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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

La Léchère (Savoie) : saccage de la direction de l’entreprise & dissociation des syndicats
Article mis en ligne le 11 mars 2016
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La Léchère. Carbone Savoie : des bureaux saccagés

Le Dauphiné Libéré, 11/03/2016 à 06:06

Mauvaise surprise hier matin à Carbone Savoie. Plusieurs bureaux de l’entreprise de La Léchère ont été retrouvés sens dessus dessous. Une dizaine de bureaux des 3e et 4e étages auraient été saccagés. « Du mobilier et des documents ont été renversés », décrit Olivia Perrin, la responsable des ressources humaines. « Des vitres ont aussi été cassées. » Une plainte a été déposée auprès de la gendarmerie qui a ouvert une enquête.

Ces dégradations interviennent dans un climat social chargé. Les salariés, inquiets des conditions de vente par Rio Tinto au fonds Alandia, sont en grève illimitée. Les syndicats ont réfuté toute implication. « Nous condamnons fermement ces actes », a déclaré David Pivier, délégué CGT, au nom de l’intersyndicale. De son côté, la direction a indiqué avoir « renforcé son dispositif de sécurité », et qu’elle se réservait « le droit de prendre toutes décisions permettant de protéger les salariés et les installations, notamment la fermeture des sites le temps que durera la grève ».

Suite à la réunion qui s’est tenue à Paris mardi, avec Rio Tinto et le repreneur, les syndicats devaient étudier, hier, les propositions faites par la direction. Cette assemblée générale a été reportée à aujourd’hui.