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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Lille/Grenoble/Lyon/Nantes/Marseille/Rouen/Toulouse/Rennes/Paris : affrontements un peu partout [mis à jour]
Article mis en ligne le 31 mars 2016
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19:39 :77 interpellations et 31 policiers blessés

Les organisateurs annoncent 1,2 million de manifestants contre 400 à 500.000 en début de mois. La préfecture, elle, ne compte que 390.000 participants ce jeudi. Plusieurs incidents ont en outre éclaté en marge des cortèges. Cette journée de mobilisation a été marquée par des heurts en marge des cortèges. Dans la capitale, des jeunes cagoulés ont lancé des projectiles sur les forces de l’ordre, de même qu’à Rennes ou Grenoble. A Nantes, certains ont affronté la police qui a fait usage de canons à eau. En tout, 77 personnes ont été interpellées, et 33 personnes blessées, dont 31 policiers, indique l’AFP.


Grenoble : banques et agences immobilières

(Libération, 31 mars 2016 à 18:05 (extrait)

Plusieurs milliers de personnes ont défilé dans la ville iséroise contre le projet de loi travail. En marge du cortège, des vitrines de banques et d’agences immobilières ont été soufflées par des individus.

A Grenoble, les violences en marge de la manifestation contre le projet de loi travail ont été brèves, mais spectaculaires. Selon les syndicats, ils étaient 25 000 personnes à défiler ; selon la police, 7 000. Lorsque le cortège a atteint le cours Berriat, une trentaine de casseurs s’en sont pris aux devantures de banques et d’agences immobilières. Dans la foule, Nicolas, 36 ans, en a aperçu certains sortir « des moellons, des sortes de briquettes, des marteaux, des caillasses et des bombes de peinture » pour s’attaquer à une demi-douzaine de vitrines.

Au carrefour suivant, une quinzaine de CRS ont tenté de « couper le cortège et d’isoler les encagoulés, mais la foule a entouré les flics, pour protéger les casseurs, et les CRS se sont mis en tortue, avant de se retirer rapidement », raconte Nicolas. « Si jamais un schmidt se représente devant un encagoulé, ça va repartir ! », prédit-il.

Manifestation loi Travail : des échauffourées ce jeudi soir devant l’hôtel de police de Grenoble, 13 interpellations
France Info jeudi 31 mars 2016, 22:57

Des échauffourées entre manifestants et forces de l’ordre ont éclaté ce jeudi soir devant l’hôtel de police de Grenoble à l’issue du défilé contre la loi Travail, selon les informations recueillies par France Info.

"A 18h30, on a dispersé des individus (environ 200 à 300) qui sont partis en déambulation dans la ville", a expliqué le commandant de police Guillaume Josserand. Ces personnes, "des anarcho-libertaires, pas des lycéens", selon lui, "ont finalement atterri devant l’hôtel de police" avant 22h, jetant des projectiles en direction des forces de l’ordre. Ces derniers ont répliqué par des tirs de gaz lacrymogène.

Un manifestant et quatre policiers ont été légèrement blessés, selon Guillaume Josserand. 13 personnes ont été interpellées. Le calme est revenu aux alentours de 22h15.


Rennes : Le centre-ville en état de siège pour la manifestation

20Minutes, 31.03.2016 à 18:13

La mobilisation contre la loi Travail portée par la ministre Myriam El Khomri a encore tourné à l’affrontement entre les forces de l’ordre et les manifestants ce jeudi dans le centre-ville de Rennes. Rassemblant entre 8.000 et 10.000 manifestants, le cortège s’est élancé dans le calme de l’esplanade de Gaulle un peu après 11h, avec les étudiants et les lycéens en tête, suivis par les syndicats.

Au bout des quelques minutes, les premiers incidents ont éclaté sur le boulevard de la Liberté, certains casseurs essayant de rentrer en force dans le lycée Emile Zola. La situation a ensuite dégénéré vers 12h sur les quais de République.

