" />
Slogan du site

Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Bruxelles : Rompons les rangs ! Rassemblement 9 avril place stalingrad [mis à jour]
Article mis en ligne le 4 avril 2016
Imprimer

Toutes et tous au rassemblement ce samedi !

La tension monte dans les rues de Bruxelles. L’État cherche à contenir la situation à coups de militaires, de policiers, de tabassages, d’interdictions de se rassembler, d’intox médiatique… Mais dans la rue, on voit que les journaleux à la recherche d’un nouveau scoop sur « la population bruxelloise » sont pris à partie ; que des centaines de personnes prennent la rue à Molenbeek, malgré la militarisation du quartier, pour riposter à une éventuelle descente fasciste ; que d’autres tentent de se rassembler à la Bourse où la flicaille n’a voulu tolérer le moindre son discordant ; que les escarmouches avec les patrouilles et les militaires viennent ponctuer le quotidien de la militarisation de Bruxelles…

Alors, sautons dans la brèche. Contre toute attente, ce qui semble se dessiner à l’horizon, c’est la possibilité d’un refus toujours plus général de TOUT POUVOIR : ni avec l’État, ni avec le califat. Ni avec les flics, ni avec les partisans de la guerre sainte.

Le combat pour la rue ne vient seulement de commencer. On va devoir se battre pour chaque centimètre d’espace. Le prochain rendez-vous, parmi d’autres prévus et, espérons-le, tant d’autres initiatives, c’est donc le samedi 9 avril : un rassemblement contre la militarisation de Bruxelles. Soyons-là, sans peur ni crainte, chacune et chacun avec ses propres raisons et rêves, pour faire face à l’avenir sombre que le pouvoir est en train de concocter pour Bruxelles.

A samedi !

[Indy Bruxelles, 6 avril 2016]


Rompons les rangs !

Contre la militarisation et le flicage de nos vies

pour gueuler contre l’omniprésence de l’Etat dans le rues et dans les têtes

Contre l’obligation de choisir un camp

qui voudrait nous imposer la soumission et la terreur,
qu’il s’appelle Etat Islamique ou Etat belge

Contre tous les oppresseurs

nos ennemis seront toujours ceux qui détiennent le pouvoir
et se font du fric sur notre dos

Pour la liberté

partout, tout le temps

Rassemblement place Stalingrad
Samedi 9 avril 17h

sans journaflics, ni partis, ni drapeaux

[Affiche, Bruxelles, début avril 2016]


Face à leurs massacres...

… ils voudraient en plus que nous restions confinés chez nous,
à attendre. Mais attendre quoi, au juste ?
Qu’ils déploient des militaires et des flics à chaque coin de rue,
à surveiller aussi nos moindres faits et gestes ?
Qu’en haut, ils retravaillent leurs lois et leurs règlements
pour n’avoir plus aucune limite dans le flicage de nos vies ?

Flics, militaires, politiciens, ils ne sont pas la solution,
mais le problème.

Les massacres commis au nom d’Allah sont insupportables, comme le sont ceux commis au nom de toutes les religions, de vraiment toutes, qu’elles se nomment Argent et Economie, Nation et Etat, Science et Progrès. Tout ce qu’elles ont à offrir ce sont des vies insipides de soumissions.
Il est plus que temps de reprendre goût à la vie.

Il est plus que temps de s’attaquer à tout ce qui veut imposer une autorité aux individus, avant de se faire complètement enfermer.
Il est plus que temps de défricher un chemin qu’ils ne pourront pas récupérer, sans chef ni politicien, où chacun avance à travers l’auto-organisation et l’action directe, vers l’inconnu d’une vie qui vaut la peine d’être vécue.

Au nom de la seule chose qu’on pourrait bien définitivement perdre, la liberté !

[Tract, Bruxelles, début avril 2016]


Qu’ils soient de Daesh ou de l’Etat,
ne laissons pas nos vies entre les mains de soldats.

Ils veulent tous nous imposer leur ordre.

Ripostons leur par notre plus belle arme,
LA LIBERTE !

[Affiche, Bruxelles, début avril 2016]