Cinquième audience- 1er Avril 2005

 

A leur surprise, les cartes d’identité des sympathisantes étaient de nouveau copiées durant la procédure d’accès. Les “vieilles” copies auraient finalement été détruites selon les fonctionnaires de justice.
De nouveau, les accusés entraient un par un, Gabriel aujourd’hui de nouveau vêtu que de son caleçon.
Au moment ou le tribunal s'est assis, les sympathisantEs se sont mis debout et ont montré des banderoles avec les slogans ‘la torture une est réalité’, et ‘stop tortura’ (une référence au régime FIES en Espagne que Gabriel et surtout Jose ont subis pendant des années).

Le président du tribunal Nohl a demandé à Gabriel s’il n’avait pas trop froid. Le procureur Geimer laissait noter que Gabriël voulait devenir malade expressément, afin d’être exclus du procès.

M. Hinüber, psychiatre et psychothérapeute, qui avait examiné et questionné Jose dans la prison la veille, après l’audience, a déclaré aux participantEs du procès les résultats. Il a dit que Jose ne souffrait d'aucune maladie acute ou chronique, et qu’il pouvait ainsi participer aux audiences et rester enfermé (avant, le docteur avait déclaré que les cellules dans le tribunal étaient trop étroites, sans air frais).

Une longue audience, pourtant, serait lourde pour Jose, la durée devrait être limitée à six ou sept heures au plus, une ou deux jours par semaine. Il disait que Jose était déjà chargé par son histoire personnelle: il a passé 23 années en prison dont 13 en isolation complète. Pourtant, Jose ne serait ni passif ni dépressif. Il irait relativement bien. Le docteur ne pouvait pas constater de poids psychologique par le procès le, et les troubles cognitifs seraient dus au passé.

Jose craindrait que les problèmes physiques, comme la pression de sang élevée, s’aggraveraient avec le temps. Selon Hinüber la charge psychique par les circonstances du transport ne serait pas si importante- l’incertitude du résultat du procès serait plus grave.
Jose aurait parlé des conditions d’emprisonnement comme “relativement tolérables”, sauf pour l’isolation. Il voudrait la compagnie d’autres prisonniers pour pouvoir avoir des échanges.

Quand on lui posa la question, Hinüber a répondu qu’il n’avait pas communiqué avec des participantes au procès. Pendant l’examen, deux gardes et la traductrice étaient présentEs. Il considérait ça comme normal, ce serait toujours comme ça dans les prisons.

Après le témoignage, Nohl laissait noter une déclaration: il ordonnait qu’à partir de cette audience, les copies des cartes d’identité ne pouvaient être vues que par le surveillant de la cour. Il changeait ainsi sa décision précédente, maintenant les copies doivent être détruites après chaque audience, au lieu de l'être après la fin du procès. Le classeur avec les copies doit rester fermé, la police ne peut plus le consulter. Cette décision suit à la reproche des avocatEs, qui après avoir eu l’occasion à la fin de l’audience précédente de regarder le fameux classeur, déclarèrent que le fait que la police puisse consulter les documents pourrait dissuader le public d'assister au procès. Le juge a déclaré que la police pouvait le
consulter jusqu’ici “pour des raisons de sécurité”. Sven Lindemann, l’avocat de Bart demandait une copie de cette déclaration, une pause suivit.

Martin Poell, l’avocat de Gabriel déclarait en suite qu’il y avait eu un accord, après une conversation entre lui et le juge, selon lequel les informations sur les spectateurs/rices ne seraient données ni à la police, ni à d’autres institutions. Vu que le fonctionnaire de justice Maas avait pourtant déclaré que la transmission des informations était ordonnée par l’officier de police Krämer, on pourrait conclure que cela s'était passé avec la permission du juge Nohl. La raison ne serait certainement pas la sécurité, parce que pour garantir la sécurité pendant les audiences ce ne serait pas du tout nécessaire de demander des infos à “Inpol”. Poell considérait la déclaration de Nohl, qu’il ne savait rien sur ces demandes comme fausse.

Ces mesures seraient illégales, vu que la publicité du procès ne serait pas garantie en raison de cette intimidation.
Pour éclaircir ce problème, il voudrait appeler Krämer comme témoin: soit la police avait agit par elle-même– et ainsi Nohl ne pourrait pas faire respecter son autorité- où après tout il y avait eu des accords. La première possibilité n’était pas plausible pour Poell, comme le public était filmé par un flic de façon visible pour touTEs.

Nohl répondait qu’il allait prendre une décision plus tard concernant ce témoin éventuel, ce qui n'a pas satisfait Poell. Nohl a réagi avec la remarque que le problème avec la police était finalement résolu, à ce que Poell disait que la méfiance était là maintenant.
Ulf Israel, l’avocat de Jose, voulait savoir comment la procédure devrait donc être selon l'accord avec la police. La réponse du juge était que la police voulait regarder les copies seulement comme information, et qu’il avait lui-même seulement pensé à la sécurité. Ulf Israel voulait savoir si le juge avait donné sa permission, s’il savait comment la procédure se déroulait en réalité, Nohl répondait qu’il ne savait pas exactement comment ça se passait finalement.

Sven Lindemann demandait comment la conversation avec la police était venue sur le sujet des copies des cartes d’identité, Nohl ne s'en souvenait pas.
Le motif juridique pour donner l’information à la police serait de nouveau la “sécurité”. Lindemann démontrait que les informations d’ “Inpol” ne sont pourtant d’aucune valeur pour les fonctionnaires de justice, qui ne devraient tout de même pas être intéressées par ces informations, comme ils ne sont responsables que pour la sécurité dans la cour.
Le procureur Geimer demandait une demi-heure de temps pour une objection, Poell voulait une heure pour préparer une autre demande. L'avocat de Begonia, Pusch, insistait que les copies avec les remarques de la police ne soient pas encore détruites, afin de pouvoir les consulter pendant la témoignage de Krämer. Pause.

La défense continuait après la pause avec la suspicion de partialité du juge (on peut lire la déclaration intégrale a www.escapeintorebellion.info).
Chaque accuséE rejette individuellement le juge Nohl, comme il serait prévenu contre les accusées de par son traitement des cartes d’identité et des mesures de sécurité pour le public duquel ils se méfient tous entre temps. Par tout ces faits, il y aurait une stigmatisation, et la publicité du procès ne serait pas garantie.

Avec cette déclaration l’audience était terminée à 13h45. Le procès continue le 7 avril 2005 à 10h dans la salle 339 du Landericht de Aachen. Il y a encore des places libres pour le public.