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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Aéroport de Roissy : face-à-face avec l’ennemi [RE-mis à jour]
Article mis en ligne le 5 octobre 2015
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Le DRH attaqué précise la collaboration des syndicats

Xavier Broseta s’est fait arracher sa veste et sa chemise en tentant de fuir le comité central d’entreprise d’Air France lundi matin. Dans un entretien accordé au site de l’hebdomadaire Le Point, il revient sur cette agression.

Le Point.fr : Est-ce que vous vous attendiez à être molesté ?

Xavier Broseta. Pas du tout. La réunion du CCE, qui compte une cinquantaine d’élus et de dirigeants des organisations professionnelles, s’est tenue dans le calme. La partie légale d’information était terminée, et nous en étions aux questions/réponses. C’est alors que des représentants syndicaux nous ont demandé de quitter la salle, craignant de ne pouvoir continuer à assurer notre sécurité.

Vous êtes donc partis rapidement ?

Le président Frédéric Gagey a pu quitter la salle. Je suis resté avec mon équipe pour tenter de terminer les questions/réponses. Des délégués CGT, que j’ai remerciés ensuite par SMS, sont venus m’aider à sortir de la salle face aux manifestants. C’est en franchissant une clôture que nous nous en sommes sortis.

Avez-vous reconnu vos agresseurs, notamment ceux qui vous ont arraché veste et chemise ?

Non. Je n’ai reconnu personne. Je suis sûr que ce ne sont pas des militants syndicaux que je rencontre régulièrement.

Le Point - Actualité, 05/10/2015 18:43


Violences chez Air France : déjà 26 salariés visés

Le Parisien, 07 Oct. 2015, 22h22

L’enquête policière sur les incidents survenus lundi en marge du comité central d’entreprise avance, mais les meneurs n’ont pas encore été confondus.

Selon nos informations, pour l’instant, 26 salariés ont été identifiés ou sont en cours d’identification par les enquêteurs de la police aux frontières (PAF). La plupart sont des agents de maintenance et du sol.

« Leur degré d’implication varie de l’acte de vandalisme à l’agression physique, détaille une source proche du dossier. Excepté pour trois ou quatre personnes pour qui les images parlent d’elles-mêmes, pour les autres on va avoir besoin de témoignages pour accréditer les choses. »

Huit CGT et 4 FO

Parmi les personnes identifiées figurent huit manifestants estampillés CGT et quatre FO. « Là encore, il faut être très prudent, poursuit cette même source. Ils portent des autocollants ou des drapeaux syndicaux, mais rien ne prouve qu’ils sont encartés. » Si les meneurs n’ont pas encore été clairement reconnus, deux hôtesses figurent aussi dans la liste. Elles sont soupçonnées d’avoir endommagé deux caméras et pour l’une d’elle d’avoir utilisé son badge afin de faire entrer les manifestants. Deux pilotes sont également dans le collimateur des enquêteurs.

Lors de ces incidents, sept personnes ont été blessées, cinq employés d’Air France et deux vigiles, dont un a été grièvement atteint. Pour le moment dix plaintes ont été déposées « pour des violences » : six de vigiles et trois émanant de cadres de l’entreprise, à laquelle s’ajoute celle d’Air France pour « entrave au CCE » et « dégradations ».


Des dirigeants d’Air France molestés par des salariés en colère

Le Figaro 05/10/2015 à 14:30

Le DRH d’Air France et le directeur du groupe sur le site d’Orly ont dû être évacués ce matin après l’intrusion des salariés lors du CCE. La direction a annoncé qu’une plainte serait déposée pour « violence aggravée ».

Air France va déposer plainte pour « violence aggravée », dont ont été victimes des membres de sa direction, a annoncé un porte-parole de la compagnie. Des salariés d’Air France en colère ont malmené lundi leur directeur des ressources humaines (DRH) après avoir envahi le comité central d’entreprise (CCE) qui discutait de mesures drastiques pour la compagnie, ont constaté des journalistes de Reuters.

