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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Avis aux amateurs : Les drones de la gendarmerie sont arrivés...
Article mis en ligne le 11 février 2016
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Novadem a remporté le 5 novembre 2015 le contrat à 487 717, 20 euros de mini-drones de la gendarmerie, à l’issu d’un appel d’offres lancé en juillet par le ministère de l’Intérieur. Ce marché de "Fourniture de micro-drones au profit de la Gendarmerie Nationale, maintien en condition opérationnelle des micro-drones acquis et formation pour la fonction de télé-pilote" est financé pour moitié par le Fonds européen de la sécurité intérieure « Coopération policière et gestion de crises ». Le contrat porte sur une durée de 3 ans.
Novadem fournira de 4 à 6 microdrones NX110, qui équipent déjà l’armée de terre, et s’engage aussi à former des opérateurs et à maintenir les systèmes (le second lot de 19 à 30 autres micro-drones a été classé sans suite). C’est la banque BPI France (banque d’Etat créée en 2012) qui lui a fourni un prêt d’un million d’euros pour développer ses activités. Constructeur de drones depuis 2006, la PME Novadem d’une quinzaine de salariés travaillait déjà avec la Direction Générale de l’Armement (DGA) et la Section Technique de l’Armée de Terre (STAT). Elle mène ses recherches avec la Délégation générale pour l’armement, Airbus Defence & Space (ce qui a conduit en 2013 à la création du LPS, une alternative au GPS), Nexter Robotics, SAGEM, le CEA LIST (direction de la recherche technologique du Commissariat à l’énergie atomique), le laboratoire du CNRS de l’Institut des Sciences du Mouvement (université Aix-Marseille).

Novadem
Technopôle de l’Environnement Arbois-Méditerranée
Domaine du Petit Arbois
Village d’entreprises - Bât. C
Avenue Louis Philibert
13100 Aix-en-Provence
Co-fondateur et président : Pascal Zunino
Co-fondateur et co-gérant : Fabien Paganucci
Directeur technique : Eric Zunino

Novadem travaille en relation avec la société rennaise InPixal, "expert en traitement d’image embarqué temps réel", avec laquelle elle a conçu une tourelle gyrostabilisée lancée en juin 2015 pour équiper les drones. Inpixal est une start-up d’une dizaine de salariés créée en novembre 2008 par 6 ingénieurs et managers visant depuis le début les marchés de la défense et de la vidéo-surveillance. Elle conçoit et commercialise des logiciels et des modules électroniques d’analyse vidéo. " Nous arrivons sur le marché au bon moment, car la vidéo pénètre les différents métiers de la défense et de la sécurité (véhicules, drones, gendarmerie, surveillance urbaine...) et nous apportons une exploitation immédiate et performante des images en haute définition qui assure l’efficacité des différentes missions" (Pierre Romenteau, Milipol news n°5 (Paris), 2011, p.13)
En association avec Infotron (propriété du Groupe Gorgé, PME de 1400 employés, détenue par la famille du même nom et spécialisée en drones militaires, en robotique nucléaire, en robots militaires et en impression 3D) et Novadem, InPixal avait déjà récupéré le 20 août 2014 le contrat de 479 900 euros du ministère de la Défense lancé suivant une procédure d’appel d’offre restreint et portant sur l’ "Expérimentation pour le contrôle et l’interprétation assistée pour Mini-Drones".

InPixal
Immeuble « Antipolis 2 »
6B rue du Pâtis Tatelin - 35700 Rennes
Fondateur et Président : Pierre Romenteau
Ingénieur et co-fondateur : Sylvian Fabre


Bientôt des drones gendarmes (Made in France) !

Capital, 11/02/16 à 10:15

Après plusieurs années de tests, la Gendarmerie Nationale va mettre en service une flotte de drones à partir du mois de mars. Sécurité publique, maintien de l’ordre, sécurité routière… les missions de ces petits aéronefs vont s’élargir avec le temps.

