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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

[Publication] : Hourriya, Cahiers anarchistes internationalistes
Article mis en ligne le 8 mai 2016
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[Reçu par mail]

A travers la publication d’une série de petits cahiers, "Hourriya" est un nouveau projet d’édition international qui se propose de participer à l’approfondissement des idées anarchistes. Les différentes contributions traiteront aussi bien d’expériences comme celle vécue en Syrie par des compagnons d’Alep, que de questions précises comme celles sur l’organisation informelle, l’imprévu ou la science de la domination, sans hésiter parfois à effectuer des retours historiques. Les "Cahiers anarchistes internationalistes" s’appuieront donc autant sur des textes déjà publiés ailleurs que sur d’autres, écrits spécialement pour l’occasion, tout en étant toujours augmentés de préfaces (et de postfaces selon les contextes) inédites.

Uniquement disponibles sur papier et au prix de 2 euros, ils paraîtront plusieurs fois par an et en plusieurs langues, dont notamment le français, l’allemand et l’anglais. Pour toute commande et informations complémentaires, on peut se rendre sur https://hourriya.noblogs.org

Le cahier n°1, d’avril 2016, est titré "Echos révolutionnaires de Syrie. Conversations avec deux anarchistes d’Alep" et fait 134 pages. Le cahier n°2, de mai 2016, "Affinité et organisation informelle", vient d’être imprimé et fait 96 pages. Voici un aperçu de leur contenu, extrait de leur 4e de couverture :

n° 1 – Échos révolutionnaires de Syrie. Conversations avec deux anarchistes d’Alep

La conversation qui suit est un aperçu des conditions vécues par des individus qui ont tenté de se libérer du système de l’hypocrisie sociale et de la mentalité d’obéissance. Cette expérience qui est la nôtre est encore fragile, elle est à peine née.

Pendant la révolution, et même à présent, la difficulté a résidé dans notre incapacité à observer clairement le pouvoir intrinsèquement autoritaire à l’intérieur de la société, un pouvoir incarné par l’Etat. Cela nous a alors empêché – et nous empêche toujours – de gratter les couches derrière lesquelles il se cachait, pour le combattre dans son essence nue.

n° 2 – Affinité et organisation informelle

Si la question n’est plus de comment organiser les gens pour la lutte, elle devient comment organiser la lutte. Nous pensons que des archipels de groupes affinitaires, indépendants les uns des autres, qui peuvent s’associer selon des perspectives partagées et des projets concrets de lutte, sont la meilleure manière pour passer directement à l’offensive.
Cette conception offre la plus grande autonomie et le plus large champ d’action possible. Il est nécessaire et possible de trouver des manières de s’organiser informellement qui permettront la rencontre entre des anarchistes et d’autres rebelles, des formes d’organisation qui ne sont pas destinées à se perpétuer, mais sont orientées vers un but spécifique et insurrectionnel.