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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Moirans/Aiton (Isère/Savoie) : mutinerie & émeute coordonnées des deux côtés du mur
Article mis en ligne le 21 octobre 2015
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Incendie et mutinerie impliquant des gens du voyage à Moirans et en Savoie

Le Monde | 20.10.2015 à 22h49

Des dizaines de personnes issues de la communauté des gens du voyage ont été à l’origine de violents incidents, mardi 20 octobre en milieu d’après-midi, à Moirans, près de Grenoble (Isère), exigeant par la force la sortie de prison de deux hommes, afin qu’ils puissent assister à des obsèques.

D’après Franck Longo, directeur de cabinet du maire de Moirans, une centaine de manifestants ont bloqué en début d’après-midi la gare de la ville « avec des barres en fer (…). Autour, il y a eu de lourds saccages, notamment le restaurant attenant à la gare. Sur les voies SNCF, ils ont fait brûler des voitures ».

Des dizaines de voitures ont été brûlées et les pompiers sont intervenus pour les éteindre, selon Le Dauphiné, un peu partout autour de la gare, où le trafic a été interrompu. Au niveau de Moirans, la RD1085 a été bloquée « par une trentaine de personnes qui brûlent des palettes et des carcasses de voitures sur la chaussée », a ajouté la préfecture.

En début de soirée, la préfecture de l’Isère a dit que la situation était « sous contrôle », qu’« il n’y a pas de blessé » et que « les incendies ont été éteints ». Cent vingt policiers et gendarmes et cent sapeurs-pompiers sont mobilisés.

Manuel Valls dénonce des « violences inadmissibles »

Au même moment, à 100 kilomètres de distance, une mutinerie, en lien avec les incidents qui ont eu lieu à Moirans, a éclaté au centre de détention d’Aiton, près d’Albertville (Savoie).

Y sont incarcérés deux détenus dont les gens du voyage réclament qu’ils puissent bénéficier d’une permission pour pouvoir assister à des obsèques. Un de leurs proches s’est tué, avec deux autres personnes, lors d’une sortie de route à bord d’une voiture volée au cours du week-end, selon une source policière.

Selon Pascal Gaudot, de l’Union fédérale autonome pénitentiaire, les incidents dans la prison ont débuté vers 17 heures. Une vingtaine de détenus, sur les cent quatre-vingt-neuf ou cent quatre-vingt-dix de l’établissement, ont mis le feu à leur coursive, détruit les serrures de leurs cellules et refusé d’y revenir.

Une équipe régionale d’intervention et de sécurité, venue de Lyon et spécialisée dans le rétablissement de l’ordre dans les prisons, a été dépêchée sur place. Les incidents sont désormais maîtrisés.

Manuel Valls, le premier ministre, a dénoncé des « violences inadmissibles ».


Ce que l’on sait des violents incidents avec les gens du voyages à Moirans

Francetv info, 20/10/2015 | 23:28

Dans la soirée de mardi, une centaine de personnes armées de barres en fer bloquaient la gare de la ville. Des voitures ont été incendiées.

Voies SNCF coupées, voitures en feu, saccages... De violents incidents ont éclaté à Moirans (Isère), mardi 20 octobre, à quelques kilomètres de Grenoble. Une trentaine de jeunes ont mis le feu à des palettes et à des carcasses de voitures pour demander la libération d’un de leurs proches actuellement incarcéré. Ils veulent qu’ils puissent assister aux obsèques d’un des jeunes décédés à Saint-Joseph-de-Rivière le week-end dernier, dans un accident de voiture qui a suivi un cambriolage.

Que se passe-t-il à Moirans ?

Dans la soirée de mardi, une centaine de personnes armées de barres en fer bloquaient toujours la gare de la ville. De lourds saccages ont été constatés autour, notamment dans restaurant attenant à la gare. Des voitures ont été brûlées, indique France 3 Rhone-Alpes, notamment sur des voies SNCF.

Cinq pelotons de gendarmerie mobile, soit 80 gendarmes, sont intervenus en début de soirée, sur la route départementale 1085, après l’incendie de carcasses de voitures et de pneus, dans le courant de l’après-midi, précisent France 3 Rhône Alpes et i-Télé.

Quelle est l’origine des incidents ?

Les gens du voyage réclament la sortie de prison de l’un d’entre eux pour assister à l’enterrement d’un proche. Une vingtaine de détenus ont d’ailleurs déclenché une mutinerie au centre de détention d’Aiton (Savoie) pour que celui-ci puisse bénéficier d’une permission. Les mutins ont mis le feu à leur coursive et détruit les serrures de leurs cellules, a indiqué une source syndicale à l’AFP.

C’est un accident de la route qui est indirectement à l’origine de ces incidents. Trois jeunes sont morts dans la nuit du vendredi 16 octobre au samedi 17 en rentrant d’un cambriolage à Saint-Joseph-de-Rivière. La voiture qu’ils venaient de voler est rentrée dans un arbre au bord de la route. Un quatrième occupant a survécu. Incarcéré, le grand frère de l’une des victimes n’aurait pas eu la permission d’assister aux obsèques de son petit frère, mercredi après-midi en l’église de Moirans.

Que réclament les manifestants ?

Interrogée par BFM TV, la mère du jeune homme décédé, identifiée comme Adèle Vinterstein, a appelé à la libération de son autre fils le temps de funérailles. "J’ai demandé une escorte, même avec des boulets aux pieds. Ca ne prendrait qu’une heure."

"On attend les ordres du juge", a poursuivi une femme d’une quarantaine d’années qui assure que le défunt était un petit cousin. Et "si le juge ne lui donne pas l’autorisation, ça ne s’arrêtera pas, car c’est une question de respect", complète un jeune homme.

Quelles sont les conséquences des incidents ?

A 22 heures, le calme était revenu dans la commune, mais le trafic ferroviaire reste perturbé près de Grenoble à cause de ces incidents. Et cela risque de perdurer demain matin. "Suite à des manifestations violentes en gare de Moirans (incendie de véhicules sur les voies), les circulations sont interrompues pour toute la soirée sur les axes Lyon-Grenoble et Valence-Grenoble. Merci de bien vouloir reporter votre voyage. La situation sera toujours perturbée demain matin...", écrit la SNCF sur son site.


fichiers joints

  • Comment bloquer une route (D1085) - bis
  • Comment bloquer une gare
  • Comment bloquer une gare (bis)
  • Comment bloquer une route (D1085)
  • Devant la gare
  • Voitures balancées puis cramées sur les voies SNCF