Marco Camenisch
Déclaration devant le tribunal de Zürich, 24 mai 2004


[Note de "Cette Semaine" : cette déclaration est extraite du site freecamenisch.net et est une très mauvaise traduction en français. Si quelqu'unE a envie de la reprendre à partir de la version italienne ou allemande...]

Introduction pour les lectrices et les lecteurs qui n'etaient pas présents à la fin de l'audience du 19 mai,
à laquelle le texte suivant se réfère en grandepartie.

Epuisé, comme et plus de toutes et tous, j'ai voulu preciser qu’à Montignoso, avec les menottes passees sur le dos et allonge sur le pave, je n'avais dit tuez-moi pour ainsi dire, mais tire, non! au sbire excite qui m'avait prèsse le canon de son arme à la tete. Et que je deplorai le dispute avec l'ex-carabinier (police militaire italienne) à la fin de l'audience, tandis que avec l’autre temoin, un carabinier toujours en Service, il y avait un respect mutuel. J'ajoutais, que je deplorais les faits aussi pour eux e comme tels. Le prèsident alors il me surprend avec une demande faite avec un sourie malin pourquoi vous l'avez fait alors. J'ai repondu c'etait un afrontement militaire, je ne reponds pas, alliez voir dans le dossier et dans mes declarations. Le procureur, qui est encore plus pale que moi, se rejouissait à tout azimut. Le meme proc au commencement du proces m'accusait de simulation quand, pour une grippe, le tribunal me dispensait la premiere semaine du proces. II y avait une malaise avec des fortes hemicrànies, etc., mais j'avais dit bien fort que aussi sans tout ça n'aurais pas eté volontairement prèsent, parce que ces jours là ne m'interessait guere. Le proc, qui voulait continuer avec l'exposition de ses citations, etc. des années passees, en me faisant des demandes rhetoriques malgré mon refus general de repondre à des demandes, soutenait la necessité de ma prèsence aux audiences. C'etait le proc qui soulignait (après quelques hilarités du public et miennes pour ses betises) hemicrànie oui mais il reussit encore à rire et en ma absence s'il reussit encore à plaisanter avec son maitre il n'est qu'un simulateur, et il a demande l’intervention d'un medecin cantonal pour verifier la dispensation medicale du medecin de la prison. Après, le prèsident a sollicité le proc d'exposer ses choses, sans le faire sous la forme de demandes rhetoriques.
Le proc s'appelle Weder, il est du parti socialiste et il a soutenu publiquement l'introduction de la torture dans le proces penal.

24 mai, tribunal Zürich

Le soir du 19 mai j'ai fait une erreur incomplete. Je l'ai aussi fait mal. Tant mal, que des gens encore plus pàles que moi ont risque de faire la fin du friend Bush avec son bretzel. II y a beaucoup de façons de rire. De joie maligne, derision, de soi meme, et aussi quand on n'est pas trés en forme. Je prefere appartenir aux deux dernieres. Aussi si ca signifie d'être meprise comme simulateur de l'unique personne ici qui sait trés bien qu'il ne soit pas vrai. II y a aussi beaucoup de raisons pour être pale. Entre autres par privation du soleil ou parce qu'on craint le soleil. C'est sur que j'appartiens aux premieres et que je n'appartiens pas aux secondes.

