Sixième jour du procès à Aix-la-chapelle, 7 avril 05

Aujourd’hui l’audition commença vers 10h20. Auparavant la chambre avait communiqué son refus des requêtes en récusion (Befangenheitsanträge) des avocats par fax. Ce sixième jour, auquel Gabriel apparut de nouveau en caleçon et auquel les accusés se firent accueillir par des applaudissements, commença avec une requête de Martin Pöll, avocat de Gabriel, dans laquelle il demanda que le chef de l’opération de la police, Krämer, soit convoqué comme témoin. Cela devrait clarifier que, lors de l’entretien entre Nohl et Krämer le 15 mars 05, que Nohl avait ordonné que les copies des pièces d’identité des spectateurs/trices soient contrôlées de cette façon. Vu qu’il s’agit d’une mesure ayant trait à la gestion des réunions la police n’aurait pas pu agir de façon arbitraire.
Rubarth, le deuxième avocat de Gabriel, contredit à la requête du procureur Geimer qui demanda que Gabriel soit exclu des auditions, à cause de son non-respect du tribunal et parce qu’il voudrait tomber malade expressément. Il dit que les suppositions de Geimer n’étaient pas uniquement fausses, mais carrément cyniques. Quand Gabriel lors du premier jour avait des problèmes de respiration parce que, en tant qu’asthmatique, le transport, entre autres avec un sac de tissu sur la tête, l’affecta, Geimer ne s’inquiétait pas de l’intégrité physique de Gabriel. Pour cela Rubart demanda une expertise de laquelle devrait ressortir que les températures sont suffisantes pour qu’il n’y ait pas de risque pour la santé. De plus il demanda la surveillance par un médecin.

L’avocat de Jose, Ulf Israel dit, que la défense avait appris que deux représentants du ministère de l’intérieur étaient présents dans la salle, et qu’ils prenaient des notes. Il aimerait savoir si Nohl en avait connaissance. Vu que ce n’était pas le cas, il s’en occuperait.
De plus il protesta contre le maintien des « mesures de sécurité » pendant et après le transport ainsi qu’à l’arrivée dans la cellule d’attente du tribunal. Il veut soumettre les dossiers concernant cela à la cour d’appel de la région (Oberlandesgericht). Pusch, l’avocate de Jose, s’est jointe à cela.

Vers 10h30 le premier témoin de la séance fut appelé, c’était l’agent de la police judiciaire de Aachen, Bergs. C’est lui qui interrogea Jose le 28 juin 04, en la présence d’une interprète. À ce moment Jose avait sur lui un passeport au nom « Pombo Rodrigues ». Jose aurait été calme, pas agressif, ainsi que l’ambiance générale aussi. Jose n’avait pas parlé ni compris l’allemand. Il avait uniquement donné des informations concernant sa personne. Il échangea deux-trois phrases avec l’interprète, quelque-chose comme que ce n’était pas sa faute, mais celle des flics, u’il n’avait pas visé parce qu’il ne voulait blesser personne.
Bergs avait également interrogé Gabriel, qui à ce moment avait un passeport au nom « Cataldi ». Plus tard ils apprirent la vraie identité des deux d’Espagne. C’est la police des frontières de Koblenz qui avait constaté que les passeports étaient « totalement » faux.
Durant l’interrogatoire, où il n’avait rien déclaré, Gabriel aurait été plus fâché que Jose, mais pas agressif non plus.
Puis Bergs déclara que dans le véhicule des accusés un plan de la ville de Dresde avec des marquages avait été trouvé. Les collègues de Dresde avaient constaté que les marquages indiquaient tout les commissariats ainsi que deux magasins d’armes. À ce moment aucun acte criminel équivalant n’avait eu lieu pour cette année (2004). Suite à cela il y avait eu des perquisitions chez deux femmes à Dresde, mais qui restèrent sans résultat. Les femmes auraient entre temps récupéré tout les affaires perquisitionnées (ce qui est faux, note des sympathisantEs).
De plus ils auraient trouvé des plans de la Belgique et de l’Allemagne du Sud, mais sans marquages. Les billets trouvés auraient été contrôlés, s’ils étaient registrés, ce qui n’était pas le cas. Weiter hätten sie auch Karten aus Belgien und Süddeutschland gefunden, allerdings ohne Markierungen.
Le prochain témoin, l’agent de police van Hasselt, raconta que lui et son collègue apprirent par la radio de la police de la prise d’otages à la station d’essence, quand ils arrivèrent les accusés avaient déjà fuit. En suite ils auraient suivi les fragments de conversation de radio et auraient trouvé le deuxième véhicule de fuite, une Mercedes, abandonnée près de l’atelier où les accusés s’étaient barricadés. Quand une personne quitta l’atelier ils ne savaient pas s’il s’agissait d’un accusé où d’un ouvrier de l’atelier et demandèrent à la personne de s’identifier. L’homme donna un faux nom et pendant la fouille ils trouvèrent un permis de conduire au nom "De Geeter". Il n’avait pas d’armes ou d’autres objets dangereux sur lui, était très calme, pas agressif. D’abord pourtant il fit comme s’il ne comprenait pas.
Les experts demandèrent à van Hasselt si Bart était titubant ou somnolent ou si sa voix était « délavée ». Van Hasselt dit que Bart parlait de l’allemand cassé, il n’avait rien remarqué de drogues ou d’alcool.
Le témoin Daniels, aussi agent de police de Aachen, avait signé la « l’annonce d’arrestation » pour Begonia. Il était allé la chercher à la station d’essence. Begonia avait parlé d’un enfant. On lui assura que cela allait être vérifié. Elle était énervée mais pas agressive, il n’avait pas chez Begonia, l’impression qu’elle avait consommé des drogues. Au commissariat il la remit à la personne en charge.

