" />
Slogan du site

Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Besançon (Doubs) : Attaque incendiaire de la mairie. « Plutôt que de vivre en esclave chez vous, je préférerais vivre en épave chez moi » [mis à jour]
Article mis en ligne le 25 juin 2015
Imprimer

Présenté en comparution immédiate ce lundi 29 juin 2015, le réfugié politique camerounais âgé de 46 ans a demandé un délai pour préparer sa défense. Il comparaitra le 25 septembre prochain et a été placé en détention provisoire.
(Est Républicain, 2 juillet 2015)


Incendie de l’hôtel de ville de Besançon : un inquiétant crescendo

ESt Républicain, 25/09/2015 à 12:12

Déjà condamné à deux reprises en avril et juin 2014 par le tribunal de Paris et déjà pour dégradations et détériorations, Zéphirin Teyou a été interpellé à plusieurs reprises depuis son arrivée à Besançon en février 2015.

Le 23 février, le voici dans les locaux du conseil général où il réclame du travail et des aides pour créer sa maison d’édition. Le 12 mars, il fait valoir les mêmes revendications à l’accueil du service des étrangers de la préfecture. Il est reçu et conseillé mais, insatisfait, il revient les 10 et 30 avril où, surexcité, il est interpellé par la police qui le présente à un médecin, lequel l’oriente vers un atelier de santé mentale où il est déclaré exempt de toute pathologie.

18 juin, il cible cette fois l’accueil de la mairie où il s’installe avant d’être conduit aux urgences psychiatriques. Le lendemain, il revient et menace de « tout casser » et de « faire un massacre ». Il passera à l’acte six jours plus tard en provoquant l’incendie qui ravagera les locaux.

Désormais, il réclame qu’on lui redonne son passeport camerounais (retenu par les autorités en raison de son statut de réfugié politique). Désireux de retourner dans son pays, il devra auparavant purger les quatre ans ferme qui viennent de lui être infligés.


Plus de 1,5 million d’euros pour restaurer l’Hôtel de ville de Besançon

France Bleu Besançon mardi 15 septembre 2015 à 18:08

L’Hôtel de Ville de Besançon ne sera pas restauré avant fin 2017. Ravagé, en partie, par un incendie volontaire le 25 juin 2015, le bâtiment construit au 16ème siècle a subit d’importants dommages et devra être restauré. La ville devra débourser entre 1,5 et 2 millions d’euros.

L’image de l’Hôtel de Ville en flamme avait ému plus d’un Bisontin. Le 25 juin dernier, un homme entrait dans le bâtiment et y mettait le feu. L’incendie n’avait pas fait de victime mais il avait provoqué d’importants dégâts. Le rez-de-chaussée et le premier étage ont été entièrement sinistrés. La façade, classée au titre des monuments historiques, a également été très largement touchée. Résultat : l’Hôtel de Ville ne devrait retrouver son éclat d’avant qu’à la fin 2017, dans deux ans.

Trois mois après, la séance du _conseil municipal de Besançon programmée jeudi 17 septembre va tout de même pouvoir se tenir dans le bâtiment. "Cela a été compliqué pour les services techniques, explique Jean-Louis Fousseret, le maire de Besançon, mais c’était important car c’est symbolique". Pendant les vacances, un gros travail de déblayage et de nettoyage a été réalisé. "Nous avons donc pu aménager, à minima, les services et les locaux"_, précise Michel Guiot, le directeur de l’architecture et des bâtiments à la ville de Besançon.

Les travaux ne débuteront pas avant 2017

Les premières expertises ont débuté mais le plus gros reste à faire. _"Nous devons engager toute une phase d’études et recruter un Architecte en chef des Monuments Historiques" _, souligne Catherine Thiebaud, adjointe aux Bâtiments à la mairie. Il s’agit d’une procédure obligatoire car la toiture et la façade du bâtiment construit en 1573 sont classées. Cette phase devrait durer une année et elle permettra de chiffrer exactement le coût et la nature des travaux de restauration. Le diagnostic complet devrait être rendu fin 2016.

Les travaux ne pourront donc débuter qu’à la fin de l’année prochaine et devrait durer au moins un an. Le coût de ces travaux sera très élevé. "Rien n’est encore fixé mais on peut tabler sur une fourchette comprise entre 1,5 et 2 millions d’euros", explique le maire de Besançon. Un coût équivalent à celui de la rénovation de la tour de la Pelote, bâtiment classé de la ville, qui avait été détruit par un incendie accidentel.

