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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Orvault (Loire-Atlantique) : Feu à la prison pour mineurs !
Article mis en ligne le 31 décembre 2015
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Loire-Atlantique : 6 gardes à vue après des heurts dans une prison pour mineurs

Le Parisien, 30 Déc. 2015, 14h18

Cinq mineurs et un jeune majeur sont en garde à vue après des incidents qui ont éclaté mardi soir à l’établissement pénitentiaire pour mineurs d’Orvault (Loire-Atlantique).

« Un départ de feu a eu lieu dans une cellule aux alentours de 21h 30, suivi de deux autres », selon la direction interrégionale des services pénitentiaires du Grand-Ouest. Pompiers et forces de l’ordre ont été alertés, ainsi que les Eris (Équipes régionales d’intervention et de sécurité) « au regard de l’agitation présente au sein de la détention », précise-t-on de même source. « Tout est revenu dans l’ordre aux alentours de 2 heures du matin », selon la direction qui précise que « « cinq mineurs et un jeune majeur sont en garde à vue. Ils répondront de leurs actes devant les instances compétentes ».

Selon un communiqué du syndicat Ufap-Unsa, ce sont « pas moins de six feux de cellules » qui « ont été allumés simultanément ». « « A peine les agents sortaient un détenu menotté sur la cour pour le mettre en sécurité qu’il fallait qu’ils repartent sur un autre feu de cellule, et ainsi de suite... », précise l’Ufap-Unsa. Le syndicat FO des personnels de surveillance évoque aussi « au moins cinq départs de feu ».

L’EPM d’Orvault accueille actuellement une quarantaine de jeunes détenus pour 75 personnels pénitentiaires et une quarantaine d’éducateurs de la protection judiciaire de la jeunesse selon France 3 Pays de la Loire. Selon une source proche de l’enquête un des jeunes détenus placé en garde à vue a été conduit au CHU. Il se serait blessé à la tête en se cognant, selon cette source.


Orvault Incidents en série à l’établissement pour mineurs : six gardes à vue

Presse Océan, 30.12.2015 11:25

Cinq départs de feu, au moins, ont été déclenchés. Six mineurs ont été placés en garde à vue.

Des départs de feu en série. Des cris et des insultes depuis les fenêtres des cellules. Et du mobilier saccagé.

Gros coup de colère, dans la nuit de mardi à mercredi, derrière les hauts murs de l’établissement pénitentiaire pour mineurs d’Orvault.

A partir de minuit, plusieurs incendies ont été allumés, avec des briquets et du papier notamment.

Par chance, personne n’a été blessé. Mais le procureur, la police et les ERIS (équipes régionales d’intervention ) se sont déplacés sur les lieux.

Sur la quarantaine de jeunes détenus actuellement incarcérés dans cet établissement, six ont été interpellés et placés en garde à vue au commissariat central de Nantes.

Un autre a été transféré en uregnce pendant la nuit. "Du jamais vu" depuis l’ouverture de cet EMP, a souligné sur place ce mercredi matin William Cozic, permanent syndical FO à Nantes.

Le calme est revenu vers 3 h. "Et ce mercredi matin, la situation est apaisée", rapporte William Cozic.

La dizaine d’ERIS mobilisée se trouve toujours à l’intérieur de l’établissement, "par mesure de sécurité".

On ignore ce qui a déclenché ces incidents. "La journée d’hier s’était déroulée tout à fait normalement", indique le permanent syndical. "Les tensions ont éclaté sans préavis. Comme souvent, avec les mineurs..."

Ce mercredi matin, l’un des gardés à vue a été conduit au CHU. Il se serait blessé à la tête, en se cognant contre les geôles du commissariat.