Vu qu’il n’y avait pas d’autres témoins présents à ce moment Martin Pöll présenta les réquisitions de preuves (Beweisanträge) qu’il avait annoncé. Il demanda d’entendre Theo von Hoven, envoyé spécial des Nations Unies, qui pourrait témoigner de la torture en Espagne. Von Hoven pourrait témoigner de l’"Incomunicado" après arrestation en Espagne, ce qui signifie cinq jours sans la possibilité de prendre contact avec des proches ou des avocats. Il serait actuellement courant de torturer avec la « torture d’étouffement » (sac sur la tête et immersion sous l’eau), des coups sur les plantes des pieds et des électrochocs. Le fait de devoir se déshabiller tout le temps ferait partie des humiliations. Les méthodes sur place ressembleraient à la torture en Espagne déjà par les répétitions constantes. Le psychiatre Hinüber devrait intégrer ces témoignages, que pourrait faire von Hoven, dans son rapport qu’il avait fait l’audience passée sur Jose. Rubarth, Israel et l’avocate Pusch se sont joints à cette demande.
Outre il demanda de convoquer comme témoin M. Hernadez de l’organisation de soutien à des prisonniers espagnole SALHAKETA, il pourrait témoigner sur les méthodes dans les prisons espagnoles. Il pourrait aussi dire que seulement en 2004 203 prisonniers seraient morts à cause de la torture. Il pourrait aussi expliquer que pour des personnes comme Gabriel, qui faisait partie des prisonniers qui ne veulent pas renoncer à leur dignité, les conditions seraient particulièrement dures. Depuis 1986 il ne pouvait plus recevoir de visites de sa mère, il était régulièrement passé à tabac en FIES, et constamment transféré dans des délais très brefs pour ne pas pouvoir tisser de liens. Ce qui généralement seraient des méthodes courantes à l’encontre de prisonniers « récalcitrants/révoltés ». Les conditions de transports seraient lamentables. Puisque Gabriel connaissait bien tout cela il n’avait pas voulu retourner en prison. Rubarth, Israel et l’avocate Pusch se sont également joints à cette demande.

Après une brève pause l’agent de police Faltin a été appelé comme témoin. Il témoigna des examens signalétiques (erkennungsdienstliche Behandlung) de Begonia. Begonia n’avait pas voulu se laisser photographier, et au lieu de regarder dans la caméra elle regarda par terre. Elle ne voulait pas non plus donner ses empreintes, elle s’était assise par terre en croisant les bras. À plusieurs reprises on lui dit que les mesures allaient être entreprises sous contrainte et que ça allait faire mal. En lui retournant le bras il avait réussi de mettre Begonia debout. Mais elle forma un poing de sa main gauche, suite à quoi elle fut couchée sur son ventre et fixée. Elle continua à résister en bougeant son torse, suite à quoi il lui retourna de nouveau le bras. La collègue Schneider parla de façon calmante à Begonia et puis ça serait allé. Quand on lui posa la question de la durée il répondit que pendant « de telles actions » il n’aurait « pas trop » le sens du temps. Suite à quoi Gabriel cria que cela s’appelait « torture » et pas « action », ce qui causa Nohl à frapper sur la table et de déclarer que cela ne pouvait pas continuer comme-ça et qu’il n’allait pas tolérer d’autres dérangements de la partie du public.
Suite à d’autres questions de la part de la défense Faltin a repondu qu’on n’avait pas directement menacé de lui infliger de la douleur.
Begonia aurait été agressive et en désaccord avec les mesures. Pendant la « prise » de résidus de tir pendant la garde à vue elle n’aurait pas résisté et aurait été accessible..
Il n’avait pu remarquer de drogues et/ou d’alcool.
Il expliqua la téchnique de la "clé de bras" (retourner le bras) et dit qu’il serait douloureux.
Quand Pusch, l’avocat de Begonia, commença à questionner Faltin il fut appelé à l’ordre par Nohl, car celui-ci trouva la façon de Pusch dédaigneuse. Une dispute entre le président et la défense eut lieu. Puis Pusch demanda si Begonia avait parlé du fait qu’elle voulait avoir du contact avec sa fille, Faltin ne s’en souvenait plus. Quand on lui demanda sur base de quelle accusation Bagonia fut soumise à un examen signalétique Faltin a répondu « prise d’otages et tentative de meurtre ou homicide ».