Quant au suspect, un ressortissant camerounais, il sera jugé le 25 septembre prochain au tribunal correctionnel de Besançon.


Besançon : l’hôtel de ville attaqué par un incendiaire

Bien public, 26/06/2015 à 07:10

Hier à midi, l’hôtel de ville de Besançon a été la proie d’un violent incendie. L’auteur présumé des faits a été rapidement interpellé.

Une ville incrédule. Sous le choc. « On s’est attaqué à la maison commune, au symbole de notre République ! », soupire Thierry Morton, adjoint au maire de Besançon. Hier, sur les coups de midi, plusieurs témoins racontent avoir perçu deux déflagrations sourdes qui ont retenti à l’intérieur de l’Hôtel de Ville, place du Huit-Septembre à Besançon.

Après avoir lancé au personnel de l’accueil « Sauvez-vous, je fous le feu !  », un homme y a déversé un liquide inflammable avant d’y jeter une allumette. Les rideaux puis le bureau se sont rapidement embrasés et les flammes, après les avoir fait exploser, sont sorties par les fenêtres de la bâtisse du XIVe siècle, classée monument historique.

Le premier à se précipiter sur place a été le conducteur du petit train touristique, suivi par un patron de bar de la place, noire de monde à l’heure du déjeuner. Le premier a même pu échanger quelques mots avec l’incendiaire avant qu’il ne s’enfuie. Mais tous ont dû battre en retraite face à la violence de l’incendie que cinquante sapeurs-pompiers ont maîtrisé avec six lances.

Pendant ce temps, et alors que le quartier était bouclé, l’auteur présumé était interpellé par la police quelques dizaines de mètres plus loin, rue Jean-Jacques Rousseau. Entravé par sa béquille, l’homme n’a pu aller bien loin.

Interpellé à plusieurs reprises

Selon nos informations, il s’agirait d’un réfugié politique camerounais. Un écrivain de 46 ans, contraint de fuir son pays après avoir publié un brûlot sur le train de vie somptuaire de la première dame du Cameroun, Chantal Biya, en 2010. Jeté en prison, il avait demandé l’asile de la France mais ne semblait pas satisfait de l’accueil reçu.

Estimant ne pas recevoir l’aide suffisante pour monter sa propre maison d’édition devant son incapacité présumée à ne pouvoir accéder au monde de l’édition nationale, il multipliait depuis quelques mois les incartades à Besançon. On ne sait pourquoi il harcelait la mairie alors que la préfecture du Doubs lui accordait un suivi et une assistance particuliers. Plusieurs fois interpellé, les plaintes s’accumulaient face à son comportement. Mais surtout, ses desiderata semblaient contradictoires. Dans une lettre adressée au ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, publiée sur un blog du site Médiapart en avril 2014, Zéphirin Bertrand Teyou affirmait sur un mode péremptoire : « Plutôt que de vivre en esclave chez vous, je préférerais vivre en épave chez moi. »

Il avait été aperçu en début de semaine, dormant, enveloppé dans un imperméable, devant les portes de l’hôtel de ville, une petite valise à son côté.


Besançon : incendie à la mairie après le jet de deux cocktails Molotov

France Info, jeudi 25 juin 2015 13:50

Un homme a jeté deux cocktails Molotov dans l’Hôtel de Ville historique de Besançon (Doubs) ce jeudi midi, déclenchant un incendie. Il a été rapidement interpellé par les services de police. Les pompiers ont limité les dégâts dans la mairie et sont encore sur les lieux.

L’Hôtel de Ville historique de Besançon (Doubs) a été la cible d’un incendie criminel. Vers midi ce jeudi, un homme s’est présenté à l’accueil et a demandé à une employée de sortir. Selon la police, l’individu a alors jeté deux cocktails Molotov au rez-de-chaussée du bâtiment. Il n’a fait aucun blessé, mais une personne est très choquée.

Très vite, les flammes ont atteint le premier étage puis les combles du bâtiment. Une quarantaine de pompiers ont été dépêchés sur place. Deux personnes ont dû être transportées à l’hôpital après avoir respiré des fumées noires et épaisses.

L’incendiaire a été interpellé rapidement par les forces de police. Il est "bien connu" des services de police pour des méfaits dans le centre-ville de Besançon. Il s’agirait d’un réfugié politique camerounais.

Il s’agit de l’Hôtel de Ville historique de Besançon, à quelques centaines de mètres de l’actuelle mairie où sont les services administratifs.