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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Carhaix (Finistère) : sabotage du chantier de l’usine d’incinération & dissociation
Article mis en ligne le 3 février 2016
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Usine d’incinération : les buses dégradées cette nuit à Carhaix

Ouest France, 03/02/2016 à 14:22

Alors que les travaux du réseau de chaleur qui va relier l’usine d’incinération à l’usine de poudre de lait Synutra ont débuté. Cette nuit, les buses ont été dégradées.

Surprise ce matin pour les travailleurs du chantier du réseau de chaleur qui doit relier l’usine d’incinération à Synutra. Ce mercredi matin, ils ont découvert les buses délogées et dégradées. Le travail du début de semaine a été saccagé. L’entreprise chargée des travaux a déposé plainte.

Les opposants se défendent d’être à l’origine de ces dégradations. Ce chantier se situe à la frontière Carhaix (Finistère) - Treffrin (Côtes-d’Armor).


Carhaix. Barrage filtrant devant l’usine d’incinération

Le Télégramme, 1 février 2016 à 10h47

Les opposants à la "valorisation" de l’usine d’incinération de Kervoazou, à Carhaix, ont mis leurs menaces à exécution. A 8h30, ce lundi, un petit groupe a bloqué l’accès à l’usine à l’aide de tracteurs pour entraver le début des travaux destinés à raccorder le site à l’usine Synutra.

L’incinérateur et son futur réseau de chaleur doivent, en effet, alimenter en énergie l’usine de lait chinoise, dont le lancement est prévu en avril. Mais les opposants, avec, à leur tête, Yves Le Bras, président du comité de défense du site de Kervoazou, ont empêché les engins affrétés par l’entreprise Pigeon d’accéder au site. Christian Troadec, le maire de Carhaix et président de Poher communauté, est venu à leur rencontre, ainsi que les gendarmes de Carhaix. Vers 9h45, les manifestants ont finalement décidé de mettre en place un barrage filtrant, afin de permettre aux usagers de se rendre à l’usine d’incinération et à la déchèterie voisine.


A Treffin, commune des Côtes d’Armor de 600 habitants, 47 cas de cancers ont été détectés, liés à l’usine d’incinération construite en 1994. Les riverains contestent aussi bien l’incinérateur que ses rejets dans le cours d’eau « Le Carbon » qui longe la décharge et l’usine ( à moins de 30 mètres), participe à l’alimentation en eau potable de la ville de Carhaix, ruisseau souvent pollué lors des fréquents disfonctionnements du poste de refoulement de Kervoasdoué situé à 150 mètres du ruisseau.

Commercialiser de la viande empoisonnée, mais pas la bouffer soi-même

Dans Ouest France (28/01/2016), un agriculteur, Christian Le Bras, précise : "Des analyses ont été pratiquées par le Sircob (Syndicat de répurgation du Centre Ouest Bretagne) en mars 2013 chez mon oncle (lui aussi éleveur, résidant à quelques centaines de mètres, NDLR). Résultat : on a trouvé autour de 5 picogrammes (pg, un millième de milliardième de gramme) de particules dans les graisses animales. Ils considèrent qu’il y a une incertitude de plus ou moins 20 %, mais même avec ça, on est au-dessus de la limite qui est de 3,5 pg. On est totalement hors cadre. Et pourtant, on nous laisse commercialiser notre viande, alors qu’elle ne devrait pas être autorisée dans la chaîne alimentaire humaine.
Mon exploitation, c’est la ferme de mes grands-parents. Je ne veux pas la déplacer, c’est l’usine qui doit bouger.
Chez mon oncle, il y a une surmortalité des bêtes de 15 %. Moi-même, je ne consomme plus la viande que je produis.
"

Le projet d’extension sera constitué d’un réseau, en circuit fermé, construit en bordure de la voirie existante, sur une longueur d’environ 2,5 km, qui acheminerait la vapeur (à environ 230°) jusqu’à l’usine de poudre de lait chinoise, d’où elle reviendrait sous forme d’eau chaude. Eau chaude qui pourrait également être exploitée sur le chemin retour, dans divers ateliers ou serres agricoles.

65 000 tonnes de vapeur pourraient ainsi être fournies annuellement. Coût de l’investissement : 4,7 millions d’euros, subventionnables à hauteur de 30 % (Ademe, conseil général).