Juste après l’agente de la police judiciaire Herzog fut interrogée, qui avait participé aux examens signalétiques (ED) de Begonia, elle confirma les déclarations de Faltin concernant les mesures coercitives pour la prise des empreintes des doigts et parla du fait que Begonia n’aurait pas été « prête à collaborer ». Quand on lui demanda si on avait menacé Begonia à lui infliger de la douleur elle répondit « oui, à plusieurs reprises! ». Elle dit aussi que Begonia n’avait céssé de répéter qu’elle voulait téléphoner avec sa fille, mais illes n’auraient pas été responsables pour cela, elle aurait remarqué que cela serait possible chez les personnes en charge de l’interrogatoire.
Elle expliqua sous quelle forme de contrainte elle avait pris l’empreinte du pouce de Begonia, en poussant le bout du pouce en arrière, pendant quoi ce n’était pas exclu que l’ongle avait été poussé en arrière. Mais Begonia aurait « fait la têtue » .

Le commissaire de la police judiciaire (KHK) Simons raconta également l’examen signalétique de Begonia, les mesures coercitives suite à son refus et son "désintérêt". Elle aurait été «imperméable» et «pas gentille» mais pas «non plus inamicale».
Vu qu’elle ne cessa de demander de pouvoir parler à son enfant on lui dit qu’elle pourrait le faire ensuite, sans pourtant pouvoir lui donner une réponse positive, vu que le chef de l’opération n’avait pas donné son accord.
Lui même n’aurait pas pris part aux mesures de coercitives, mis à part le moment où Begonia était couchée par terre, en lui tenant le bras. Lui-même n’aurait pas non plus parlé de lui infliger de la douleur, uniquement de «coercition».
Israel demanda à Simons si elle avait réfléchi de laisser d’abord téléphoner Begonia et d’entreprendre l’examen signalétique ensuite, à quoi il répondit avec «non».

Après encore une pause Pöll demanda de nouveau à Nohl ce qui se passait avec les copies des pièces d’identité des spectateurs/trices. On lui rapporta qu’une agente de police avait dit à la fonctionnaire de justice, qu’on allait «lui rendre les copies tout de suite». Quand suite à cela un spectateur resta toujours près des copies, cela provoqua des troubles parmi les agents et des regards furent échangés. Nohl dit qu’il n’était au courant de rien. Geimer voulait connaître les «informateurs». Nohl veut s’en occuper.

Le témoin suivant était l’agent de police Schönen, qui par la radio de la police entendit avec son collègue, que à la station « Stangenhäuschen » les passagers d’une voiture s’étaient barricadés derrière celle-ci et que des coups de feu étaient échangés. Ils roulèrent jusqu’à la station d’essence où un agent de la police des frontières leur dit que les accusés avaient fuit dans une vielle série 5 BMW avec des plaques d’immatriculation de Kassel. Eux-mêmes ne participèrent pas à la course de poursuite et ne participèrent à l’opération qu’à l’atelier. Trois personnes en sortirent et se rendirent. L’un disait qu’il était l’otage, ce qu’ils voulaient vérifier plus tard, d’abord ils ont du s’agenouiller et puis se coucher par terre. Lui-même aurait arrêté Gabriel, dans le passeport duquel on pouvait lire « Pombo Rodrigues ». Ils l’auraient fouillé de façon superficielle sans rien trouver, des agents de la police des frontières auraient ensuite sorti quelque chose de la poche gauche.
La personne arrêtée ne parlait ni ne comprenait l’allemand, il n’avait pas la crane rasé, uniquement des cheveux courts. Il n’avait rien remarqué de drogues ou d’alcool.
Olaf Franke, l’avocat de Bart demanda si Schönen se rappelait littéralement de ce qui s’était dit à la radio, quand il y avait eu des coups de feu à partir de la voiture. Il ne s’en rappelait pas exactement, seulement que le collègue communiquait les évènements avec une voix « extrêmement calme », que ça sonnait presque irréel. Il continua qu’on entendit, « on tire sur nous de façon ciblée » et « le tireur tire de la fenêtre arrière gauche ».
Quand Schönen avait fini l’agent de police Ullrich se présenta comme témoin. Il aurait été « en garde » quand la demande est venue du centre de liaison (Leitstelle), que tous devaient sortir, parce que une voiture était en fuite à travers le territoire de la ville. Ils s’orientaient par la radio et le contact de vue. Leur prochaine station aurait été le lieu où le premier véhicule de fuite avait été abandonné. Sur place se trouvaient deux agents de police des frontières et deux civils, les otages. Quand ils avaient constaté qu’illes n’étaient pas blésséEs ils organisèrent les soins sur place et poursuivirent le deuxième véhicule de fuite. À l’atelier approchait son dénouement, les accusés auraient quitté l’atelier, les mains en l’air. Il n’aurait pas eu de contact avec les arrêtés. Il aurait aussi vu comme une personne était sortie de la porte arrière et s’était fait arrêter.

