" />
Slogan du site

Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Rennes : saccage du siège du Medef
Article mis en ligne le 15 avril 2016
Imprimer

Bureaux saccagés à Rennes : le Medef porte plainte

Ouest France, 14/04/2016 à 19:13

Une soixantaine de manifestants, dont certains cagoulés, ont saccagé les locaux du Medef ce matin à Rennes. Un plainte a été déposée.

L’union des entreprises 35 (le Medef d’Ille-et-Vilaine) a porté plainte cet après-midi pour le saccage de ses locaux jeudi midi. Une petite centaine de manifestants, venant de Rennes 2, s’est présentée vers 11h30 devant les locaux du patronat, allée du Bâtiment. Trois sont d’abord entrés dans le hall, avant d’être suivis par le reste du groupe. « Ils sont arrivés à 60, témoigne Hervé Lejeune, délégué général de l’Union des entreprises 35. Ils étaient cagoulés et certains étaient armés de battes de baseball et de pioches. J’ai tout de suite demandé aux collaborateurs, une cinquantaine de personnes, de se protéger dans les bureaux en fermant à clé. Les manifestants ont alors commencé à tout saccager ».

« Ils balançaient les tables »

Les dégâts sont importants : contenus des armoires vidés dans les couloirs, vols d’ordinateurs et de micros, caméras de surveillance cassées, standard et accueil saccagés. Les manifestants ont aussi lancé des tables par les fenêtres, au-dessus des voitures stationnées sur les parkings.Hervé Lejeune a eu très peur « notamment pour les collaborateurs qui s’étaient réfugiés dans les bureaux. Les manifestants essayaient de forcer les portes en hurlant. De nombreux collègues ont été traumatisés par ce déchaînement de violence qui n’a plus rien à voir avec le retrait de la loi travail. C’est inadmissible ».