Affrontements violents

Un premier face-à-face tendu a eu lieu entre les forces de l’ordre et les manifestants à l’angle de la rue Jean Jaurès. De nombreux projectiles ont été lancés en direction des policiers qui ont répliqué par des gaz lacrymogènes.

L’affrontement s’est ensuite déplacé à l’entrée des Galeries Lafayette rue de Rohan. Une partie des manifestants a ensuite rejoint l’esplanade de Gaulle, lieu de départ de la manifestation. Bien décidés à accéder à la place du Parlement, plusieurs centaines d’individus se sont de nouveau dirigés vers le centre-ville de Rennes.

Les affrontements sont alors devenus beaucoup plus violents avec des tirs incessants de gaz lacrymogènes et de grenades assourdissantes. Les forces de l’ordre ont également tiré au flashball pour tenter de disperser le cortège, bien décidé à en découdre avec les policiers.

Les heurts ont duré près de deux heures sur une place de la République en état de siège. Plusieurs personnes ont été interpellées au cours des échauffourées. Un véhicule a également été incendié rue Jean Jaurès et la porte d’une librairie détruite par un tir de flashball.

Après quelques minutes d’accalmie, la manifestation se poursuit dans le centre-ville avec encore des affrontements avec les forces de l’ordre.


Lyon, la manifestation dérape en fin de cortège

20Minutes, 31.03.2016 à 18:25

La manifestation contre la réforme du code du travail a ressemblé entre 12.000 (selon la police) et 30.000 personnes (selon les organisateurs) à Lyon ce jeudi après-midi.

Le cortège, parti de la Manufacture des tabacs a lentement déambulé vers la place Bellecour où un important dispositif de sécurité avait été mis en place. Des camions de CRS bloquaient les principales rues permettant d’accéder à la place. La manifestation s’est rapidement crispée lorsque des œufs ont été jetés sur des gendarmes chargés d’encadrer le cortège. Puis, la situation s’est tendue à l’arrivée. Des gaz lacrymogènes ont été lancés place Bellecour.

Les forces de sécurité ont également arrosé les participants qui refusaient de se disperser, à l’aide de deux canons à eau. Vingt personnes, visages encagoulés pour la plupart, ont été interpellées place Bellecour pour des jets de projectile, selon la Préfecture du Rhône.

Dans la matinée, avant que la manifestation officielle ne débute, 300 lycéens avaient défilé dans les rues de Lyon. Des casseurs s’étaient mêlés au cortège dégradant les abords des facultés situées le long des quais Claude Bernard.


Marseille : les manifestants sous les lacrymogènes

La Provence/F3, 31/03/2016 à 14H47 (extraits)

Trois policiers ont été blessés et deux personnes ont été interpellées jeudi à Marseille au cours de la manifestation contre le projet de loi travail, a-t-on appris auprès de la préfecture. Selon la préfecture de police, 11.200 personnes ont défilé à Marseille pour demander le retrait du projet de loi sur le travail

Des débordements ont eu lieu à Marseille entre la place Castellane et le Rond-point du Prado lors de la manifestation contre la loi Travail ce matin. Les CRS ont envoyé du gaz lacrymogène pour dissiper la foule après avoir reçu des jets de pierre et de boulons.


À Lille, la manifestation contre la loi Travail se termine par des affrontements sur la place de la République, et sept interpellations

Voix du Nord, 31/03/2016 à 19:06

À 15 h 30, les pompiers eux aussi mobilisés ont rejoint le cortège et brûlé des pneus devant le Conseil général, rue Gustave-Delory. Les fumées sont tellement noires et importantes que le cortège doit dévier de son circuit initial.

À 15 h 40, rue de Tournai, le cortège dévié s’est retrouvé nez à nez avec des camions de CRS qui s’étaient garés là. De quoi attiser les esprits de certains manifestants qui n’ont pas hésité à lancer des bouteilles en verre en direction des forces de l’ordre. Il n’y a pas eu d’interpellations.

