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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Blois (Loir-et-Cher) : pas besoin de formation pour détruire
Article mis en ligne le 3 décembre 2015
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Incendie volontaire sur le chantier du CFA

La Nouvelle République, 03/12/2015 05:46

Blois. Mardi soir, le feu a ravagé un bâtiment en construction au centre de formation des apprentis du bâtiment. Des traces d’effraction ont été relevées.

La thèse de l’incendie volontaire ne fait pas de doute selon le commissariat de Blois. Le feu qui a détruit un bâtiment en construction du centre de formation des apprentis du bâtiment, rue André-Boulle, dans la nuit de mardi à mercredi a bien été allumé par des mains décidées à détruire. Des traces d’effraction ont été relevées sur place par les enquêteurs. En revanche, les policiers ignoraient encore hier comment le ou les incendiaires ont mis le feu. La piste d’un engin incendiaire type cocktail Molotov est évoquée, mais sans certitude. Par ailleurs, les policiers n’établissent pas de lien entre cet incendie et les feux de voiture allumés le week end passé en représailles à la mise en fourrière d’un véhicule.

Il était 23 h 35, ce mardi soir, lorsque les pompiers ont été alertés. Le bâtiment était la proie des flammes. Le feu avait pris au premier étage de l’édifice, entièrement en bois et recouvert de matériau isolant, avant de se propager rapidement.

Sous la direction du lieutenant Cochet, une quinzaine de soldats du feu et trois lances à incendie ont été nécessaires pour circonscrire le sinistre qui a détruit une surface de 100 m2. Les services d’ERDF sont venus, mais n’ont pas eu à intervenir, car cette maison en bois n’était pas encore raccordée au réseau électrique. La police nationale et le directeur de l’établissement se sont également rendus sur les lieux.
A priori, le reste de ce chantier très important de 25 millions d’euros au total et qui concerne 1.000 m2 de bâtiments sur un site de trois hectares n’a pas subi de dommages. L’incendie n’a pas fait de victime à cette heure avancée de la nuit où le site était en principe désert.

Le maire de Blois, Marc Gricourt, est venu sur place, hier matin, rencontrer le directeur du CFA.« Heureusement, ce sinistre ne retardera pas l’ouverture des nouveaux locaux. Espérons que toute la lumière sera faite sur les causes de cet incendie  », a déclaré le maire sur son compte Facebook.