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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Colombier-Saugnieu (Lyon) : révolte incendiaire et mutinerie au centre de rétention
Article mis en ligne le 19 septembre 2015
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Incendie et début de mutinerie au centre de rétention administrative

Le Progrès, 01/09/2015 à 05:00

Justice. Deux étrangers en attente d’éloignement ont été condamnés pour avoir allumé un feu dans les couloirs. L’incendie a occasionné d’importants dégâts dans six chambres.

Une ambiance de mutinerie et un sentiment de panique générale, telle a été l’ambiance vécue par les pensionnaires du centre de rétention administrative Saint-Exupéry à Colombier-Saugnieu. Et c’est un incendie de matelas et de draps qui a mis le feu aux poudres.

La police, sur place, est repoussée

À 22 heures, les esprits s’échauffent quand des hurlements proviennent de la chambre 7 où un retenu s’est entaillé le bras. Les secours ont des difficultés à transporter le malheureux qui refuse toute aide. Dans la confusion la plus totale, des visages apparaissent sur les images de la vidéosurveillance en particulier ceux de Hayla Bezzazi, un Marocain de 23 ans et de deux Tunisiens à peine plus jeunes, Anis Bouzghar et Mamouane Ouechtati. Les trois individus, en attente d’éloignement du territoire, s’affairent autour d’un matelas extrait d’une chambre, apportent des draps, des coussins pour nourrir un incendie allumé par leurs soins dans le couloir de l’aile ouest.

La police présente sur place est repoussée, le tuyau d’extinction saisi par des hommes en colère qui le dévident à l’extérieur. En quelques minutes des vitres sont cassées, au moins deux individus tentent de rejoindre la cour pour accéder aux toits dans le but de s’évader. L’arrivée des pompiers mais également des renforts de police avec la Bac de l’aéroport tout proche ramène un peu de calme laissant le spectacle de six chambres hors d’usage et de gros travaux à prévoir. Le tribunal des comparutions immédiates a condamné Bezzazi à 4 mois de prison, son complice Ouechtati à 6 mois et relaxé Bouzghar. Quant au ministère de l’intérieur, propriétaire des lieux, il n’a pas jugé utile de se porter partie civile et d’être représenté.