À 16 h, des casseurs ont visiblement rejoint le cortège. À la gare, certains d’entre eux ont balancé de la peinture et des bouteilles de verre sur la vitrine du Mac’Donald. Les CRS et les forces de l’ordre se tiennent prêts à intervenir. La situation est tendue près de la Grand’place. Les mêmes casseurs ont barbouillé l’enseigne Apple, rue Faidherbe, puis ont balancé de la peinture sur les façades des banques de la rue Nationale.

À 17 h, le cortège a atteint la place de la République mais la situation reste tendue entre des casseurs et des CRS. Des bouteilles de verre sont lancées sur les forces de l’ordre, à l’angle de la place de la République et de la rue Jacquemars-Giélée. Un homme en fauteuil roulant a décidé de se placer entre les deux rangs, celui des CRS et des casseurs qui se font face. Il s’est allongé sur le sol. Les étudiants et lycéens se tiennent en retrait. Par ailleurs, au compteur, les syndicats annoncent quelque 20 000 manifestants dans les rues de Lille cet après-midi.

À 18 h, après une dernière sommation d’usage, les CRS ont chargé les manifestants à l’angle de la rue Jacquemars-Giélée et de la place de la République. Il y a eu plusieurs charges dont une avec les chevaux et les forces de l’ordre ont utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser les derniers manifestants. À 18 h 30, les forces de l’ordre ont quitté les lieux.


Rouen. 14 000 manifestants contre la Loi Travail en Seine-Maritime et sept interpellations

Infonormandie 31 Mars 2016 à 19:18

En marge de la manifestation contre la Loi Travail à Rouen, en Seine-Maritime, sept personnes ont été interpellées pour des jets de projectiles contre les forces de l’ordre. Elles étaient toujours en garde à vue ce jeudi soir, selon une source policière. L’un des interpellés a été surpris alors qu’il taguait à la peinture la statue de Napoléon devant l’hôtel de ville.

Les policiers ont dû charger à plusieurs reprises et faire usage de gaz lacrymogène pour disperser quelque 300 manifestants qui entendaient s’installer sur le parvis de la mairie. Les manifestants ont alors tenté de dresser des barricades avec des poubelles en feu rue de la République. Délogés, vers 15 heures, ils se sont rendus ensuite en direction de l’hôtel de police mais ils ont été accueillis rue Brisout-de-Barneville sur la rive gauche par des cordons de CRS et d’hommes de la compagnie départementale d’intervention (CDI) qui les ont refoulés après les sommations d’usage.

Des échauffourées ont eu lieu un peu plus tard en ville où des dégradations auraient été constatées.


Toulouse : affrontements

19 arrestations et main basse sur des projectiles avant la manif

La Dépêche, 31/03/2016 à 10:07

En évacuant un squat, hier, au 36 rue Roquelaine à Toulouse, dans le milieu anarco-libertaire, les policiers ont saisi du matériel et des projectiles sans doute destinés à des opérations de casse durant la manif d’aujourd’hui.

Le squat évacué par la police hier après-midi au 36 rue Roquelaine, en plein centre-ville, était-il un « nid de casseurs » en vue de préparer la grande manifestation contre la loi travail ce jeudi 31 mars, à Toulouse ? En découvrant dans ce bâtiment plusieurs projectiles artisanaux et de nombreuses bouteilles de peinture, les policiers de la sécurité publique en sont convaincus.

Hier, les forces de l’ordre délogent de nombreuses personnes de l’ancien bâtiment des impôts, des militants d’extrême gauche pour la plupart installés illégalement depuis lundi 28 mars dans ces locaux désaffectés. Cette opération, la veille du rassemblement contre la loi El Khomri, n’est pas le fruit du hasard.

