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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Montevideo (Uruguay) : attaque incendiaire du club des sous-officiers des forces aériennes
Article mis en ligne le 10 avril 2016
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Il y a longtemps que l’Etat uruguayen montre de manière "subtile" ses mesures de force contre tous ceux qui se révoltent contre le système, visant ainsi à saper la volonté de ne pas rester enfermés chez nous et de sortir à la recherche du monde que nous voulons.

Tant d’arrogance et une telle superbe ne peuvent être ignorées, pour ceux qui sont sensibles et non pas indifférents aux atrocités et au terrorisme du pouvoir.

Face à la menace et à l’outrage du 28 mars 2016 dans le laboratoire du Groupe de Recherche en Archéologie médico-légale de l’Université de Sciences humaines, où des documents relatifs aux disparus sous la dictature de 1973 à 1985 ont été volés, nous avons attaqué à l’aube du mercredi 6 avril avec de l’essence et des molotovs le local du "centre de sous-officiers des forces aériennes".

Il n’y a qu’une issue à ce cycle de violence autoritaire, c’est le conflit dans la rue.

Nous faisons aussi parvenir notre accolade complice aux compagnon-ne-s Mónica
et Francisco arrêtés par l’Etat espagnol.

Qu’aucun rebelle ne reste silencieux !
L’ennemi se combat dans la rue !
Mort à l’Etat et vive l’anarchie !

Lierres noirs

[Traduit de l’espagnol de contrainfo, 10 abril 2016]