Septième jour du procès à Aix-la-chapelle, 13 avril 05

Aujourd'hui le procès commença vers 10h40.
Mis à part le fait qu'il était de nouveau en caleçon, Gabriel s'été mis un autocollant sur le front sur le front où l'on pouvait lire "attention sauvage!".
La séance commença tout de suite avec l'audition de la première témoin, Mme R., une banquière de Karlsruhe, de la Badische Beamten Bank. Le 18 juin 2004 y eut lieu un braquage, Jose et Begonia sont accusés de l'avoir commis.
Mme R. raconta qu'il eut lieu à 11h13, au moment où elle était en train de téléphoner. Elle vit le cambrioleur debout devant elle avec deux de ses collègues, il avait une arme à la main, un revolver. Quelq'un lui dit "arrêter!" ou "raccrocher!", mais elle ne savait plus si ça avait été un de ses collègues ou le cambrioleur. Elle arrêta de téléphoner. Le cambrioleur lui dit "Money! Money!", lui attrapa le bras et alla avec elle vers le "Cashmaster".Il lui avait posé le sur la tempe. Normalement le "Cashmaster" fonctionnait avec retardation, ce qu'elle pouvait modifier, et après lui avoir donné l'argent, environ 20.000 euros, 1.175 Dollars ainsi que des francs suisses et des livres anglaises, le cambrioleur quitta la banque en marchant en arrière. Le tout aurait duré environ 3 minutes. Après elle aurait déclenché l'alarme et averti la police. Elle décrit portant une casquette en bleu foncé, des jeans Capri et une veste de couleur foncée. Il aurait eu une grande barbe noire et il portait un sac en coton. Elle estima son age entre 40 et 50 ans, sa taille entre 1m60 et 1m70, elle pensait qu'il s'agissait d'un Européen de l'Est.
Le revolver aurait eu un canon de 20 à 30 cm de longueur, était noir et avait l'air usé. D'abord elle aurait pensé à un jouet mais "on ne sait jamais". Le cambrioleur aurait eu l'air assez sûr de soi, il était pressé sans paraître nerveux.
Sur une question de Nohl elle affirma que c'était "son premier braquage", qu'elle resta "assez calme" et qu'elle se dit "donne lui l'argent et c'est bon", la peur ne serait venue que plus tard. Il n'y aurait pas eu de conséquences sur son état de santé ni avait elle fait de traitement ou de thérapie.

Suivit son collègue M. B., au moment du braquage il aurait été au guichet. Il aurait vu le cambroleur dans la banque peu avant, dans la partie automatique. Il quitta d'abord la banque pour revenir après 10 minutes avec une arme. Il n'aurait pas dit plus que "Money! Money!". Vu que, en tant que stagiaire, il n'avait aucune idée comment fonctionnait le "Cashmaster", il serait allé chez sa collègue avec le cambrioleur. Quand on le questionna au sujet de l'arme il parla d'un "revolver de Western". Nohl lui laissa montrer deux pistolets, dont un revolver, et M. B. dit qu'il pensait que celui du cambrioleur était plus grand.
Après le braquage il aurait eu deux jours de congé, ce qui ne l'avait "pas dérangé". Lui aussi n'avait pas été en traitement, ni aurait il eu des conséquences sur sa santé.

Le troisième témoin était un autre employé de la banque. Il vérifia le affirmations de ses collègues, seulement qu'il pensait qu'il s'agissait d'un "Européen du Sud". Lui aussi n'aurait pas eu de difficultés suite au braquage.

Vu que le quatrième témoin n'était pas encore présent Martin Poell, l'avocat de Gabriel, lut une déclaration, elle aussi concernant la façon dont Gabriel est transporté et introduit au tribunal. Il y faisait référence aux déclarations de Nohl à la séance précédente, selon lesquelles une autre possibilité téchnique que de fermer les oreilles et les yeux des accusés n'était pas possible. Dans cette déclaration il questionna les compétences téchniques de Nohl, car n'importe qui savait par exemple qu'on pouvait obscurcir les fenêtres d'une voiture. De plus il voulait savoir sur quoi se fondait la supposition du risque de fuite accru et de l'introduction d'objets dangereux. La décision de Nohl ne pourrait pas tenir dans le cadre du code d'instruction criminelle.

Après la pause Nohl communique qu'un fonctionnaire de justice avait téléphoné chez le témoin K. attendu, lui aussi de Karlsruhe. Il aurait eu sa femme à l'appareil et lui demanda si son mari se trouvait sur le chemin vers le tribunal, celle-ci répliqua en demandant "s'il se foutait de sa gueule" et termina ainsi la conversation. Nohl dit qu'il "n'allait probablement pas venir" et demanda aux participants du procès s'ils pouvaient renoncer à ce témoin, ce qu'ils affirmèrent tous.

Le procureur Geimer s'exprima par rapport à la demande d'admission de preuves de la défense, qui demandait de faire témoigner le chef de l'opération de police Krämer, au sujet des arrangements avec le juge Nohl concernant le traitement des copies des identités des spectateurs/trices. Il considéra cette demande comme inadmissible vu que cela n'aurait aucune influence sur le procès et les décisions à prendre. Il pensa de même pour la demande concernant les témoins éventuels von Boven et Hernandez, car à ce moment la situation dans les prisons espagnoles et le vécu de Jose et de Gabriel n'étaient pas l'objet du procès. Poell répliqua à cela qu'il avait déjà maintenant cette demande d'admission de preuves car il s'agirait de témoins de l'étranger et qu'il serait plus compliqué de ne les inviter que à la fin du procès.

Nohl refusa alors la demande d'entendre Krämer, car lui aussi considérait la demande comme inadmissible, vu que les déclarations de Krämer ne seraient pas relevantes pour la culpabilité et le quantum de la peine des accusés.
Il refusa également la citation de von Boven et de Hernandez en justifiant qu'à ce moment leurs témoignages ne seraient pas importants pour les décisions de la cour et que, entre autres, il ne serait même pas clair si les accusés Jose et Gabriel avaient été incarcérés. Il le savait de l'Internet, mais ce ne serait pas clair. Poell réplique que la demande d'extradition espagnole concernant Gabriel était pourtant très concrète et que Hernandez devait expressément précisément être entendu pour vérifier l'incarcération et les expériences qu'elle implique.

Nohl donna en suite la liste des noms des témoins appelés à la prochaine séance aux participants du procès et lut d'autres noms de témoins en demandant s'il serait nécessaire de les entendre. La réponse n'est pas encore claire.

L'avocat de Begonia, Pusch, Begonias, lut une demande d'admission de preuves dans laquelle il voulait entendre comme témoin Mme Schneider, qui pourrait vérifier que Begonia avait, avant et pendant le traitement signalétique, fait comprendre à plusieurs reprises qu'elle voulait parler à sa fille. Car l'agent Faltin ne s'en souvenait plus, contrairement aux témoins Simon et Herzog. Schneider pourrait affirmer que Begonia se serait montré "coopérative" après qu'on lui avait assuré qu'elle pourrait téléphoner lors de son audition.

Prochaines dates sont le 20 et le 22 avril, 10h, salle 339 du Landgericht d'Aix-la-chapelle.

Tous les rapports précédents se trouvent sur www.escapeintorebellion.info, ainsi que les demandes de la défense (malheureusement pas en français pour l'instant)