Peinture et acétone

Il s’agit surtout de limiter au maximum tout risque d’incidents provoqués par l’intrusion de casseurs ou « d’éléments perturbateurs » dont la principale motivation serait de s’en prendre aux forces de l’ordre. C’est donc une opération « déminage », qu’opèrent les policiers en vidant le squat de ses occupants. Dix-neuf personnes sont interpellées et placées en garde à vue au commissariat central après l’intervention des policiers. En fouillant scrupuleusement les locaux, les forces de l’ordre découvrent un arsenal de projectiles divers : bouteille d’acétone, plusieurs bidons de peinture en tout genre, des ampoules destinées à être jeté et des gants. Du matériel confectionné manuellement et qui n’a rien à voir avec les préparatifs du carnaval… Dans un communiqué, le syndicat de police Alliance a réagi à ces découvertes : « Une quarantaine d’individus s’étaient apparemment rassemblés en ce lieu pour préparer la manifestation de demain (NDLR, d’aujourd’hui) contre la loi El Khomri. Cette opération a permis la découverte de projectiles artisanalement confectionnés pour faire en sorte que la manifestation dégénère. Près de 19 personnes, appartenant aux mouvances anarcho libertaires ont été placées en garde à vue. Les services de police ont permis d’éviter que ces individus malveillants se mêlent à une majorité de lycéen qui souhaite exprimer légalement leur mécontentement. » Lors de leur garde à vue, ces individus ont refusé de se soumettre aux relevés d’empreintes. En fin d’après-midi, une quarantaine de personnes se sont rassemblées devant le commissariat, en signe de protestation, avant de se disperser vers 19 heures.

Loi travail : quelques incidents à l’issue de la manifestation à Toulouse
F3 Midi-Pyrénées, 31/03/2016 | 18:01

Ce jeudi 31 mars, le gouvernement a passé une nouvelle fois le test de la rue. À Toulouse, la mobilisation contre la loi travail a été très importante et une centaine de casseurs est venue perturber la manifestation.

Plusieurs dizaines de milliers de personnes, 100 000 selon les organisateurs et 20 000 selon la préfecture, ont défilé jeudi matin dans les rues de Toulouse. Une mobilisation historique dans la ville rose.

Parmi ces milliers de personnes, une centaine de casseurs se sont infiltrés. En marge du cortège officiel, ce groupe composé d’une centaine d’étudiants ont tenu tête, violemment aux forces de l’ordre à coups de jets de bouteilles. Les CRS ont répliqué par des tirs de grenades lacrymogènes et se sont interposées entre les deux groupes au moment de leur séparation vers 14h.

En effet, environ 500 étudiants se sont détachés du cortège officiel. Parmi eux, des étudiants agités et violents. Des poubelles incendiées, des jets de projectiles... Au total, 8 personnes ont été interpellées, dont 4 au niveau de l’Avenue Etienne Billières et de la place Saint-Cyprien.

Néanmoins, les heurts avec les CRS ont surtout émaillé la fin de la manifestation contre la loi travail, vers 15h.


Paris. Echauffourées lors de la manifestation des lycéens, une dizaine d’interpellations

Le Parisien, 31 Mars 2016, 13h09

Plus d’un millier de lycéens ont commencé à défiler en fin de matinée à Paris dans une ambiance tendue, certains lançant des projectiles sur les forces de l’ordre, qui ont chargé et interpellé une dizaine de personnes, a constaté un journaliste de l’AFP.

Scandant "Lycéens, étudiants, chômeurs et salaries, c’est tous ensemble qu’il faut lutter" ou "tous ensemble tous ensemble grève générale", les manifestants, dont certains avaient le visage masqué, sont partis de la place de la Nation pour rejoindre la place d’Italie, où doit commencer la manifestation contre la loi Travail en début d’après-midi.
Dès le début de la manifestation, qui rassemblait environ 1.000 lycéens en début de manifestation selon la préfecture de police, quelques militants ont grimpé sur des voitures immobilisées sur la chaussée. Le cortège s’est arrêté à plusieurs reprises et des groupes de quelques dizaines de personnes au visage masqué ont lancé des pierres, des pétards, ou des bâtons sur les forces de l’ordre, recouvrant certains de peinture jaune.
Les forces de l’ordre sont intervenues à plusieurs reprises, se ruant sur les manifestants et faisant fuir les assaillants les plus remontés, qui revenaient à la charge un peu plus tard.
Des échauffourées ont eu lieu en particulier devant la gare de Lyon et au niveau du Pont d’Austerlitz. Des abribus ont été cassés, des vitrines endommagées et du mobilier urbain arraché sur le passage des manifestants, tandis que des commerçants baissaient leurs rideaux pour éviter les dégradations.
"Il s’agit d’individus gantés et cagoulés qui viennent se mêler aux manifestants", a-t-on précisé à la préfecture de police. A la mi-journée, une dizaine de personnes avaient été interpellé en marge du cortège à Paris et en proche banlieue pour des jets de projectiles, selon elle.
"Le gouvernement nous emmerde (et c’est réciproque)", "Jeunes et insurgés, le monde est à nous", pouvait-on lire sur des banderoles.
"Comment peut on dire ce qu’on pense quand on est étudiant, quand on a 15 ou 16 ans ? On le fait en manifestant sous la pluie, contre la loi, contre les CRS" a dit à un journaliste de l’AFP Jeanne, du lycée Maximilien-Vox.

