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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Hochelag’ (Montréal, Canada) : trois commerces attaqués contre l’embourgeoisement du quartier
Article mis en ligne le 26 février 2016
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Attaques à Hochelag’

Montréal contre-information, février 27, 2016

La nuit dernière, nous avons détruit les vitrines du Antidote, du Mâle Bouffe, du Electric Children qui a aussi été aspergé de peinture, et attaqué les commerces de la Place Valois. Ce matin, des flyers ont été lancés dans les stations de Préfontaine, Joliette et Pie-IX et à la Place Valois pour expliquer les attaques de la nuit dernière.

Tract :

Durant la nuit du 25 février 2016, des commerces d’Hochelaga ont été attaqués. On a pété les vitrines pis pitché de la peinture partout.

C’est parce qu’on est en colère. Tannées de ces commerces où ce qui est vendu, au-delà de la bouffe et du linge trop cher, c’est une vie basée sur le travail qui nous isole, nous ennuie et nous asservit. Fuck cet univers de consommateurs et de proprios voleurs ! Fuck la police qui le protège !

Le point c’est pas de développer une « expertise » en destruction. Tout ce qu’il faut, c’est des marteaux, des crowbars, des roches pis de la peinture. Et avant ça, une petite idée de par où on arrive, par où on part, des masques pis peut-être des vêtements qu’on peut jeter.

On se croise dans la nuit !


Trois commerces vandalisés dans Hochelaga-Maisonneuve

QMI, 26-02-2016 | 15h19

MONTRÉAL - Des vandales se sont attaqués à trois commerces d’Hochelaga-Maisonneuve dans la nuit de jeudi à vendredi en tapissant de peinture et en brisant des vitres pour dénoncer l’embourgeoisement du quartier.

Une façade recouverte de peinture bleue, des vitrines et des portes fracassées : le commerce de vêtements pour enfants Electrik Kidz, le magasin d’aliments véganes Antidote et le restaurant Les Affamés ont tous ont été ciblés par les vandales.

Dans la foulée des gestes, des tracts revendiquant les actes ont été déposés à la station de métro Préfontaine.
« C’est parce qu’on est en colère. Tannées de ces commerces où ce qui est vendu, au-delà de la bouffe et du linge trop cher, c’est une vie bassée (sic) sur le travail qui nous isole, nous ennuie et nous asservit », pouvait-on y lire.

Chez Elektrik Kids, situé sur la rue Sainte-Catherine près de l’avenue d’Orléans, c’est un employé qui a constaté les dégâts en arrivant vendredi matin.
« Ils se sont attaqués une fois de plus au mauvais commerce, estime Christian Simard, copropriétaire de la boutique. Je ne pense pas qu’on soit un symbole du capitalisme sauvage et qu’on soit en train d’embourgeoiser le quartier. »

Les vitrines du magasin, qui étaient complètement recouvertes de peinture bleue, ont été partiellement nettoyées en fin d’après-midi par un client du magasin qui n’en revenait pas du geste posé.
« Ça fait deux ans qu’on est installés là et on se trouvait chanceux de ne pas avoir eu un tag dans une fenêtre ou sur notre porte », a mentionné Christian Simard.

« Rien à comprendre »

La propriétaire du commerce d’alimentation végane Antidote, Élise Bellerose, déplore aussi les gestes. Les deux portes de son magasin ont été fracassées.
« Il n’y a rien à comprendre, c’était une question de temps avant qu’on soit touché. J’ai un commerce visuellement beau. Clairement, on est riche et ce sont des gens riches qui viennent ici », a-t-elle ironisé.

En fin de journée, les deux portes du magasin avaient été remplacées.

Au restaurant Les Affamées, trois fenêtres ont été brisées. Les vandales ont donné des coups dans celles-ci avec des outils, possiblement une masse ou un pied-de-biche, selon le propriétaire, Alexandre Genest.
« On comprend que le coin est en changement, ce sont des choses auxquelles on a été habitués et auxquelles on s’attendait », a-t-il dit.

Comme plusieurs actes similaires ont été commis, une enquête sera ouverte par le Service de police de la Ville de Montréal, a confirmé le porte-parole du corps policier, Benoit Boisselle.

Événements isolés

Même si ce n’est pas la première fois qu’une vague de vandalisme sévit dans les artères commerciales, le maire de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve assure qu’au quotidien, il n’y a pas de tension entre les résidents.

« Ce sont des gestes regrettables, des gestes d’intimidation qu’on condamne, mais on ne va pas se laisser ébranler », a souligné le maire Réal Ménard.

Du côté de la Société de développement commercial (SDC) des Promenades Hochelaga-Maisonneuve, on estime également qu’il s’agit d’actes isolés.
« C’est certain qu’on n’est pas contents. Il y a eu trois attaques en une nuit, mais ce sont des gestes isolés d’un petit groupe radical qui n’a pas l’air de comprendre que ceux qu’ils attaquent ce sont aussi des résidents du quartier », a fait valoir Pierre Lessard-Blais, président de la SDC.

Les conseillers de l’opposition, Éric Alan Caldwell et Laurence Lavigne-Lalonde estiment que ces gestes n’ont pas leur place.

« Il est normal que tous les citoyens du quartier ne partagent pas les mêmes valeurs ni les mêmes aspirations. Toutefois, les gestes de vandalisme ne sont pas une solution, ils sont inadmissibles », ont-ils écrit sur leur page Facebook.

Pas la première fois

Mai 2013 - Façade du magasin William J.Walter tapissée de peinture jaune
Novembre 2013 - Vitrines du bistro Bagatelle et In Vivo ainsi que Le Chasseur brisées à coup de briques
Janvier 2015 - Vitrines du Café Bistro Bobby McGee fracassées
Juin 2015 - Fenêtres du restaurant « La Mâle bouffe » fracassées


Ni Armée ni Salut : une "folie" très ciblée

Les vitrines de l’Armée du Salut vandalisées au centre-ville de Sherbrooke
98.5fm, 26 février 2016 à 11h24

Le local de l’Armée du Salut au centre-ville de Sherbrooke a été vandalisé jeudi soir.

Vers 21h, le suspect aux prises avec des problèmes de santé mentale, lancait des roches sur les vitrines de l’endroit dont plusieurs ont été fracassées.

L’individu a par la suite été arrêté par des agents du Service de police de Sherbrooke, il tenait des propos incohérents et semblait perturbé. Il a été conduit en psychiatrie à l’hôpital et il pourrait faire face à plusieurs accusations.

Les dommages totalisent plus de 20 000$. L’Armée du salut déplore ces actes qui reflètent selon elle la réalité constatée au centre-ville de Sherbrooke concernant l’itinérance et les problématique de santé mentale. L’organisme travaille d’ailleurs avec la Coalition sherbrookoise pour le travail de rue afin de trouver des solutions.