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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Brest : la manif nocturne s’en prend aux banques
Article mis en ligne le 18 avril 2016
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Brest. Des agences bancaires prises pour cibles

Le Télégramme, 18 avril 2016

Un groupe d’une cinquantaine d’individus masqués et pour certains déguisés s’en est pris, samedi soir, à une demi-douzaine de façades de banques et de distributeurs de billets de la rue Jean-Jaurès, à Brest. Le préjudice se chiffre à plusieurs dizaines de milliers d’euros.

L’action se préparait depuis quelques jours. Le projet bruissait dans les rangs du collectif contre la loi Travail, concentré place Guérin, à Brest. « Faire une action contre les symboles du capitalisme ». Un cortège d’une cinquantaine d’individus s’est ainsi retrouvé au milieu de la rue Jean-Jaurès, samedi, peu après 22 h 30.

À visages masqués

Vêtus de noir, arborant des banderoles en début et fin de cortège, des participants ont pris pour cibles les façades des agences bancaires et leurs distributeurs automatiques de billets. Slogans « anticapitalistes » et pétards pour égayer une action nocturne et inédite à Brest. Les manifestants s’étaient organisés pour ne pas être reconnaissables, surtout les personnes qui ont badigeonné les agences bancaires. Les grandes banderoles du cortège masquaient ceux qui déversaient la peinture sur les façades et les distributeurs de billets. Des coups dans les vitrines étaient assénés au fur et à mesure de la progression du cortège, rue Jean-Jaurès.

Dispersés à 23 h

Autour de 23 h, les manifestants étaient stoppés par les forces de police dans le bas de la rue Jean-Jaurès, avant que le groupe ne se disperse dans les rues adjacentes. Des contrôles de police étaient effectués dans la foulée sur le secteur et une enquête pour retrouver les auteurs de ces dégradations démarrait aussitôt. Diverses inscriptions - « anticapitalistes », des « fermés », « burn out général » - mais aussi des coeurs cyniquement dessinés sur les façades d’agences étaient les marques de cet épisode de dégradations organisées. Hier matin, les usagers devaient rejoindre la place de la Liberté ou la rue de Siam pour trouver un distributeur de billets en fonctionnement.