Le DRH, Xavier Broseta, qui présentait ce « plan B » décidé par la filiale d’Air France-KLM à la suite de l’échec des négociations avec les syndicats, s’est enfui de la salle de réunion au siège d’Air France à Roissy, torse nu après s’être fait arracher sa chemise, selon une photo de Reuters. Le directeur d’Air France à Orly, Pierre Plissonnier, a lui aussi évacué après que sa chemise lui a été déchirée par des manifestants.

Frédéric Gagey, Le PDG d’Air France, avait quitté la salle avant son envahissement par une centaine de salariés au bout d’une heure de réunion, entraînant l’interruption du CCE, ont également précisé des responsables syndicaux à Reuters.


Incidents CCE d’Air France : Sept blessés dont un grave, selon la direction

20Minutes, 05.10.2015 à 18:07

SOCIETE Deux vigiles, dont l’un a été dans le coma mais en est sorti, figurent parmi les blessés, a indiqué un porte-parole de la compagnie...

Les incidents lundi matin lors du comité central d’entreprise (CCE) d’Air France ont fait 7 blessés dont un grave, un vigile qui a été hospitalisé, a affirmé un porte-parole de la compagnie.

Un vigile sorti du coma

Deux vigiles, dont l’un a été dans le coma mais en est sorti, figurent parmi les blessés, a indiqué un porte-parole de la compagnie. Les cinq autres blessés sont tous des salariés d’Air France, dont le DRH Xavier Broseta, Pierre Plissonnier, responsable de l’activité long courrier à Air France, et trois autres membres de la direction, a précisé le porte-parole.


Comité d’entreprise à Air France : "Les manifestants étaient chauffés à blanc, comme de véritables bêtes"

FranceTV info, 05/10/2015 | 22:02

Des centaines de salariés en colère ont pris à partie plusieurs dirigeants d’Air France ce lundi matin lors du comité central d’entreprise. Francetv info revient sur les événements.

Torse nu, un homme fuit le siège d’Air France, en escaladant les grillages, suivi d’une foule de manifestants... La scène, d’une tension inhabituelle, a lieu pendant le comité central d’entreprise d’Air France : l’homme est Xavier Broseta, le DRH de la compagnie aérienne.

Lundi matin, le comité d’Air France a été interrompu par des centaines de manifestants qui protestaient contre le plan de restructuration annoncé le 2 octobre. Violentés, des membres de la direction ont été obligés de s’enfuir sous la protection de vigiles. Au total, sept personnes ont été blessées, dont une grièvement. Francetv info a interrogé plusieurs syndicalistes présents lors de cette réunion hors du commun.

"Virons nos patrons"

"La présentation du plan de restructuration venait de se terminer lorsqu’on nous a avertis que le siège était envahi par les manifestants en colère", témoigne Béatrice Lestic, secrétaire générale de la CFDT Air France, contactée par francetv info. Le "folklore habituel" des manifestants s’est alors transformé en véritable chaos. Sous les slogans "Dégage" et "Virons nos patrons", Frédéric Gagey, le PDG d’Air France, est rapidement conduit vers la sortie, suivi de près par les élus du comité.

Le directeur des ressources humaines d’Air France, Xavier Broseta, n’a pas le temps de sortir qu’il est submergé par un flot de manifestants scandant "De Juniac, démission !" Complètement "déchaînés", les manifestants commencent alors à prendre à partie le dirigeant et à le suivre, sans que la sécurité puisse intervenir. Dans une scène de confusion totale, "un homme crie au mégaphone : ’Lâchez-les tout de suite !’" explique à francetv info Jean-Pierre Bernasse, syndicaliste Unsa aérien, présent lors du comité. "On ne pouvait pas du tout suivre ce qu’il se passait."

