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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Montréal : émeute suite aux assassinats policiers
Article mis en ligne le 7 avril 2016
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Une manifestation tourne à l’émeute à Montréal-Nord

Radio Canada | 7 avril 2016 à 15 h 13 (extrait)

Une marche pour dénoncer la mort de Fredy Villanueva et de Jean-Pierre Bony a dégénéré mercredi soir à Montréal-Nord : les manifestants ont vandalisé le poste de police 39, ainsi que plusieurs commerces.

La soirée avait pourtant commencé dans le calme vers 20 h au parc Henri-Bourassa, là où Fredy Villanueva a été abattu par des policiers il y a huit ans. Le rassemblement, organisé le jour de l’anniversaire du jeune homme, visait également à honorer la mémoire de Jean-Pierre Bony, un membre de la communauté haïtienne mort par balle jeudi dernier lors d’une intervention antidrogue à Montréal-Nord. Une centaine de personnes étaient sur place.

Par contre, une soixantaine de minutes plus tard, les esprits se sont échauffés au moment où l’événement tirait à sa fin. Un groupe de manifestants s’est séparé du lot et s’est dirigé vers le boulevard Henri-Bourassa.

Les manifestants, dont plusieurs étaient masqués, se sont rendus au poste de police 39 et ont jeté des projectiles, dont des briques, en direction du bâtiment. Ils se sont ensuite dirigés vers un centre commercial, où la vitrine d’une succursale de la BMO a volé en éclats. De plus, six véhicules ont été vandalisés ou incendiés et des ordures ont été brûlées.

Selon nos reporters sur place, aucun policier n’était présent lorsque les manifestants s’en sont pris au poste de police et il a fallu une quinzaine de minutes avant que des agents du Service de police de la Ville de Montréal n’interviennent.

Des représentants des médias ont également été bousculés et menacés par des manifestants, qui se sont finalement dispersés vers 22 h.