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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Toulouse/Sevran/Nice/Marseille : "école de merde !"
Article mis en ligne le 10 novembre 2015
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École saccagée : Nice veut faire payer les parents des fautifs

Figaro, 10/11/2015 à 18:03

Le maire de la ville, Christian Estrosi, a convoqué un conseil des droits et devoirs des familles lundi, pour leur présenter la facture.

« École de merde. » Le message laissé ce dimanche par trois garçons de 12 et 13 ans sur les murs de l’école des Magnolias, à Nice, est sans équivoque. Pots de peinture déversés, cahiers d’écoliers dispersés, extincteurs vidés, les trois délinquants en herbe ont aussi vandalisé plusieurs classes de cette école primaire située dans un quartier tranquille de l’ouest de la ville, mettant la population en émoi.

Mardi matin, au surlendemain du saccage, les parents d’élèves venus accompagner leur progéniture faisaient tous part de leur incrédulité. « C’est curieux, ici c’est un quartier calme, retiré, sans beaucoup de passage, notait une maman. Pourquoi dans ce quartier, et pour quoi faire ? » Plus loin, une autre mère de famille rappelle que l’école a déjà subi deux incursions, mais pour des cambriolages, notamment ...


Toulouse : Une école du Mirail fermée après un incendie volontaire

20Minutes, 10.11.2015 à 12:02

A La Reynerie, le groupe scolaire Didier-Daurat n’a pas pu accueillir les élèves ce mardi matin. Le bâtiment a été endommagé par un incendie survenu lundi soir. Le feu a pris au niveau de conteneurs poubelles, placés contre la façade de l’établissement. Les flammes ont léché un angle de la toiture de l’école, occasionné l’éclatement de certaines vitres et entraîné la propagation d’une épaisse fumée noire à l’intérieur.

Le sinistre serait, a priori, volontaire, notamment parce qu’un feu de conteneurs avait déjà pris au même endroit la semaine dernière.

Plusieurs jours pour réparer

Mardi matin, les élus et techniciens de la mairie de Toulouse étaient sur place pour constater les dégâts. Les enfants ont été pris en charge par leurs enseignants à l’école Daniel-Faucher. Le groupe scolaire va probablement rester fermé plusieurs jours. De plus amples informations doivent être communiquées dans l’après-midi sur l’organisation retenue pour les élèves.


Sevran (Seine St Denis) : l’école élémentaire Villon fermée lundi après un incendie

Le Parisien |08 Nov. 2015, 19h53

L’école élémentaire Villon n’ouvrira pas ses portes ce lundi à Sevran. Mesure de sécurité, après un début d’incendie survenu ce dimanche dans une cage d’escalier de l’établissement scolaire, situé dans le quartier Cité Basse. L’incendie, rapidement maîtrisé par les pompiers, n’a pas causé de dégâts irrémédiables, mais il rend impraticable un escalier.

«  Il mène aux classes situées à l’étage. En l’état, tout noirci, les enfants ne peuvent pas l’utiliser. Sur l’avis des pompiers, nous fermons l’école pour remettre les lieux en état », indique Elsa Wanlin, maire adjointe PS de Sevran, en charge de l’éducation. La mairie a pris des mesures pour accueillir une petite partie des élèves au centre de loisirs voisin. « Mais on ne pourra pas recevoir tout le monde ! C’est une solution pour les parents qui n’ont pas le choix », prévient Elsa Wanlin. Avec 352 élèves, l’établissement est l’un des plus importants de la ville.

Deux suspects interpellés

Le feu a pris dans l’après-midi, aux alentours de 16 heures au niveau de la cage d’escalier. Selon de premiers éléments, ce début d’incendie serait volontaire. Un ou des intrus auraient mis le feu à des papiers trouvés dans une poubelle de l’école. Une autre tentative, restée vaine, a eu lieu à l’autre bout de l’établissement. Peu de temps après, deux personnes ont été interpellées. Elles devaient être entendues dans la soirée par les enquêteurs de la Sûreté territoriale chargés de l’affaire.

Deux cars de la ville détruits par les flammes. Coïncidence ou non, un autre incendie, bien plus spectaculaire, s’est produit à peu près au même moment, dans un tout autre quartier, celui de Primevères-Savigny. Les deux véhicules étaient garés sur un terrain du Centre technique municipal. Le brasier a dégagé une épaisse fumée, visible de loin. Là encore, l’hypothèse criminelle est privilégiée. Fort heureusement, les véhicules détruits n’étaient plus en service, car ne correspondant plus aux normes en vigueur. La commune s’apprêtait à s’en séparer.


Une école incendiée à Marseille et une autre vandalisée à Nice

BFM, 09/11/2015 à 13h25

A Marseille, une école élémentaire des quartiers nord a été touchée dans la nuit de samedi à dimanche par un incendie d’origine criminelle. A Nice, trois adolescents âgés de 12 à 14 ans ont été interpellés après avoir saccagé une école primaire.

Deux écoles de la région Provence-Alpes-Côte-D’azur ont été victimes durant ce week-end de vandalisme dans des événements distincts.

Une école élémentaire des quartiers nord de Marseille a été touchée dans la nuit de samedi à dimanche par un incendie d’origine criminelle, selon la police, et plusieurs classes resteront fermées lundi et mardi.

"Quelqu’un a mis le feu, des traces d’effraction ont été retrouvées", a affirmé une source policière à l’AFP. Le ou les auteurs de l’incendie "ont rassemblé divers objets et y ont mis le feu", à l’intérieur des bâtiments de l’école des Aygalades-Oasis, dans le XIVe arrondissement de Marseille, a-t-elle poursuivi.

Deux jours sans cours à Marseille

Aucun vol n’a été constaté, selon les premiers éléments de l’enquête. "Grâce à la rapidité de l’intervention des marins-pompiers, (l’incendie) il a pu être rapidement circonscrit, mais les classes de l’établissement ont été endommagées", a précisé la mairie dans une communiqué.

"Compte-tenu des dégâts importants, les élèves des classes concernées n’auront pas cours lundi 9 et mardi 10 novembre", mais la municipalité précise avoir organisé un accueil pour ceux qui ne pourraient pas être gardés par leurs parents.

Des adolescents âgés de 12 à 14 ans

D’autre part, à Nice, trois adolescents âgés de 12 à 14 ans ont été interpellés après avoir saccagé une école primaire, a annoncé la municipalité. Les faits se sont produits en début d’après-midi dans une école primaire située à l’ouest de la ville, dans le quartier résidentiel de Fabron.

Six classes ont été dégradées et des objets jetés à terre, selon la ville. Le député-maire Les Républicains de Nice et tête de la liste de droite aux régionales Christian Estrosi a condamné dans un communiqué ces "actes inqualifiables" commis par des "voyous" contre "un sanctuaire de la République".

L’élu a annoncé son intention de convoquer les parents devant le conseil des droits et devoirs des familles, un dispositif "d’aide à la parentalité" prévu par la législation dans les grandes villes, "afin de leur faire payer la facture de la remise en état de l’école".