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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Toulouse : expulsion de l’université occupée Jean Jaurès [mis à jour]
Article mis en ligne le 23 décembre 2014
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Université Jean Jaurès : la rentrée après le nettoyage

La Dépêche, 05/01/2015 à 07:47

L’université Jean Jaurès a fait l’objet d’un grand nettoyage après la grève des étudiants et enseignants entre novembre et décembre. Montant de la facture : 200 000 euros.

Dès aujourd’hui, les 27 200 étudiants de l’université Toulouse II-Jean Jaurès devraient retrouver des locaux presque flambant neuf après de longues semaines de conflit qui ont duré jusqu’aux vacances de Noël. Après l’évacuation sur décision du tribunal administratif, le 23 décembre, d’une vingtaine d’irréductibles qui occupaient une petite partie du campus de la faculté, le grand nettoyage a commencé dans les amphithéâtres devenus le théâtre des nombreuses assemblées générales d’étudiants en colère contre le manque de moyens dans les universités. Mais il a fallu aussi nettoyer des salles de cours, le foyer et de nombreux couloirs.

Le conflit a laissé des traces. « Trente jours pour tout souiller et pour tout casser, sept jours pour tout nettoyer », confiait récemment dans ces colonnes un agent des dizaines d’équipes de nettoyage et de peinture qui ont travaillé entre Noël et jusqu’à ce week-end. « Je n’ai jamais vu un pareil acharnement, autant de tags sur les murs. On se demande comment cela est possible, comment on a pu laisser faire ça », avait également confié l’un des membres de SUP Peinture. « C’est pratiquement prêt, tout a été réparé, à l’exception de quelques portes dont la peinture des huisseries a été endommagée, explique Jean-Michel Minovez, président de l’université Jean Jaurès. ça a été un nettoyage – on a rempli l’équivalent deux bennes de détritus et d’ordures – avec désinfection des locaux qui ont été occupés dans des conditions épouvantables en matière d’hygiène. Une opération qui a quand même coûté 200 000 euros à l’université. C’est une contradiction incroyable quand on pense que ces gens qui se battent pour obtenir des moyens supplémentaires ont fini par plomber nos finances. On avait justement décidé l’an passé de faire un effort pour augmenter nos capacités d’autofinancement, c’est raté. »

La protestation en 2015 ? « Certains ont tenté de la relancer, mais je tiens à dire que je serai à nouveau très ferme à ce sujet et si c’est nécessaire, j’utiliserai les mêmes moyens. Je n’accepterai pas de nouvelles dégradations », affirme le président de l’université qui forme le vœu d’obtenir plus de moyens pour l’enseignement supérieur et la recherche. Les matières les plus impactées par la grève des étudiants ont été les lettres, la philosophie et la géographie.

Le chiffre : 200 mille euros

Montant de la facture. L’université Jean Jaurès a payé 200 000 € pour remettre ses locaux en état. Des dizaines d’équipes d’agents de nettoyage et entreprise de peinture ont travaillé sans relâche durant les vacances.

Quelques repères

2 décembre 2014 : Saisi par Jean-Michel Minovez, le président de l’université Jean-Jaurès, pour « occupation illégale du domaine », le tribunal administratif de Toulouse ordonne l’évacuation « sans délai » du campus. Il s’agit notamment du campement sauvage baptisé ZIC, installé à l’entrée de la faculté et de plusieurs salles de cours occupées dans trois bâtiments par des contestataires. Les occupants, sur place depuis le 24 novembre, sont délogés le 23 décembre par la police.

Budget. Le 9 décembre dernier, le conseil d’administration de l’université, investi par des manifestants, ne peut voter son budget. Celui-ci, d’un montant de 170 millions d’euros, doit être réexaminé ce mois-ci.


Université Jean Jaurès de Toulouse : les occupants zadistes évacués ce mardi par les CRS

La Dépêche, 23/12/2014 à 13:16

Ce matin vers 8 heures, les forces de l’ordre ont mis fin à un mois d’occupation des locaux de l’université Toulouse Jean-Jaurès. Suite à l’intervention de la CRS 27 de Toulouse, 16 personnes, étudiants et militants anti-Sivens et contre les violences policières, ont été convoqués en audition libre au commissariat. On leur reproche, en plus de l’occupation illégale, de nombreuses dégradations.Aujourd’hui, nous estimons le coût des dégâts à environ 150 000 €. Des caméras, des tables, des chaises, des serrures ont été dégradées. Par ailleurs, les cinq locaux occupés ont été abondamment recouverts de tags. Les frais de rénovation sont très élevés. Visiblement les occupants étaient dans une logique de casse et de vol”, se plaint notamment Jean-Michel Minovez, le président de la faculté. Les cours devraient reprendre normalement le 5 janvier prochain, après une grosse semaine dédiée au nettoyage.