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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Mesnil-Amelot : feux au centre de rétention [mis à jour]
Article mis en ligne le 7 mars 2016
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Le Mesnil-Amelot : les incendiaires présumés du centre de rétention déférés

Le Parisien | 08 Mars 2016, 19h56

Suite à la série de départs de feu qui ont émaillé le week-end dernier au Centre de rétention administrative (CRA) du Mesnil-Amelot, deux incendiaires présumés ont été déférés devant le tribunal de grande instance de Meaux, ce mardi, a annoncé la préfecture de Seine-et-Marne.

Ces deux retenus, également victimes de départs de feu non maîtrisés, sont soupçonnés d’avoir mis le feu à leur matelas, provoquant l’intervention des policiers du CRA, ainsi que des dégradations.

Ils avaient tous deux été hospitalisés. Ils devraient être poursuivis pour dégradation et mise en danger de la vie d’autrui.


Le Mesnil-Amelot : nouvelle série de départs de feux au centre de rétention

Le Parisien | 07 Mars 2016, 19h20

Plusieurs départs de feux volontaires ont émaillé le week-end dernier au centre de rétention administrative au Mesnil-Amelot , qui accueille des étrangers en situation irrégulière en attente d’expulsion vers leur pays d’origine, sous la responsabilité de la Police aux frontières (PAF).

Deux retenus ont mis le feu, samedi midi, à leur matelas. L’un d’eux est toujours hospitalisé dans un état grave tandis que le second a été placé en garde à vue, dimanche, pour dégradation et mise en danger de la vie d’autrui. Les fumées se sont propagées dans l’un des trois bâtiments du centre de rétention. Près de 80 personnes ont ainsi été évacuées et réparties.

Gelé dans un premier temps pour prévenir des intoxications liées aux fumées, le bâtiment sinistré ne rouvrira pas tant que les investigations policières n’y auront pas été menées. Deux fonctionnaires de police avaient également été hospitalisés brièvement pour intoxication, ils sont ressortis indemnes après quelques examens de contrôle.

Nouvelle série d’incendies dans la nuit de dimanche à lundi

Puis, dans la nuit de dimanche à ce lundi, trois départs de feux ont éclaté à partir de 21 h 30 au bâtiment n°2. Lorsque les policiers chargés de la surveillance des lieux sont arrivés sur place, un incendie a été provoqué au bâtiment n°3. Et à nouveau dans une chambre du bâtiment n°2 à 2 h 40. Déjà, dans la nuit de samedi à dimanche, des départs de feux avaient eu lieu. Contrairement à la veille, cette série n’a pas fait de blessé mais a provoqué quelques légères intoxications.

Selon le syndicat de police Alliance, qui a réagi ce lundi matin, « seuls 17 policiers pour assurer la sécurité de 120 retenus, c’est inadmissible ». Et de dénoncer « l’absence de personnel sécurité incendie », exigeant « la présence quotidienne de ces personnes qualifiées ». Le syndicat réclame « dans l’urgence, un renfort d’effectif avant qu’il n’y ait un drame » arguant que les « collègues sont de plus en plus confrontés à ce genre de mouvements coordonnés ».

Episodiquement, des étrangers en situation irrégulière retenus au centre de rétention administrative du Mesnil-Amelot en attendant leur reconduite à la frontière ou une éventuellement libération expriment leur refus d’être expulsés dans leur pays d’origine ou dénoncent leurs conditions d’hébergement en mettant le feu à la literie.

Mais, ces jours derniers, « la situation est exceptionnelle », affirme une source policière qui assure n’avoir jamais connu une accumulation d’une telle ampleur ces dernières années. Selon cette source, ce sont «  les fonctionnaires de police qui ont maîtrisé tous les incendies. Ils sont tous formés au B. A-ba. Il ne peut pas y avoir en permanence quelqu’un préposé à la sécurité-incendie ».

Des renforts d’effectifs ont également été annoncés ce lundi matin, sans que l’on sache précisément dans quelles proportions. Si la situation était revenue « sous contrôle » ce lundi, l’atmosphère était toujours « tendue et compliquée », notamment à cause de la suspension des visites. Un état des lieux des dégradations au niveau des bâtiments sera rapidement effectué, avant leur remise en état.

Une journée après nos sollicitations, la préfecture de Seine-et-Marne comme le ministère de l’Intérieur ne nous ont pas répondu ce lundi soir.