Si vous repérez une armée de drones bleus dans le ciel, ne paniquez pas, il s’agit peut-être de gendarmes en formation ! Utilisés depuis plusieurs années par les pompiers ou la gendarmerie nationale, notamment pour survoler des accidents de voiture ou des crashs aériens, les drones vont être progressivement déployés dans le ciel français et leurs usages vont considérablement s’étendre à l’avenir.

En juillet 2015, le ministère de l’intérieur lançait un appel d’offres pour 23 drones équipés de caméras, qui seront utilisés pour des « tâches de détection, de reconnaissance et d’identification » notamment dans le cadre de manifestations. Quelques mois plus tard, l’entreprise Novadem, basée à Aix-en-Provence, qui fournit déjà les sapeurs-pompiers des Bouches-du-Rhône, l’Armée de Terre, ou la Direction Générale de l’Armement, annonçait avoir remporté l’appel d’offres.

Cette technologie « Made in France », qui comprend le drone NX110, la radiocommande tactile et le logiciel de traitement des images, coûte très cher : 50.000 euros par drone, selon le Figaro. Sans compter que Novadem s’occupera aussi de la formation des opérateurs et de la maintenance des systèmes. Les premiers appareils seront livrés fin février pour une mise en service dès le mois de mars.

Pesant moins de 2 kilos, le drone NX110 peut voler à 70 km/heure en vitesse de pointe dans un rayon de 1 kilomètre et avec une autonomie supérieure à 20 minutes. Entièrement pliable, il peut être facilement transporté dans un sac à dos. Sa télécommande intègre tous les éléments de transmission et de visualisation et permet la rediffusion en temps-réel des vidéos captées aux véhicules d’interventions.

La surveillance de zones sensibles (les stades de l’Euro 2016 par exemple) et l’assistance aux troupes au sol risquent d’être les premières missions de ces gendarmes du ciel. A l’avenir leurs tâches devraient se multiplier et devenir de plus en plus sophistiquées. Grâce à des caméras thermiques et divers capteurs, les drones pourront notamment débusquer des personnes cachées voire détecter des explosifs.

L’autre domaine de développement de ces drones gendarmes est bien sûr la sécurité routière où la tentation est grande d’utiliser les petits aéronefs comme des radars volants et plus encore. Les drones sont en effet capables de repérer à distance les conduites à risques, comme le franchissement d’une ligne blanche, les demi-tours non autorisés ou des distances de sécurité non respectées.


Le drone : nouvel outil pour la gendarmerie

France Info, jeudi 4 février 2016 à 17h00 (extrait)

Des drones de la gendarmerie seront déployés dans le ciel à partir du mois de mars. C’est le début de la mise en service d’un nouvel équipement. Les quatre premiers drones seront livrés à la fin du mois de février, ils permettront d’avoir des images "vues du ciel" en temps réel.

Après quelques mois de tests, les gendarmes vont déployer dès le mois de mars prochain les premiers exemplaires de leurs drones, les appareils devraient être livrés ce mois-ci. Ce sont 30 gendarmes spécialisés, les "télépilotes de drone", formés pour leur utilisation, qui utiliseront ces appareils volants télécommandés pour des missions telles que le maintien de l’ordre, lors de manifestations par exemple. A terme, ils seront 60 chaque année à recevoir cette formation. D’ici fin 2017, la gendarmerie en aura 23 à sa disposition. Ils seront répartis sur tout le territoire, y compris outre-mer. Entre les drones, les sytèmes de pilotage et la formation, le coût de revient est estimé à 300.000 euros, en partie financés par l’Union européenne via le fonds de sécurité intérieure.

A quoi ressemblent-ils ?

