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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Il n’y aura pas de règlement de compte à OK Corral !
Article mis en ligne le 2 février 2016
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[Reçu par mail. Laura Blanchard et Emilie Sievert ont déjà écrit "Adresse aux zadistes - L’Etat s’appuie toujours quand il peut sur des complices locaux" (mars 2015) et "Il était une fois la cogestion : Lettre ouverte à Yannick Rousselet" (juin 2015)]

" Il y a autre chose que je voulais vous dire Sénateur :
ne pissez pas sur mes bottes en me disant qu’il pleut
"
Josey Wales hors la loi

En juin de cette année, nous avions envoyé une lettre ouverte à Yannick Rousselet, responsable des campagnes sur le nucléaire à Greenpeace France. Plus qu’une adresse à Yannick Rousselet ou à Greenpeace, cette lettre était surtout un prétexte pour rappeler qu’il y a toujours des cogestionnaires, pompiers volontaires cherchant à circonscrire le moindre départ d’incendie, la moindre étincelle de révolte. Le but n’était donc ni de débuter un dialogue, ni d’entretenir une polémique. Comme le remarque Yannick Rousselet, nous avons autre chose à faire. Lui, faire rayonner la Commission Locale d’Information de la Manche, éclairer ses « amis » du Haut comité à la transparence et l’information sur la sûreté nucléaire ou préparer quelques actions coups de poing prêtes à l’emploi pour I-télé ou BFM. Nous, plus modestement, reprendre notre beaucoup moins épique travail d’échange avec nos compagnons et compagnonnes de lutte, notre blabla de réunions comme Rousselet le nomme, et nos activités beaucoup moins publicisées.

En septembre dernier, alors qu’un train de déchets suisses provenant de Grande Bretagne était en partance au terminal ferroviaire de Valognes, un mystérieux dépôt de bonbonne de gaz sur la voix ferrée Cherbourg-Paris perturbe durant quelques heures le trafic. En gare de Valognes, des agents SNCF incitent des voyageurs excédés à s’en prendre à Greenpeace plutôt qu’à notre glorieuse et grande Société Nationale des Chemins de fer Français.(...) A cette occasion, Yannick Rousselet s’illustre à son tour. Devançant l’instruction que ne manquera pas de lancer la section antiterroriste, il désigne déjà sur la radio locale France Bleue Cotentin les fauteurs de trouble : une mystérieuse mouvance antinucléaire aux contours un peu flous. Bien évidemment, il n’oublie pas de se dissocier immédiatement de la dite mouvance : « Bien évidemment, il y a un lien évident entre le départ du train au départ de Valognes et la présence de ce matériel sur les voies ferrées, (…)simplement nous avons clairement dit que nous ne nous opposerions pas à ce transport [Note : Greenpeace et une partie des opposants et opposantes locaux ne s’opposent pas aux retours des déchets nucléaires dans leurs pays d’origine.], que nous n’avons pas l’intention de perturber, maintenant il existe des mouvances différentes dans les mouvements antinucléaires et il n’est pas à exclure que des gens aient voulu exprimer leur désaccord avec le nucléaire par cette méthode, ce n’est pas la nôtre. » [Interview de Yannick Rousselet à France bleue du 16 septembre 2015.]

Pour informer de l’acte dont la presse se fait l’écho en boucle et de la prise de position de notre « consultant », et prévenir de leurs éventuelles conséquences, nous décidons de faire suivre un article de la presse mainstream publié sur le site libertaire caennais Sous la cendre, et faisons suivre notre « prose » vieille de quelques mois - Il était une fois la cogestion -, non parce que nous tenions « absolument à faire de la publicité pour celle-ci à l’occasion d’événements d’actualité » comme le sous-entend aujourd’hui Rousselet, mais pour rappeler d’où notre salarié de la multinationale de l’écologie parle. Et comment il récidive.

A la suite de cet envoi, notre mail a été posté sur une liste de diffusion militante. Nous avons appris bien plus tard que l’intéressé avait envoyé sur cette même liste collective, une réponse qui ne nous a pas été adressée directement, comme notre propre lettre ouverte à son encontre ne lui était pas plus adressée quelques mois plus tôt. D’ailleurs, nous n’avons jamais reçu sa missive. Mais quelques « amis » énervés par son contenu nous l’ont fait suivre. Nous la joignons avec quelques précisions et remarques qu’elles ont suscitées chez nous. Pas seulement pour continuer à blablater, comme dirait notre cher Yannick Rousselet, mais pour lever quelques ambiguïtés que notre premier texte semblait avoir soulevé et qui nous sont revenues aux oreilles. Et ce, pas seulement de la part de notre professionnel de l’activisme.

Nous joignons à ce texte la réponse qu’il a cru bon de nous adresser, sur une liste de diffusion à laquelle nous ne participons pas.

Antinucléairement et anarchistement,
Laura Blanchard et Emilie Sievert.


fichiers joints

  • Il n’y aura pas de règlement de compte à OK Corral !, janvier 2016, 18 p.