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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

[Notre-Dame des Landes] Les citoyens collabos de Vinci ont aussi une adresse
Article mis en ligne le 23 janvier 2016
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Deux maisons de riverains réclamant l’évacuation de la Zad vandalisées

Presse océan, 23.01.2016 10:50

« On est encore plus remontés. Il n’est pas question de baisser les bras, de baisser la tête et de céder face aux intimidations. »

Guy et Béatrice Lamisse, propriétaires de deux maisons situées dans la zone du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, ne décolèrent pas. Mardi, ils ont déposé en préfecture une pétition rassemblant 1628 signatures réclamant l’évacuation de la Zad. Et ce vendredi 22 janvier, ils ont découvert leurs maisons vandalisées. « Mon épouse a fait sa promenade quotidienne en soirée et elle a découvert la porte de notre maison fracturée, rapporte Guy Lamisse. À l’intérieur, les murs sont constellés d’insultes et de noms d’oiseaux, du genre « collabos », « vendus », « capitalistes »… Mais on ne va pas se laisser impressionner. »

Le couple a porté plainte ce samedi 23 janvier.

Le président de la Région dénonce une “vendetta”

Dans un communiqué, Bruno Retailleau, président (Les Républicains) des Pays de la Loire, se déclare « profondément choqué et révolté par cet acte odieux et scandaleux » et apporte son « soutien et celui du Conseil régional » au couple Lamisse. « Cet acte n’est ni plus ni moins qu’une vendetta, reprend Bruno Retailleau, qui fustige une fois encore l’instauration d’« une zone de non-droit ». Une vendetta contre celles et ceux qui refusent cette loi du silence que les zadistes cherchent à imposer autour de la ZAD : en menaçant, en agressant, en cassant. »

Ce samedi 23 janvier, les opposants historiques au projet d’aéroport orchestrent une déambulation dans les rues de Nantes..