Vu que je suis en theme de simulation, je veux faire une parenthese sur aucuns autrés themes ici soulevès. La raison parce que je suis epuise. Je suis ici chaque fois avec une heure ou maximum jusqu'à trois heures de sommeil, et si elles sont plus d'une heure, il se traite d'une deprivation du sommeil regulierement interrompue plusieurs fois. Une situation, à la quelle tous ces detenus sont exposés qui sont loges du côté de l'aeroport. Pas par propre faute, mais par l'emplacement près et dedans le perimetre aeroportuaire d'un aeroport international, emplacement qui est un crime contre l'humanité de cette prison aeroportuaire, d'un asile pour refugiées et d'un baraquement pour gens du voyage forcees à la vie sedentaire. Aussi la raison pour la quelle je serais, helas, tant pale, n'est pas une greve de la fàim mais bien plus simplement la deprivation permanente du soleil, qui est systematique en detention judiciaire avec la deprivation prèsque totale du mouvement, des contact sociaux et de la communication envers l'interieur et l'exterieur. Un des responsables principaux pour cette torture manche est, avec les proc d'investigation lui subordonnes, le monsieur ici qui accusait ici une de ses victimes preferées de simulation. La proc d'investigation de sa maison directement dechainée contre moi est, pur hasard, de bonne maison de l'oligarchie nucleaire Suisse, et, encore pur hasard, plus precisement de la direction de la NOK. Sur les 7000 litrés d'huile de refroidissement du transformateur à Bad Ragatz, qui seraient coules dans le Rhin en occasion de l'action de sabotage conduite par moi et d'autrés en 1989. Probablement là on pensait que les constructeurs de centrales electriques n'avaient pas economisé de telle façon sur des simples comptes et sur encore plus simples bassins de retention et on ne pensait pas, par consequent, que de l'huile pourrait aller tant loin. Les memes mecs nous enchantent avec la fable de la suretè d'une technologie nucleaire hautement complexe et dangereuse! Sur mes deviations verbales radicales il y a 25 ans, comme tenir la tuyau à la tete des juges et se rejouir de leur peur dejà alors j'en etais honteux. Sur le ils veulent etrés nos seigneurs, nous ne voulons être ni seigneurs ni serviteurs. Trés honores messieurs, vous avez ma pleine comprehension si ca vous comble d'indignation. Fin de la parenthese, et retoumons à l'erreur.

Je voudrais finir cette erreur incomplete, parce que faire une demi-erreur pourrait être pire qu'en faire une entiere. Ici c'est dejà ma seconde erreur, c'est à dire de dire, après tout, quelque chose. Mais quelle importance peut avoir deux erreurs en plus dans une vie entiere. Quelle importance peut avoir deux erreurs dans un lieu, qui est une erreur soi-meme, et une erreur d'une grande erreur. De la grande erreur capitalisme. Pour une meilleure explication, ce lieu, qui est une erreur soi-meme, probablement est etiqueté comme tribunal. C'est aussi une erreur, puis-que plus juste, quoique pas la perfection, serait l'etiquette de UBS, Nestle, NOK, WEF, etc., etc.

Mais peut être avec mes deux erreurs je fais deux grandes erreurs, parce-que cette petite erreur ici mal etiqueté du grande erreur capital est indulgent seulement avec ses proprès

erreurs et les erreurs du grand erreur, et inclement avec tous les autrés.
Personne n'est à l'abri de faire des erreurs, nobody and nothing is perfect. Et la perfection est une pretention terrible et arrogante. Ce qui est une erreur soi-meme pretend d'être la perfection, et c'est vrai, mai seulement comme erreur. Une erreur parfaite est aussi toujours un pourquoi parfait. La pretention d'être parfait est aussi toujours la pretention d'être la mesure de toutes les choses. Voilà pourquoi une erreur parfaite ne peut que demander rhetoriquement pourquoi. Elle ne peut pas voir et reconnaitre soi-meme et surtout pas des autrés pourquoi. Et ne voit que des erreurs partout, parce qu'elle est la parfaite mesure de toutes les choses.

En parlant de mon erreur du soir du 19 mai, je dois preciser, avec plein de fàutes et par consequent sans pretendre la perfection, le suivant. Quand je disais que je le plains, j'entendais l'incident dans cette salle avec le demier temoin, Trovo, que je plains aussi. Naturellement je plains aussi l'affrontement à Montignoso et ses consequences pour toutes les personnes concernées. Aussi je plains tous les afrrontements, leurs consequences et leurs pourquoi. Je plains aussi qu'il y a des gens et des erreurs parfaites qui plaignent trés peu d'affrontements, qui plaignent les consequences des meines de façon trés unilaterale, et leurs pourquoi souvent pas du tout. C'est ça que je plains vraiment beaucoup, parce-que c'est precisement la cause d'une trés grande partie des affrontements, de la grande partie des souffrances et des morts en general distribuées de façon enormement inegale et de la plus grande partie des pourquoi.

