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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Marseille : Un petit retour sur la manif sauvage nocturne du 16 avril
Article mis en ligne le 18 avril 2016
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MIA, 17 avril 2016

Après pas mal d’heures assis à la nuit debout (?!), quelques personnes prennent la parole pour appeler à un départ en manif sauvage. Une bonne partie de l’assemblée se lève pour un petit tour en ville...

Deux cent personnes descendent la rue Estelle vers 23h30 aux cris de "grève, blocage, manifs sauvages", "Marseille, debout, soulève-toi", "loi, travail, retrait des deux". La manif se dirige vers le local du PS, qui a été recouvert de petits mots, et dont les vitres sont très très blindées. Pas de pause trop longue, départ vers le petit local bien planqué du front national, pas loin de la place Castellane. Rideaux baissés, et quelques passants autour qui encouragent la manif, voire la rejoignent pour un petit bout de chemin.

On repart direction la plaine, cette fois-ci vers la rue Navarin. Et cette fois-ci, les fachos de l’action française n’ont pas de CRS pour protéger leur local. Dont les vitres ne sont pas blindées, et dont la porte est rapidement détruite, au cri de "Pas de fachos dans nos quartiers, pas de quartier pour les fachos" et avec le sourire des habitants du quartier qui voient tout ça se dérouler.

Toujours en criant des slogans sur la loi El-Khomry, le travail, contre la police, la manif rejoint rapidement la plaine, puis le cours Julien, ou la nuit debout suit son cours.