Au bout de quelques instants, Xavier Broseta parvient à quitter les lieux. Torse nu, un morceau de chemise au bras, le visage paniqué, il escalade le grillage aidé de vigiles, pour se sauver, sous les huées des manifestants. Le responsable de l’activité long-courrier chez Air France, Pierre Plissonnier, est lui aussi bousculé. Il s’enfuit en courant, la chemise déchirée.

Air France annonce porter plainte

A midi, alors que le calme est revenu au siège, la direction d’Air France annonce porter plainte pour "violences aggravées", commises notamment sur Xavier Broseta, qui "a manqué de se faire lyncher". De leur côté, la plupart des syndicats d’Air France condamnent les débordements : "C’est une véritable honte, je suis sidéré par ce qui vient de se passer", lance Ronald Noirot, responsable de la CFE-CGC, membre du CCE, contacté par francetv info. "En trente-cinq ans passés à Air France, je n’ai jamais vu cela."


Les cogestionnaires de la force de travail se dissocient (comme d’habitude) des travailleurs en colère

CGT : La CGT Air France a exprimé sa volonté de "calmer les choses" après les débordements en CCE. "On ne voulait pas que le CCE soit envahi", a assuré à l’AFP Mehdi Kemoune, secrétaire général adjoint du syndicat. Il a affirmé être intervenu pour protéger le DRH Xavier Broseta, cible des manifestants, ce qui lui a valu d’être lui aussi bousculé. Selon lui, la CGT avait "prévenu" la direction que la situation pourrait dégénérer, l’appelant à renforcer la sécurité.
(AFP, 05/10/2015 à 16:48)

CFDT : "La CFDT condamne sans réserve et avec la plus grande fermeté
les violences indignes survenues ce matin, lors du Comité central d’entreprise d’Air France, à l’encontre des représentants de la Direction
."

(Communiqué de presse n°46 de la Direction exécutive de la CFDT, 5 octobre 2015)

"Je n’aurais jamais imaginé que cela irait aussi loin. C’est indigne de la part de ces salariés, mais je sais qu’il s’agit d’individus isolés."
Béatrice Lestic, secrétaire générale CFDT Air France
(France TV infos, 05/10/2015 | 22:02)

SNPL : le SNPL Air France ALPA, principal syndicat de pilotes, a aussi "condamné ces débordements contre les dirigeants de la compagnie, ainsi que la répression violente de la manifestation des salariés pourtant calme et sereine".

CGC : "C’est une véritable honte, je suis sidéré par ce qui vient de se passer", lance Ronald Noirot, responsable de la CFE-CGC, membre du CCE, contacté par francetv info. "En trente-cinq ans passés à Air France, je n’ai jamais vu cela. On a assisté à quelque chose de très grave. Les manifestants étaient chauffés à blanc, comme de véritables bêtes."
(France TV infos, 05/10/2015 | 22:02)

UNSA : "UNSA condamne fermement l’agression du DRH d’Air France. La violence physique contre les personnes ce n’est pas du syndicalisme."
(UNSA Cie Aériennes sur Twitter, 13:52 - 5 Oct 2015)

"C’était vraiment chaud, il y avait beaucoup de bruit et énormément de monde. C’est vite devenu l’anarchie."
Jean-Pierre Bernasse, syndicaliste de l’Unsa Air France


Un peu de rab : voyous et stupides

Manuel Valls a demandé des "sanctions lourdes" contre les auteurs de ces "actes intolérables", lors d’une visite au siège de la compagnie à Roissy (Val-d’Oise). "Ces agissements sont l’œuvre de voyous", a estimé le Premier ministre.
(francetvinfo, 06/10/2015 | 10:53)

Les violences commises lundi contre des membres de la direction d’Air France sont l’oeuvre de "personnes stupides" mais "isolées", a assuré jeudi le ministre de l’Economie Emmanuel Macron dans un entretien accordé à CNN. "On parle de quelques personnes isolées, extrêmement violentes, qui ont décidé de faire ça après l’annonce d’un important plan de restructuration", a souligné Emmanuel Macron.
(BFMTV, 08/10/2015 à 23h14 )