Manifestations à Paris : des journalistes de LCI pris à partie

TF1, 31 mars 2016 15h11

Les manifestations contre la loi El Khomri ont dégénéré ce jeudi. Jets de projectiles, casse d’abris-bus et de vitrines... À Paris, les échauffourées ont éclaté vers 13h à la porte d’Italie, d’où est parti le cortège. Alors que nos journalistes s’apprêtaient à prendre l’antenne, ils ont été pris à partie par les manifestants. Le caméraman a même été giflé. Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière, regrette ces violences mais ajoute : "S’il n’y avait pas de projet de loi, il n’y aurait pas de manifestation".


Nantes ; affrontements

Nantes : De gros dégâts, 11 interpellations et 3 blessés en marge de la manifestation
20Minutes, 31.03.2016 à 21:59

Le centre-ville de Nantes a été le théâtre de violences tout l’après-midi après la manifestation contre le projet de loi travail...

La manifestation contre la loi travail, qui a mobilisé entre 12.000 et 30.000 manifestants ce jeudi matin à Nantes, a été marquée par d’importants débordements à l’issue du défilé. Quelques dizaines d’individus, le plus souvent masqués ou cagoulés, ont défié tout l’après-midi les forces de l’ordre en centre-ville, lançant des projectiles (pierres, bouteilles…) et dégradant du mobilier urbain. Plusieurs centaines de jeunes étaient présents à leurs côtés pour observer les affrontements.

Déjà un lourd bilan

Les dégâts sont importants. Plusieurs vitrines de commerces, panneaux publicitaires et parois de station de tramway ont été brisés. La façade de l’hôtel de ville de Nantes, ainsi que la permanence du député François de Rugy, ont été vandalisées à la peinture. Deux voitures et plusieurs poubelles ont été incendiées. Quelques véhicules ont été endommagés. Des éléments de chantier ont également été déplacés et détruits. La ville de Nantes a annoncé qu’elle allait déposer plainte.

La police indiquait en fin d’après-midi avoir procédé à huit interpellations pour jets de projectiles ou outrage sur les forces de l’ordre. Tous sont des hommes, âgés de 16 à 20 ans. L’un d’entre eux était en possession d’une batte de baseball. Au moins trois interpellations supplémentaires ont eu lieu en début de soirée. Par ailleurs, deux policiers et un gendarme seraient légèrement blessés.

Les derniers provocateurs repoussés

Après d’ultimes affrontements du côté de la Cité des congrès, de la médiathèque Demy puis des Machines de l’île, les derniers provocateurs semblent, vers 20h45, avoir été repoussés. Au cours de la journée, les forces de l’ordre ont dû utiliser à plusieurs reprises gaz lacrymogènes et canons à eau, en particulier autour de l’île Feydeau et du pont Anne-de-Bretagne.

Les lignes de tramway sont par ailleurs coupées en centre-ville depuis la fin de matinée

Chrono de Ouest-France, 31/03/2016 à 18:30

10 h. Boulevard Gabriel-Lauriol, plusieurs centaines d’étudiants viennent de quitter la faculté des lettres. Ils veulent rejoindre à 10 h 30 la place du Commerce. Ils sont suivis par trois tracteurs emmenés par des anti-aéroport.