Le témoin Otten, qui était en mission spéciale pour la police des frontières le 28 juin 04, avait entendu de la fusillade et de la course de poursuite par la radio. Ils auraient ensuite rejoint la frontière hollandaise qui avait déjà été « fermée » par les collègues. Par la radio ils entendirent de l’atelier et y allèrent. Ils auraient trouvé le véhicule de fuite près de l’atelier et l’auraient sécurisé. Über Funk bekamen sie dann von der Werkstatt mit und fuhren dort hin, wo sie den Mercedes (Fluchtwagen) in der Nähe der Werkstatt vorgefunden hätten und absperrten. Deux personnes auraient déjà arrêté un homme dont ils ne savaient pas s’il était une des personnes recherchées ou un ouvrier de l’atelier. Trois autres personnes seraient ensuite sorties, les mains levées, de l’atelier. 8 à 10 agents allèrent vers les trois homme, dont un disait qu’il serait l’otage. Il n’aurait pas bien compris les deux autres. Ils auraient été calmes et n’auraient pas résisté. L’homme que lui et son collègue auraient fouillé et remis en détention, ne comprendrait ni ne parlait l’allemand. Ils n’auraient pas trouvé d’armes, plus tard il aurait entendu qu’il avait une arme dans le caleçon.
5 à 6 m plus loin une deuxième personne aurait été arrêtée qui, selon lui, comprenait « un peu d’allemand ». Quand on lui demanda ce qui avait exactement été dit par la radio, il dit que c’était confus et excité. Il ne se rappelait que d’un « coup de feu à la station d’essence ».
L’officier de police (POM) Patriarca, qui était le prochain témoin, avait également entendu des évènements par la radio, et répéta en gros les déclarations précédentes.

Après que les témoins aient été entendus Nohl déclara que
- la chambre était du même avis que les avocats de Bart en ce qui concerne les enregistrements vidéo de la station d’essence (voir jour 3)
- la demande de Jose d’inviter l’ambassadeur allemand en Espagne est repoussée
- qu’aucune décision suivra à la requête gracieuse (Gegenvorstellung) de Gabriel et Jose concernant les mesures de sécurité, qui les corrigerait. Après examen, en raison du « risque de fuite accru » et de l’éventuel transport « d’objets dangereux » on ne voyait pas de raison d’accepter une autre possibilité technique. La demande de Jose d’être dispensé des auditions est repoussée.
- la demande du procureur d’exclure Gabriel est repoussée. Même compte tenu du fait qu’il soit vétu uniquement de son caleçon et qu’il ait désigné le président comme « fasciste », on ne considérait pas l’exclusion encore comme nécessaire.

Quand la chambre avait prononcé, par Nohl, ces décisions, la défense demanda une pause, suite à laquelle Israel demanda pourquoi la chambre ne considérait pas d’autres possibilités techniques comme praticables. Nohl a répondu que c’était décidé ainsi et que c’était bien.
Israel voulait savoir à qui il avait parlé au sujet d’autres possibilités, ce à quoi Nohl ne pouvait pas répondre, mais il dit qu’il avait examiné la question et qu’il n’y avait, pour le moment, pas d’autre possibilité.
Poell voulait savoir sur quoi se basaient les conclusions de Nohl concernant les « objets dangereux » et les « risques de fuite accrus ». Nohl dit qu’il avait déjà « beaucoup vécu ». De plus il ne serait pas témoin et qu’il ne se soumettrait plus à de telles questions. Elles devront être posées de façon écrite.

À la fin Nohl dit encore qu’il avait posé la question à l’administration et qu’on lui avait dit que le 21 mars 05 il y avait eu une demande concernant la participation de deux personnes du ministère de l’intérieur au procès, et que le responsable de presse avait dit que les sessions étaient publiques et qu’elles pouvaient assister.

Concernant la situation générale il faudrait encore dire qu’il y a maintenant dans la salle plus de flics en civil que de sympathisantEs. Ce qui a à voir d’un côté avec le fait qu’il y a plus de flics qui viennent mais aussi qu’il restent des places vides pour des spectateurs.
La prochaine audience aura lieu le 13 avril 05 dans la salle 339 du tribunal de grande instance/régional de Aachen.