Ce sont en fait des micro-drones, qui ne pèsent pas plus de 2 kilos. Ils sont équipés de caméras et pourront donc envoyer des images sur des écrans au sol, au pilote mais pas seulement : "Ces systèmes de drones, grâce à leur charge utile, en l’occurrence une micro-caméra embarquée pourront envoyer des informations en temps réel" explique le colonel Jérôme Bisognin, chargé de ce projet drone pour la gendarmerie. "Ces informations pourront être envoyées non seulement vers un pupître de télépilotage mais également vers des smartphones ou un grand écran qui ainsi peut analyser une situation, prendre des décisions..." ajoute-t-il. Ces images en temps réel permettront par exemple de mieux encadrer des manifestations prévues ou non, des déplacements officiels, ou encore de faire des constatations sur des lieux d’accidents. Il ne s’agit là que de la première phase d’équipement.


Le drone, nouvelle arme des gendarmes

Le Figaro, 04/02/2016 à 08:00

Maintien de l’ordre, police judiciaire, sécurité routière... la gendarmerie nationale va mettre en service dès le mois prochain une flotte de microdrones susceptibles de remplir un large éventail de missions.

Les gendarmes investissent dans la troisième dimension. Après un an et demi de tests, ils vont déployer d’ici à 2017 une flotte de microdrones susceptibles de remplir de multiples missions. Selon nos informations, les premiers appareils, plutôt sophistiqués pour un poids d’à peine deux kilos et facturés 50.000 euros pièce avec leur système de télépilotage, seront livrés fin février pour une mise en service dès le mois prochain.

Furtifs, ces engins propulsés par des moteurs électriques vont se fondre dans le ciel de France en évoluant à 50 ou 150 mètres d’altitude maximale. Utilisés de préférence en vol stationnaire, ils affichent une vitesse de pointe de 70 km/heure.

Engagé dans des opérations de maintien de l’ordre, le micro-drone devrait permettre d’offrir une vue en profondeur de la zone d’action en survolant les voies, les lignes de crête ou les barres d’immeubles afin de débusquer à distance d’éventuels casseurs et de détecter des obstacles, comme des barrages de poubelles ou de voitures, voire des pièges incendiaires ou des engins explosifs improvisés comme peuvent en confectionner des manifestants violents.

Des essais seront en outre programmés dans les quinze prochains jours pour expérimenter les drones dans le domaine de la sécurité routière. Ils seront testés en particulier pour repérer à distance les conduites à risques telles que les franchissements de ligne continue, les dépassements dangereux, le non-respect de stops ou encore le doublement par la droite.


Et en Belgique aussi

Malmedy : un drone de surveillance testé lors du carnaval

RTBF, 11/02/16 09h11

La saison des carnavals a débuté et c’est parfois l’occasion de réaliser des expériences. Y compris pour la police. La police fédérale par exemple, qui vient d’acheter un drone de surveillance et qui l’utilisait pour la première fois dans un événement de masse lors du carnaval de Malmedy, le week-end dernier.

L’heure est donc au premier bilan de cette expérience jugée positive Comme l’explique Bernard Goffin, commissaire divisionnaire, chef de corps de la zone de police Stavelot : "Pour le Cwarmé, il nous a semblé intéressant de surveiller les mouvement de foule et surveiller l’ordre public. Secundo, surveiller et avoir une vue sur la criminalité qui entoure ce genre d’événements. Et enfin, cela nous permet d’avoir une vue, c’est le cas de le dire, sur tous les problèmes de circulation qui peuvent se produire au début et à la fin du cortège quand la ville doit être évacuée. C’est une expérience satisfaisante car, comme le drone était relié aux caméras de la Ville, on avait cette synergie entre les deux techniques. Cela nous a permis à la fois une vue de loin et une vue de près et de pouvoir réagir aux évènements. Par exemple, nous avons vu un moment qu’une voiture pénétrait place de Rome, ce qui a été directement repéré par le drone. A partir de ce moment, le commissaire Schmidt a relayé l’information aux équipes de terrain".

La police espère pouvoir disposer du drone lors du Laetare de Stavelot. Une demande a été effectuée en ce sens.


fichiers joints

  • Drone de la police judiciaire
  • Le drone de la police fédérale belge utilisé depuis février
  • Mini-drone avec caméra électro-optique et infrarouge pour détecter une personne à 1 km de distance
  • Mini-drone de la gendarmerie des transports aériens