. Cela est la vérité. La théorie arrête d'être une élaboration abstraite séparée de la réalité, …, quand sur la pratique réel on constate son contenu et on vérifie sur cette base ce qui est correct, juste, la vérité de ses critères. La théorie "scientifique" (disons-nous) naît de la nécessité de la pratique et sert à ces nécessités, ouvrant les chemins et les voies. Mais en incluant que la meilleure théorie reflète la réalité à un moment donné, qu'elle se retournera une et autre fois pour être vérifier par rapport à la pratique, pas seulement pour la perfectionner, mais pour que le monde se bouge, comme le disait Copernic, et constamment cela donne des nouvelles situations et réalités dans la société qui requièrent d'être abordées et traitées de nouveau en partageant les connaissances "scientifiques", mais une autre vue sur le terrain de la pratique, il y a que la pratique sociale est l'unique critère de la vérité. Ce processus de la connaissance des causes et des phénomènes, a un caractère universel et s'applique dans le mouvement social comme dans n'importe quel autre mouvement, dans la nature, dans la société humaine qui est aussi un produit. Quelles sont vos opinions ?

6- À celles et ceux qui nous avez demandé comment fonctionne les "cercles", nous avons répondu que nous n'avions jamais rencontré de formules magiques qui dans la nuit au matin résolve nos problèmes, ou, qui nous permet d'avoir chercher entre tous et toutes la vie en partageant ce que "nous avons", ce que nous voulons nous l'avons ébauché dans les grandes lignes, "ce que nous voulons" nous autres, c'est juste de le dire, seulement c'est une illusion unilatérale qui nécessite d'être consentie, agrandie, enrichie et corrigé pour la conjonction du mouvement. Entre toutes et tous nous voulons lui donner forme et vie dans la direction de nos nécessités intermédiaires et idées révolutionnaires. Qu'est ce que c'est "ce que nous avons" ? Nous avons des "foyers résistants" en relation avec d'autres très divers au sein de l'État espagnole et à l'étranger.

Comme tou-te-s celles et ceux qui dans la rue êtes à ce travail comme celles et ceux des "foyers résistants", plus ou moins, vous nous connaissez et nous allons laisser à vous qui êtes cette fois celles et ceux qui portez un peu l'initiative pour que de cette façon la personne qui marche très préoccupée par l'autogestion et qui franchie les manigances occupe son propre espace… nous faisons un petit avertissement que s'il reçoit des critiques et "contre critiques" il sera bénéfique pour toutes et tous car il nous permettra de nous expliquer suffisamment. Cet "avertissement" est que si nous ne sommes pas capables de surmonter "chacun des aspects" de ce qui commence à se montrer beaucoup et qui contrairement doit être "l'informalité" à chacun, chacune de suivre en faisant la guerre pour son propre compte, "soyons habiles". Bien, nous avons beaucoup parlé et la meilleur façon de dire c'est de faire… Nous allons nous donner la possibilité de nous bouger à travers une liste de relations pour que nous allions connaître celles et ceux qui ne nous connaisse pas encore et viendra toutes les possibilités. Que nous ayons à un moment donné cette première démarche et vérifié plus d'informations, dates, recours dont nous pouvons disposer, etc, nous serons dans les conditions de répondre à la question du million. Comment cela fonctionne ?.
Pour le moment l'unique qui nous arrive, c'est de la faire fonctionner…

Enfin : prenez en compte que chaque nom ou boite postale de la liste possède aussi ses propres relations et que l'affinité nous allons (ou nous devons) l'étendre un petit peu a ce qui est "semblable" en premier lieu à nos objectifs immédiats sans que jamais cela n'entrave les derniers.

(pour des raisons évidentes, les noms des personnes qui parlent dans ce communiqué n'apparaissent pas ici)"

¹Fuenteovejuna fait référence à une histoire dans laquelle toutes les personnes de ce village ont affronté les autorités reconnaissant que l'erreur qu'avait fait un habitant, ils l'ont toutes et tous faites, c'est la solidarité. C'est de cela qu'est venu cette expression "Toutes et tous comme un-e comme à Fuenteovejuna" (todos a una como a Fuenteovejuna).


[Extrait du Bulletin #37 de l'ABC-Dijon]