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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Mons (Belgique) : début de réplique à la prise d’otage des matons
Article mis en ligne le 24 décembre 2015
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Plaintes pour dégradations et menaces à la prison de Mons

Laprovince, Samedi 26 Décembre 2015 à 06h00 (extrait)

La colère des agents n’est pas redescendue depuis le début de la grève. Elle est d’ailleurs montée d’un cran suite à des actes de vandalisme commis, dans la nuit de mercredi à jeudi, par des individus cagoulés. Ceux-ci n’ont pas hésité à dégrader les véhicules des agents de nuit. De plus, selon le secrétaire régional de la CGSP, Michel Strady, un homme a téléphoné à la prison en menaçant de tirer sur les grévistes


Mons : la grève se poursuit à la prison dans des conditions électriques

RTBF, 24/12/2015 12:08

C’est à l’unanimité que le personnel a décidé de ne pas reprendre le travail à la prison de Mons. Côté syndical, les délégués des trois syndicats estiment le nombre de grévistes à 90%. Mais, à l’échelle nationale, les syndicats ne couvrent plus la grève, la poursuite du mouvement n’est donc pas, pour ces travailleurs, une décision anecdotique.

L’Assemblée Générale de ce jeudi matin s’est tenue dans les locaux de la FGTB dans des conditions assez particulières : des menaces avaient été proférées ce mercredi soir à l’encontre des syndicats. Des personnes se déclarant de la famille de détenus avaient menacé de tirer à la kalachnikov sur les gardiens qui devaient se réunir en assemblée. Plusieurs véhicules stationnés devant la prison ont été vandalisés dans la nuit de mercredi à jeudi. Devant cette situation, les délégués n’ont voulu prendre aucun risque et ont donc délocalisé l’endroit de leur réunion.


Grève au finish à la prison de Mons

La Libre Belgique, mercredi 23 décembre 2015 à 08h54 (extraits)

Depuis le début du mouvement, selon SudPresse, les policiers et des agents de la protection civile remplacent les gardiens en grève. Les détenus sont maintenus en cellule 24 heures sur 24 et ne peuvent dès lors pas recevoir de visite ni effectuer d’activités.
Les agents de la prison de Mons partent donc en grève jusqu’au finish, c’est-à-dire jusqu’à ce qu’un accord satisfaisant soit trouvé. En attendant, ce sont les policiers de Mons qui sont appelés à les remplacer. Et la tâche ne s’annonce pas facile pour les chefs de corps de la zone Mons-Quévy. "Sans porter de jugement sur le fond de l’affaire, il faut bien dire que ça nous apporte des emmerdes de gestion sans nom", soupire Marc Garin. (...) Le chef de corps a reçu un préavis de grève du SLFP. "Ils protestent contre le fait de remplacer les agents dans la prison et ont déposé un préavis de grève qui court du 29 décembre au 4 janvier. Ça ne concerne pas tous mes effectifs évidemment mais ça fera encore des hommes en moins alors que la situation est déjà compliquée." Si les policiers qui doivent remplacer les agents pénitentiaires en grève décident aussi de débrayer, la situation risque en effet de devenir complexe à Mons.


Grève à la prison de Mons : la rédaction de RTLINFO parvient à joindre un détenu

RTL, 23 décembre 2015 à 20h16

Les gardiens de prison ont suspendu leurs mouvements de grève sauf à Mons. Dans cet établissement pénitentiaire, les agents sont déterminés : ils iront au finish. Ils demandent des moyens concrets. Après 6 jours de grève pour les prisonniers, la situation devient intenable.

Cela fait six jours qu’ils ne flanchent pas. Les gardiens de la prison de Mons sont en grève. Ils ne travaillent pas. Ils empêchent notamment les proches des détenus de venir leur rendre visite. Un prisonnier a décidé de témoigner aujourd’hui au micro de Jimmy Méo pour le RTLINFO 19H. Depuis sa cellule, il fait part des moments difficiles qu’implique cette grève : "Cela devient très lourd. Pour nous, mais aussi pour nos enfants, nos femmes. Mais aussi les maris des femmes qui sont à la prison de Mons. Le gros point noir, ce sont les visites qui sont supprimées."

"Beaucoup de détenus commencent à péter un câble"

A cela s’ajoute, pas de sortie au préau, pas de cantine, pas de douches au programme si ce n’est hier où la direction de l’établissement a dû prendre les choses en main. "La direction nous a accordé une sortie pour prendre un peu l’air. Nous avons pu bénéficier d’une seule douche", ajoute le prisonnier. Les gardiens réclament notamment plus d’effectifs. Si les autres prisons du pays sont sorties satisfaites de l’accord obtenu lundi avec le ministre de la Justice, ce n’est pas du tout le cas à Mons. Michel Stradu, secrétaire régional CGSP-Amio, fait savoir : « On ne comprend pas pourquoi les autres prisons n’arrivent pas à nous suivre alors que le mot d’ordre avait été d’être solidaire les uns envers les autres. »

Le détenu joint par RTL-TVi met en garde : "Beaucoup de détenus commencent à péter un câble. Ça peut tourner en une émeute très vite." Le personnel montois se réunit ce jeudi matin et décidera de la suite du mouvement.