II n'existe à peu près pas meilleure chose que la demande pourquoi. Mais seulement si elle n'est posée pas exclusivement de façon rhetorique, mais avec la volonté et l'intention de connaitre soi-meme et les autrés, avec toutes leurs souffrances, avec leurs morts et avec leurs pourquoi. Où il y a cette volonté la cecité termine et les reponses viennent toutes seules et en toute abondance, parce-que la plupart des pourquoi est evidente et simple. Meine une partie des troupes des carabiniers de la zone où il se trouve Montignoso et d'où viennent les deux temoins, ont trouvé des reponses. II y a trois ans plus ou moins, ils m'orientaient trés indirectement qu'ils avaient vu des transmissions dans la telé qui traitait finalement, après beaucoup de protestations, du probleme environnemental elettrosmog. Que jusqu'à l'heure ils pensaient que Camenisch n'etait qu'un fou qui attaquait les pylönes! Mais evidemment il savait dejà des longtemps. Qu'ils m'arreteraient toujours mais avec une toute autre conscience!

Ca ne me peut pas faire un trés grand plaisir. Mais c'est un bon commencement, parce-que la grande erreur et ses petites erreurs doivent faire toujours plus d'attention à leurs troupes. Et c'est un bon commencement, parce-que probablement c'est le commencement d'une des beaucoup d'autrés esperances que quelques personnes de plus, qui se retrouvent sans pourquoi vont aller ecouter quand les beaucoup de voix differentes, par les plus diverses manieres, avec leur souffrance infinie et avec leur nombre infini de morts parlent des pourquoi, qui nous concernent à nous toutes et tous.

Je veux preciser aussi, qu'en parlant des pourquoi j'entends aussi tous les pourquoi des pourquoi. Ca, pour ne pas trop faciliter la non identification et la non reconnaissance selective des pourquoi pas utiles aux messieurs Weder et aux tribunaux pour apporter des arguments utiles à leurs constructions et theses.

Je veux aussi preciser que, à la demande surprenante et rhetorique du pourquoi de ce soir là, mon indication de lire le dossier et mes declarations n'etait guere provocatrice et rhetorique, mais trés serieuse. Je veux entendre cette invitation trés serieuse: aux places, aux paysages, aux animaux, au ciel, à l'eau, à l'aire, aux gens qu'en rencontre, aux livres d'histoire, aux joumaux, etc., etc. Mais avant, il faut ouvrir et aiguiser les yeux, les oreilles et le coeur, surtout le coeur, parce-que autrement il n'y a que d'autrés demandes rhetoriques et inutiles annoncees en chair, d'autrés affrontements, d'autrés souffrances et destructions jusqu'à la fin de nous toutes et tous. Je ne parle pas de fausse chair, parce-qu'il n'existe pas de justes ou bonnes chairs. Toutes chairs sont une erreur soi-meme, sans exceptions. Parce-qu'elles empechent à priori toute dialogue.

Pas seulement pour remplir la page, encore le suivant. On m'a autorise un bouquet de fleurs. Pour ma grande joie. En me disant comme vous voyez, nous ne sommes pas dishumains. Cette double faute m'a fait un peu moins de joie. Parce-que moi, je ne nie pas du tout son/sa humanite à quiconque, quoi qu'il où elle soit, quoi qu'elle où il reprèsente, meme pas au tortionnaire blanc qui favorise l'introduction de la torture rouge dans son secteur. Moi je nie toute humanite et droit à l'existence aux fonctions pas naturelles. Et, s'il y a ici une humanite qui est jetée dans la boue, qui veut être encore derobée de sa dignité en la designant comme boucher, alors c'est la mienne, et avec la mienne celle de beaucoup d'autrés gens.

Mais il y avait ici aussi beaucoup de moments emouvants et humains. L'un d'eux, un temoin qui, après une journée trés lourde surtout pour lui-meme, en passant me donne la main et me dit, à moi, le boucher, Ms. Camenisch, croyez -moi, je ne suis pas une personne mechante. Et après un autre temoin, une paysanne, que dans la foule qui se trouvait sur place autour le grade frontiere tue, meme etant trés epouvantée pensait-elle seule et comme premiere qu'il faudrait couvrir le mort, prend une de ses proprès couvertures et le couvre. Une femme. Necessairement une femme?

Moins emouvants etaient les deux temoins qu'ici m'ont tutoyé avec insolence soumoise. S'il vous plait, quand les prochains policiers du canton Grison viennent ici comme temoins, pourraient-ils peut-être être instruits avec discretion de ne pas se permettre de me tutoyer. Et, pourquoi pas, à l'exemple de moi-meme?
Merci.

Marco Camenisch

[Extrait du site freecamenisch.net]