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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Narbonne (Aude) : les incendiaires "sans âme et sans esprit" du formatage étatique
Article mis en ligne le 23 septembre 2015
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Narbonne (Aude) : Incendie criminel à l’école Mathieu-Peyronne

La Dépêche, 23/09/2015 à 03:49

Honteux, inqualifiable, pathétique, scandaleux, lâche, irresponsable, indigne, les adjectifs n’ont pas manqué depuis l’incendie criminel du groupe scolaire Mathieu-Peyronne à Narbonne.

Dans la nuit de dimanche à lundi, à 0 h 55, les sapeurs-pompiers ont été appelés pour un feu à la façade du groupe scolaire (primaire) Peyronne. Les quinze hommes du feu ont rapidement maîtrisé l’incendie et regagné leur caserne à 2 h 20. Est-ce l’effet secondaire des contrôles de police de la semaine dernière et de la surveillance policière à Saint-Jean-Saint-Pierre ?

Depuis quelques nuits déjà, des conteneurs ont brûlé ainsi qu’un véhicule. Sixième adjoint au maire, Jean-Paul César, délégué à la communication, à la petite enfance et à la jeunesse, se disait ulcéré et écœuré. «  Si le but des lâches personnes qui sont à l’origine de ce feu était de causer des dommages matériels, elles doivent être heureuses des cicatrices qui marquent aujourd’hui l’école de la République . Mais il faudra qu’elles assument aussi le fait qu’elles ont tout d’abord mis à mal les enfants des maternelles. Belles personnes que celles qui s’attaquent avec une telle violence à des familles entières qui se trouvent aujourd’hui démunies. Je veux dire à ces personnes sans âme et sans esprit que tout sera mis en œuvre pour que cela ne se reproduise pas. Au-delà des bâtiments de l’école, ils ont pris en otage des tout-petits, des parents, des instituteurs et tout un quartier. Ces personnes, bien cachées à la faveur de la nuit, ont tout simplement attaqué la liberté, celle d’apprendre, de vivre en paix et de s’épanouir dans un cadre sûr et ouvert à tous ».

Les conséquences

Deux classes de l’école ont été touchées. Une classe de 25 élèves ne peut fonctionner. Ces jeunes élèves ont été dispatchés dans d’autres classes de l’école. La seconde classe s’est réfugiée dans la salle de motricité. Dès lundi matin, une société de nettoyage a désinfecté les locaux. « Un gros ménage a été fait », commente Jean-Paul César. Évacuer totalement la fumée mais aussi nettoyer la suie qui a envahi les deux classes font qu’elles ne pourront être réutilisées avant une quinzaine de jours. Le préjudice financier se monte entre 10 000 et 15 000 € car il faut changer les portes et les fenêtres, sans compter la façade extérieure à refaire. La ville de Narbonne a déposé plaintes auprès du commissariat de police.