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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Mexico D.F. : attaque incendiaire contre une succursale de la banque Banamex
Article mis en ligne le 21 juin 2015
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Le 12 juin, après minuit.

Par le moyen d’une arme simple, nous avons décidé d’attaquer la banque Banamex de Sullivan, coin circuit intérieur ; en plein centre-ville. Nous avons vu votre système de surveillance : des patrouilles circulant autour de l’avenue, l’une après l’autre, des caméras qui nous observent dans chaque rue, à chaque pas, des passants morts-vivants qui se confieraient à la police concernant quoi que ce soit leur paraitrait étrange.

L’avenue Sullivan est un lieu traditionnel de prostitution de rue de la ville de Mexico, sans ignorer, évidemment , qu’à un coin de rue de l’objectif, se trouvent les cours pénales des délits non-graves du Tribunal Supérieur de Justice ; en somme, tout cela pourrait faire croire qu’une rencontre face à face avec l’ennemi est impossible dans une zone comme celle-ci ; néanmoins, nous, avec une joie violente, expérimentons en temps présent la liberté qui confronte l’ordre et le statu quo.

Après l’attaque, une opération a été mise en branle qui n’a donné comme résultat que la démonstration de son inefficacité et de se stupidité, alors qu’entre les rues complices de la nuit, nous avons réussi à fuir.

Attaquer une banque telle que Banamex, en plein centre du pouvoir de la financier, c’est pour inciter à toute pluralité affinitaire (groupes d’affinité, individualités anarchistes) et démontrer que la surveillance n’est PAS un obstacle-et les cartes sont peu coûteuses. Les actes de sabotages peuvent être réellement simples et facilement reproductibles.

Qu’ils remplissent tout les recoins de caméras, depuis l’ombre de la nuit, nous les attaquerons. Tôt ou tard, les vitrines de leurs temples éclateront. Nous n’attendons pas, nous vivons dans le présent, et cet acte n’est ni le premier, ni le dernier dans la lutte que nous avons choisi d’affronter contre le capital sur nos vies.

Devant vos moyens de surveillance, nos réseaux de sécurité, de complicité et de précaution.

LIBRES OU MORTS

Groupe de sabotage « Nous dormons peu »
Ville de Mexico, 2015

P.S. La banque était toute carbonisée, ce qui a donné une touche de noir a la quotidienneté de la ville.

[Repris de contrainfo, June 21st, 2015]