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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Autriche : brèves de juin 2015
Article mis en ligne le 22 juin 2015
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Poste de police attaqué

Depuis juin 2014, le poste de police de Thalheim a une nouvelle fois été attaqué avec des oeufs et de la peinture, brisant les fenêtres et endommageant les voitures de police garé à l’extérieur. Fin mai 2015, deux jeunes ont malheureusement été retrouvés. Ils ont été accusés à cause de l’analyse ADN d’un oeuf lancé. C’est pourquoi mettez des gants, ne laissez aucune trace ! Les deux ont dit lors de la garde-à-vue que leur “motif” était tout simplement la haine de la police.

Bus de la justice incendié devant la prison

Dans la nuit du 1er juin, un inconnu a incendié une camionnette de la justice (servant à transférer les prisonniers) à la prison de Mittersteig à Margareten. Il a vidé une bouteille de produit inflammable (accessible dans chaque supermarché) sur le capot et l’a allumé au briquet. Dégâts irréparables, ce bus ne transportera certainement plus de détenus à la prison. Malgré la vidéo-surveillance, l’inconnu a pu s’enfuir sans être identifié, parce qu’il a masqué son visage. Les agents parlent “d’une accumulation du sentiment de peur créé par des attaques incendiaires sur des véhicules du pouvoir dans tout Vienne”.

Pierres et oeufs sur les nazis

Le 6 juin, le “mouvement identitaire” manifestait dans la Vienne huppée et harcelait les migrants. Plusieurs centaines de personnes ont saisi l’occasion pour riposter activement. La route des nazis a été bloquée et les fachos ont été visés par des jets de pierres, d’oeufs et de pétards. Des individus et petits groupes nazis ont reçu des raclées. Malheureusement, il y a eu plus tard des accrochages durant lesquels des opposants aux nazis ont été blessés.

Un prisonnier évadé deux fois dans la même journée

La soif de liberté d’un prisonnier à Klagenfurt a été si grande qu’il a pu s’évader de la prison deux fois dans la même journée. A chaque fois, il a été dehors pendant des heures mais a cependant été repris par des flics et chiens policiers et a ensuite été de nouveau incarcéré. Aucune prison pour personne !

Tout Vienne déteste la police !

Mi-juin : les flics sont appelés par un passant pour une bagarre, mais lorsqu’ils arrivent tout est fini, seulement un des participants est présent. Au moment où il se fait contrôler, il se rue sur les policiers, piétine le ventre d’un flic (incapacité de travail !) et crache sur les autres. Il a seulement pu être arrêté avec du renfort. Nous ne voulons pas de flics qui se mêlent de nos conflits !

Distributeurs de tickets sabotés !

Des inconnus ont saboté des machines de différentes stations de métro des lignes U1 et U3. Mi-juin, ils ont pulvérisé l’écran tactile de peinture noire et laissé des messages tels que “Fraudez !”. Les touches du clavier ont aussi été rendues inutilisables avec de la colle. Faites attention, il y a souvent des caméras dans les stations !

Les contrôleurs reçoivent dans la gueule !

Encore une fois, deux contrôleurs croient devoir contrôler un groupe de jeunes sur la ligne U3 – et ça se répercute une nouvelle fois négativement sur leur santé. Ca en vient à un bras de fer et les deux reçoivent des coups et l’un se fait casser son appareil de contrôle. Les jeunes ont pu se barrer. Pas de copération avec ces connards !

Flic à vélo reçoit des coups

Lors d’un contrôle de ticket de transport le 17 juin à la station de métro de la ligne 2 ‘Schottentor’, un homme de 64 ans n’a pas voulu se laisser contrôler et s’en est pris physiquement aux trois contrôleurs. Un flic à vélo qui patrouillait a cru devoir s’en mêler et a encaissé des coups. Peut-être qu’avec cela le bleu en a tiré des leçons….

[Nouvelles extraites et traduites par Lechatnoiremeutier du journal anarchiste Unruheherd (Vienne), n°2, Juli / August 2015]