" />
Slogan du site

Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Barcelone : opération policière germano-espagnole à la recherche de braqueureuses
Article mis en ligne le 13 avril 2016
Imprimer

[A noter qu’à l’initiative de l’Assemblea Llibertària de Vallcarca, s’est immédiatement tenu un rassemblement le 13 avril à 19h, Plaça del Diamant (métro Fontana). L’affiche se termine par la phrase "Quel crime est-ce de braquer une banque face au fait d’en fonder une ?".]

Lors d’une opération policière effectuée au petit matin ce mercredi à Barcelone, les Mossos d’Esquadra [police autonome catalane] ont arrêté une femme de 35 ans de nationalité italiano-autrichienne accusée d’être liée à des braquages de banques commis en Allemagne

L’arrestation a été effectuée sur la base d’un Mandat européen de détention lancé par l’Allemagne, et la femme sera mise à disposition de l’Audiencia Nacional afin de soient réalisés les procédures pertinentes avec les autorités judiciaires allemandes.

Les Mossos ont travaillé en collaboration avec la Polizei Landeskriminalamt Nordrhein-Westfalen (Allemagne) sur la base d’une commission rogatoire internationale (CRI), qui les a conduit à mener des perquisitions dans trois immeubles de Barcelone, dont un dans le quartier de Horta-Guinardó, et les deux autres à Gràcia.

La CRI a été émise par le parquet allemand pour différents braquages menés dans plusieurs banques de ce pays, lors desquels les auteurs sont parvenus à pénétrer dans les bureaux en intimidant les employés avec des armes à feu. Au fur et à mesure qu’entraient d’autres personnes dans l’établissement, ils leurs attachaient les mains, les retenaient contre leur gré et parvenaient à accéder à la salle des coffres, où ils se s’emparèrent de grandes quantités d’argent en métal.

Les perquisitions ont été menées dans le squat « Bloke fantasma », situé avenue Coll del Portell (Gràcia), dans un squat de la rue Agudells (El Carmel), et dans la rue Ros de Olano, où s’est déroulée une agression.

Selon BTV en effet, un groupe de personnes rassemblé aux abords de la maison occupée a agressé un cameraman de la chaîne de télé, dont ils ont déchiré la chemise puis volé l’équipement d’enregistrement, et ce dernier a du se refugier dans une pharmacie pour échapper à ses assaillants.

[Traduit de l’espagnol à partir du médiaflic ABC - 13/04/2016, 12:24]


Contramadriz, abril 13, 2016

Dans le contexte actuel de durcissement de la loi à tous les niveaux et de hausse de la répression policière contre les mouvements sociaux ; dans le cadre du processus de blindage de l’Etat contre toute tentative de remettre en question et en plein dans une campagne médiatique, policière et politique destinée à terroriser le peuple avec les menaces de terrorisme, aujourd’hui, mercredi 13 avril, à partir de 5h du matin les corps répressifs de l’Etat ont réalisé la dernière attaque en date contre la dissidence.

Des perquisitions ont eu lieu dans le Centre Social Occupé Blokes Fantasma, dans le quartier de la Salut, dans un domicile dans la rue Ros de Olano de la Vila de Grácia et dans une maison dans la rue Agudells, dans le quartier du Carmel où une personne a été arrêtée et emmenée au commissariat de las Corts, dans l’attente que son avocat ait accès aux accusations contre elle, inconnues pour l’instant.

L’opération est coordonnée par le tribunal Central l’Instruction 3 de l’Audiencia Nacional espagnole et selon une note rendue publique par le département de communication de la Police de Catalogne peu après le début du déploiement policier, elle répond à une commission rogatoire émise par un tribunal allemand.

Mais quelle que soit la provenance de l’ordre, quel que soit le prétexte, ils ne nous trompent pas quant à leurs intentions : ce qu’ils veulent, c’est normaliser leurs pratiques totalitaires, ils veulent nous habituer au fait qu’ils défoncent nos portes avec n’importe quelle excuse, ils veulent que cela ne nous étonne plus de voir la ville militarisée, avec les rues coupées et des flics masqués avec des fusils d’assaut en main. Ils veulent que nous ayons peur et nous taisions ce que nous savons et ce que nous pensons.

Nous ne pouvons pas le permettre, ils ont déjà tout pris, il ne nous reste qu’à perdre la peur et à prendre les rues, n’oublions pas : elles ont toujours été à nous !
Les seuls terroristes que nous ayons vus sont l’Etat capitaliste et ses mercenaires (juges, mossos et autres)

Ni domestiqué-e-s, ni bâillonné-e-s. SOLIDARITE REBELLE

Hiedra Negra, Assemblée libertaire de Vallcarca.

Manifestation en refus des perquisitions et de l’arrestation. 19h Place du Diamant.
« Quel délit est-ce que de voler une banque comparé au fait d’en fonder une ? » B. Brecht.

Nous souhaitons rappeler que simultanément est en train d’avoir lieu sur l’ensemble du territoire la quatrième phase de l’Opération Araña (dans les phases antérieures, en 2015 et 2016, 56 personnes ont été arrêtées) qui a conduit à l’arrestation d’au moins 7 personnes pour exprimer leurs opinions sur les réseaux sociaux. Autre exemple de l’élimination brutale des libertés que nous vivons actuellement.