10 h 30. Le cortège n’est pas encore parti mais déjà entre 3 000 et 5 000 personnes sont rassemblées à l’intersection de la place du Commerce et du cours des 50-Otages. Au premier rang, les lycéens brandissent des pancartes : « Rose promise chômedu », « 32 heures mon amour », « Ouvriers et étudiants nous vaincrons », « On ne veut pas perdre notre vie à la gagner  ».

11 h 15. Les jeunes sont en tête de cet énorme cortège. Selon certains organisateurs, la barre des 20 000 participants a été franchie.
De la peinture a été projetée sur la mairie, des vitres ont été fracassées. Des premières grenades lacrymo ont été tirées devant l’hôtel de ville de Nantes, rue de Strasbourg.

11 h 30. Les premiers manifestants sont arrivés Tour Bretagne alors que les derniers rallient tout juste la rue de Strasbourg. Parmi les participants : un gros contingent de salariés de l’usine Airbus qui soulignent : « Ca fait longtemps qu’on n’a pas mobilisé autant. »
Le cortège doit regagner la pace Graslin et la place de la Petite-Hollande avant de gagner l’Hôtel-Dieu où des prises de parole auront lieu.

11 h 45. Place Graslin, des individus cagoulés, postés devant les premiers manifestants, ont jeté des canettes sur les CRS. En réponse, des grenades lacrymo ont été envoyées.

12 h 15. Le défilé se sépare en deux parties : les salariés rejoignent le CHU comme prévu où les prises de parole doivent avoir lieu. Les lycéens et les étudiants ont prévu de gagner la gare de Nantes à pied par la ligne 1 du tram. Sur place, des CRS les attendent.
Parmi les manifestants, environ 200 « casseurs » ont été identifiés.

13 h 30. Des barricades ont été installées place du Bouffay par des jeunes qui veulent en découdre avec les forces de police. Des policiers chargent actuellement aux abords de la place jusqu’alors tranquille. Les terrasses de la place ont été rapidement rangées.

14 h 15. Sur la ligne de tram place du Commerce (côté Fnac), des jeunes ont installé un barrage de barrières de chantier et allumé un feu. Les policiers ont sorti des camions munis de lances à eau. Drôle d’ambiance entre les badauds qui prennent leur café en terrasse et les jeunes manifestants qui jouent au chat et à la souris avec les policiers sans qu’il y ait de réels affrontements pour l’instant.
Place du Bouffay, la situation s’est apaisée. Des vitrines ont été brisées. Des bars ont cependant préféré fermer cet après-midi.

15 h 15. Rassemblement de manifestants à Feydeau devant l’Hôtel-Dieu où des jeunes, parfois très jeunes, font face aux policiers, lancent des pierres et des pavés. Les forces de police répondent par des grenades lacrymos. La vitrine de la librairie scientifique a explosé, des poubelles ont été renversées. Le jeu du chat et de la souris continue, chaque partie court dans tous les sens. Situation toujours confuse, électrique et désordonnée.

16 h 30. Une voiture vient d’être incendiée devant le CHU. Sept manifestants ont été interpellés pour jets de projectiles et violences.

16 h. Deux camions à eau ont dispersé la plupart des manifestants réunis à Feydeau, face à l’entrée de l’Hôtel-Dieu. Cependant, une centaine d’irréductibles fait toujours face aux forces de l’ordre. Une voiture a été incendiée.

18 h 30. Plusieurs centaines de personnes continuent d’en découdre avec les forces de l’ordre.

20 h 10. 200 à 300 agitateurs sont actuellement près des Machines de l’Île. Ils utilisent du matériel de chantier pour monter des barricades. Les forces de l’ordre les repoussent.

Neuf personnes ont été interpellées et placées en garde à vue à Nantes, pour jets de projectiles sur les forces de l’ordre ou participation à un attroupement armé avec visage dissimulé.

La préfecture précise que quatre fonctionnaires ont été blessés pendant la manifestation et ont dû quitter leur service.



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