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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Appels à solidarité avec Mónica et Francisco
Article mis en ligne le 1er mars 2016
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[Pour les adeptes du virtuel ou pour des initiatives d’agitation, une vidéo chilienne de 11 mn contre-informative en solidarité avec Mónica et Francisco intitulée "El Dios que han creado es un Dictador Eterno" (Le Dieu qu’ils ont créé est un Dictateur éternel"), circule depuis quelques jours ici. A Madrid, une manif est déjà prévue le 9 mars à 20h Plaza de Tirso de Molina.]

Que la solidarité soit plus que des mots

Les 8, 9 et 10 mars, les compagnons Mónica Caballero et Francisco Solar seront confrontés à une réquisition du procureur de 44 années de prison qui les accuse d’ "appartenance à une organisation terroriste, massacre et conspiration", en se référant au “comando insurreccional Mateo Morral-G.A.C.-F.A.I.-F.R.I.” à travers lequel il prétend créer à son image et ressemblance une organisation terroriste anarchiste qui opèrerait au niveau international.

Depuis plus de 2 ans [les deux compagnons] sont privés de liberté de manière "préventive" et se trouvent placés en isolement, avec toutes les restrictions que cela comporte.
Les compagnons se sont montrés forts et fermes sur leurs idées et sont restés en contact avec l’extérieur avec des textes et communiqués pour participer à différents événements et journées de discussion organisées à différents endroits de la planète.

A présent, les compagnons sont confrontés à un procès qui pourra déterminer le futur des inculpés lors des opérations policières successives, et par conséquent, du mouvement anarchiste.

C’est pour cela que nous pensons qu’en ce moment il est particulièrement important de se solidariser avec Mónica et Francisco, mais pas seulement pour cela, mais aussi parce que c’est le moment de montrer avec plus de force que jamais, que les idées anarchistes (celles qu’ils prétendent juger et celles qu’ils ont enfermé et dénoncé) resteront tant qu’il y aura des personnes qui ne renoncent pas à abandonner ce combat quotidien.

Parce que de l’action de chaque compagnon dépend le futur de notre lutte.

Solidarité avec les compagnons Mónica et Francisco, avec tous les accusés des opérations anti-terroristes [successives] et avec tous les prisonniers en lutte contre l’Etat.

Mort à l’Etat et vive l’anarchie.

[Publié sur Indy Barcelone, 29 feb 2016]


Sur le procès en Espagne contre Mónica et Francisco

Les compagnons chiliens Mónica Caballero et Francisco Solar passeront en procès devant l’Audiencia Nacional de Madrid les 8, 9 et 10 mars prochain, où ils devront affronter des réquisitions du procureur s’élevant à 44 ans de prison chacun-e. Ils sont accusés d’être membres des Groupes anarchistes coordonnés (GAC) créés en Espagne en 2012, auxquels l’Etat attribue plusieurs attaques, dont justement celle explosive contre la Basilique del Pilar [de Saragosse] du 2 octobre 2013, dont sont accusés Mónica et Francisco, et qui avait pourtant été revendiqué par le Comando Insurreccional Mateo Morral.

Presque six ans après la construction du dit « Caso Bombas » par l’Etat chilien, pour lequel ils ont tou-te-s deux été incarcéré-e-s, jugé-e-s, condamné-e-s puis finalement relaxé-e-s, et plus de deux ans après leur arrestation dans l’Etat espagnol, Mónica et Francisco vont à nouveau se retrouver dans un tribunal, face à des juges et des procureurs. Le dossier contre les compagnons a mis en évidence le travail de gestion commun des Etats chilien et espagnol en matière d’antiterrorisme, accompagné de l’habituel lynchage médiatique caractéristique de ce genre d’affaires. Cette dernière a aussi été le fer de lance de l’actuel contexte répressif lancé contre les luttes, puisqu’il s’est agi de la première d’une série d’opérations antiterroristes préparées par l’Etat contre des anarchistes et des antiautoritaires ces dernières années, et qui ont mené à la mise en examen d’une quarantaine de personnes pour « terrorisme » à partir de l’opération Pandora.

A trois semaines du début du procès, nous proposons de faire un point sur cette histoire et son contexte, sur la solidarité et ce qui est plus largement en jeu en matière d’anti-« terrorisme » au niveau international.

Ni innocents ni coupables ! Liberté pour tous et toutes !

Mercredi 24 février 2016 – 19h
au Condensateur – 43 rue Stalingrad (Montreuil)

[Publié sur Lechatnoiremeutier, 2016/02/22]


Appel à la solidarité insurrectionnelle avec les compagnons anarchistes Monica Caballero et Francisco Solar

Les prochains 8, 9 et 10 mars 2016 les compagnon-ne-s anarchistes Monica et Francisco se confrontent à leur procés de l’audience nationale de Madrid.

Depuis Barcelone nous faisons un appel à la solidarité et à l’action anarchiste, un appel à briser l’inaction, l’attente et la passivité.

L’appel ne se limite pas à une semaine spécifique mais commence aujourd’hui et se prolonge jusqu’à la fin du jugement.

Ni la distance ni les frontières imposées n’ont été un frein aux diverses preuves de solidarité avec les compagnon-ne-s Monica et Francisco.

Que se soit en divers endroit du monde et que se soit avec des bombes, du feu et des émeutes, de multiples individus et groupes insurgés ont fait de la solidarité avec les prisonnier(e)s anarchistes une pratique de confrontation envers l’Etat et ses sbires.

Solidarisons nous avec les compagnon-ne-s Monica et Francisco, que la solidarité soit plus qu’une parole écrite.

[Publié sur contrainfo, 23 febrero 2016]