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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

"Loi Travail" : Lyon/Paris/Niort/Rouen/Nantes. Affrontements avec les flics, attaque du PS, de banques et de caméras, c’est parti ! [mis à jour]
Article mis en ligne le 9 mars 2016
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Manifestation-loi Travail : incidents en cours place Bellecour

Lyon Capitale, 09/03/2016 à 16:00

Alors que la manifestation contre la loi El Khomry se passait dans le calme, des altercations avec les forces de l’ordre ont eu lieu à la Guillotière et sur la place Bellecour où des affrontements sont toujours en cours.

Au moins 7000 personnes étaient venues manifester ce jeudi à Lyon. Tout s’était passé dans le calme jusqu’à l’arrivée du cortège à Jean Macé qui devait être le lieu de dispersion du cortège. Environ 1000 personnes ont pourtant continué leur chemin en remontant l’avenue Jean Jaures vers la Guillotière. Près de la fédération PS du Rhône, des altercations ont eu lieu entre manifestants et force de l’ordre vers 15h30.

Ces derniers se sont échangés jets de projectiles et de gaz lacrymogène. Alors que la situation s’était un peu calmée, le cortège a poursuivi sa route pour retourner place Bellecour.

Sur la grande place de Lyon, la police a de nouveau utilisé des gaz lacrymogènes. La place est actuellement bouclée. De nouveaux affrontements sont en cours. Les policiers ont chargé. Un hélicoptère est sur zone. Le gaz s’est répandu sur toute la place et gène particulièrement les personnes qui s’y trouvent.


Trois interpellations à Lyon

AFP, 09/03/2016 à 20:07

« La manifestation s’est déroulée dans le calme sur le parcours prévu, entre la place Bellecour et la place Jean-Macé, mais des manifestants, environ 1.000 personnes, ont décidé de continuer à marcher, ce qui n’était pas prévu dans le dispositif et il n’y avait d’ailleurs pas d’institutionnels », indique une porte-parole de la préfecture. « Ils ont voulu rejoindre la place Bellecour, qui se situe à proximité de rues piétonnes et de nombreuses boutiques. Il y a eu de gros échauffourées et les forces de l’ordre ont utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants. Les affrontements avec la police se sont poursuivis avec environ 200 personnes jusqu’à 17 heures ». À l’issue de ces incidents, il y a eu trois interpellations, indique la préfecture.

Deux manifestants ont été blessés, confirme la préfecture, dont une personne a été hospitalisée, touchée par une arme de cougar, une arme usuelle utilisée par les policiers, reçue dans les parties intimes. Côté forces de l’ordre, on dénombre 9 blessés, dont un policier toujours hospitalisé, indique la préfecture.


Mobilisation Loi Travail : légers débordements lors du rassemblement lycéen à Paris

France Info mercredi 9 mars 2016 12:36

Le rassemblement lycéen à l’appel de l’UNL et de la FIDL, prévu à 11 heures place de la Nation à Paris, s’est transformé en manifestation spontanée. Certains des participants ont pris de court les CRS déployés en masse sur la place, et ont pris le chemin de la place de la République où un grand rassemblement est prévu à partir de 14 heures à l’appel des syndicats.

Comme l’a constaté l’envoyée spéciale de France Info Alice Serrano sur place, les manifestants ont bloqué la circulation sur les bords de Seine. Des actes de violence ont été commis en marge de ce cortège improvisé, des jeunes cagoulés et vêtus de noir ont jetté des oeufs sur des agences bancaires, plusieurs distributeurs automatiques de billets ont été cassés à coup de matraque, une caméra de vidéo-surveillance a également été détruite. Des devantures de boutiques ont été taggées.

Parmi les manifestants se trouvent des membres de groupes de gauche radicale dont les slogans dépassent le mot d’ordre de la mobilisation initiale, demandant le retrait du projet de loi El Khomri. Des slogans hostiles à la prolongation de l’état d’urgence et plus généralement au gouvernement accusé de "ne plus être de gauche" ont également été entendus.


Niort (Deux-Sèvres) : le PS et la BAC

Dans les Deux-Sèvres, le siège de la fédération socialiste a également été prise pour cible à Niort, dans la nuit de mardi à mercredi. La devanture a été taguée. La fédération du PS a décidé de porter plainte.
(France Info mercredi 9 mars 2016 12:50)

Ce mercredi à 13 h 10 juste devant les halles de Niort, un jeune homme a été interpellé par les policiers de la brigade anti-criminalité : il est suspecté d’avoir dégradé trois véhicules de police en passant devant la préfecture, deux pneus crevés sur l’un et des tags sur les deux autres.

Un cortège s’est formé en direction de l’hôtel de ville puis du siège du Medef, rue du Petit-Banc. Les portes du site étaient fermées mais des manifestants ont escaladé les grilles pour forcer leur ouverture. Le flot des manifestants s’est répandue dans la cour aux cris de " Ce n’est pas le Medef qui fait la loi ", un cordon de policiers empêchant une intrusion à l’intérieur des locaux.
(La Nouvelle République, 09/03/2016 13:25)


Rouen : le PS

En marge de cette mobilisation, à Rouen des manifestants s’en sont pris aux locaux du Parti socialiste de Seine-Maritime. La façade a été dégradée, de la peinture noire et des tags recouvrent l’entrée principale.
(France Info, mercredi 9 mars 2016 12:50)

Manifs du 9 mars : le PS va porter plainte pour dégradations à Rouen et Dieppe

AFP, 10/03/2016 | 19:19 (extrait)

Au cours de défilés dans ces deux villes, les manifestants s’en sont pris aux vitrines des permanences, les maculant de peinture à la bombe et les couvrant notamment d’affiches et de tags. A Rouen, différents projectiles, allant des oeufs à des extincteurs, ont été lancés contre la vitrine du local de la section rouennaise du PS, qui sert également de permanence parlementaire à la députée Valérie Fourneyron, ancienne ministre des sports et maire de la ville.


Nantes : la gare et les flics

Nantes : Trois jeunes toujours en garde à vue après les heurts en fin de manifestation

FAITS DIVERS Une porte de la gare a été dégradée, et des projectiles ont été lancés, mercredi soir, après le défilé contre le projet de loi travail...

20Minutes, 10.03.2016 à 18:04

L’ambiance était bon enfant et la mobilisation massive. En marge de la manifestation nantaise contre le projet de loi travail, qui a réuni plus de 10.000 personnes ce mercredi, plusieurs incidents ont pourtant été signalés dans les rues de Nantes, rapporte la police.

Au total, quatre policiers ont été légèrement blessés, trois ont porté plainte. Cinq jeunes gens, entre 13 et 17 ans, ont été interpellés à la gare et quartier Bouffay, mercredi en fin d’après-midi, pour jets de projectile sur les forces de l’ordre ou outrage (l’un pour violence, après un coup de pied à un fonctionnaire). Trois d’entre eux (âgés de 15 et 16 ans) étaient toujours en garde à vue ce jeudi soir, et devraient être déférés vendredi. Les autres seront convoqués devant le juge des enfants.

Dégradations et jets de projectiles

Mercredi, des affrontements ont notamment eu lieu devant la gare, côté nord, entre plusieurs manifestants et les forces de l’ordre. La porte d’accès vitrée a été la cible de dégradations, et des projectiles ont aussi été lancés contre des policiers, selon la police. L’un des jeunes, qui nie les faits, a été interpellé devant la gare avec un masque à gaz, un masque de ski sur le visage et des gants.