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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Belgique : mutineries dans les prisons de Merksplas, Andenne, Lantin, Anvers,... les militaires envoyés en renfort...C’est maintenant qu’il faut agir !
Article mis en ligne le 9 mai 2016
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[Affiche] Prisons en émeute, quartiers sous tension, exploités en colère - ATTAQUONS sur tous les fronts

Indy Bruxelles, 08/05/16

Prisons en émeute, quartiers sous tension, exploités en colère...
ATTAQUONS SUR TOUS LES FRONTS

«  On est enfermés comme des rats . L’hygiène est déplorable, ça pue dans les cellules. » Depuis le début de la grève des gardiens, qui dure depuis 13 jours, les détenus ne sortent plus de leurs cellules. Pas de douches, pas de préau, pas de visites, pas d’activités, parfois même pas de repas ni de médicaments. Il y en a qui tombent malades, qui attrapent des infections, qui pètent les plombs. Enterrés vivants, 24h sur 24, on les laisse pourrir.

« On est à deux doigts de l’émeute. » Partout, dans toutes les taules, c’est le même son de cloche. Les prisonniers s’apprêtent à passer à la meilleure chose qu’ils peuvent faire maintenant : défoncer les cellules et détruire les taules. Dans les prisons de Tournai, Arlon, Huy, Lantin, Andenne… des incidents ont déjà éclatés : incendies de cellules, inondations des ailes, saccages des couloirs.

« C’est du jamais vu ». Ce samedi 7 mai, une mutinerie dévastatrice a secouée la prison de Merksplas (Anvers). Des ailes entières ont été démolis et incendiés par les prisonniers insurgés. Des murs ont été rasés au sol, des grillages abattus, les sections saccagées.

C’est maintenant qu’il faut agir. Les prisons sont à deux doigts d’exploser, les quartiers infestés par les militaires et les flics grondent, la colère des exploités menace de lancer un nouvel assaut contre ce gouvernement.

C’est maintenant qu’il faut agir. Exprimez votre solidarité avec les détenus en révolte. Donnez corps et âme à votre ras-le-bol. Brisez le quotidien de résignation. Lancez un défi sublime au pouvoir : le défi de la liberté et de la solidarité.


Mutinerie à la prison de Merskplas - "Plusieurs pavillons rasés au sol"

La cavale, 8 mai 2016

A la fin de la promenade du soir, au moins 170 détenus ont refusé de quitter le préau à la prison de Merksplas (Anvers). Ils ont commencé à saccager le préau, s’affronter aux gardiens (qui se sont réfugiés). Ensuite, c’est la mutinerie générale : les détenus qui étaient dans d’autres ailes encore en cellule, ont mis le feu, ont défoncé les portes des cellules et ont commencé à saccager l’ensemble de la taule.

La mutinerie à duré jusqu’à 6 heures du matin. Plusieurs pavillons (la prison de Merksplas consiste de pavillons) ont été "rasés au sol", des murs ont été abattus, les couloirs des ailes saccagés, les grillages détruits,... "Les ravages sont énormes, c’est du jamais vu." La police fédérale et les unités d’intervention spéciales ont envahi la prison, déclenchant des affrontements à coups de pierres et de corps à corps avec les détenus insurgés.

Un détenu s’est évadé pendant la mutinerie, mais il a été repris dans les champs autour de la prison. Comme une grande partie de la prison est littéralement détruite, au moins 100 détenus ont été transférés en urgence vers d’autres établissements pénitentiaires.

Rasons les murs des prisons !
Solidarité avec les révoltes dans les prisons !

[Pour l’instant, 53 détenus ont été transférés vers une autre prison après le soulèvement samedi à la prison de Merksplas. Dans le courant de la journée, 45 autres suivront, indique dimanche l’administration pénitentiaire. (presse quelconque)]


Des troubles éclatent également dans la prison de la ville d’Anvers [l’autre prison de la ville]

Belga, dimanche 8 mai 2016, 23h46

Plusieurs dizaines de détenus ont déclenché une émeute dimanche soir dans la prison d’Anvers, située rue des Béguines , a fait savoir la police locale de la Métropole à l’agence Belga. Des renforts ont été appelés entre 21 et 21h30 après que les prisonniers ont refusé de réintégrer leurs cellules.

La police a ouvert le dialogue avec les détenus, dont on ignore les motivations. Ces troubles surviennent au lendemain d’un soulèvement important de la prison de Merkplas, où quelque 170 prisonniers ont détruit du mobilier et bouté le feu à plusieurs endroits après la promenade du soir.


Détruire les prisons - Incendies à la prison d’Andenne et Lantin

Lacavale, 8 mai 2016

Des nouvelles franchissent les murs des prisons et appellent à une solidarité immédiate et offensive en dehors des murs.

A la prison d’Andenne, des incendies allumés par des détenus ont causé de gros dégâts à l’infrastructure pénitentiaire. C’est au cri de "Liberté" que des prisonniers en colère saccagent la taule. On peut regarder une petite vidéo tournée depuis l’intérieur ici : http://www.dailymotion.com/video/x4989k2_a-l-interieur-d-une-prison-belge_news

A la prison de Lantin, le saccage de la taule a commencé. Des détenus ont démoli portes des cellules, couloirs, grillages et ont allumé des incendies au sein de l’établissement.

La grève des gardiens se poursuit, les syndicats des matons ayant rejeté le protocole d’accord proposé par le gouvernement. Entretemps, les principales centrales syndicales de la police appellent de leur côté aussi à la grève et encouragent les policiers à refuser d’encore remplacer les gardiens.


Seulement quarante militaires seront finalement déployés dans les prisons en grève de Saint-Gilles et de Lantin.

La libre belgique, lundi 09 mai 2016 à 20h16

Seulement quarante militaires seront finalement déployés dans les prisons en grève de Saint-Gilles et de Lantin.

La coalition dirigée par Charles Michel, qualifiée de kamikaze, puis de suédoise, devient-elle la coalition kaki ? Jamais un gouvernement, au cours des législatures récentes, n’avait recouru à l’armée de façon aussi spectaculaire. Après avoir déployé des forces dans les rues de Bruxelles, en réponse à la menace terroriste, l’exécutif fédéral a pris une autre décision inédite : envoyer des militaires dans les prisons, pour compenser la grève des gardiens.

Le gouvernement a cependant opté pour une mobilisation réduite. Dimanche soir, semble-t-il, le comité ministériel restreint avait envisagé de réquisitionner six pelotons, soit 180 militaires. Une série de contacts l’ont convaincu, lundi, de réduire la voilure. Seuls 40 militaires ont finalement été réquisitionnés. Les effectifs ont été affectés aux prisons de Lantin, en province de Liège, et de Saint-Gilles, en Région bruxelloise. "Mais la situation est évolutive", précise le porte-parole de la Défense nationale.

A Lantin, les soldats sont arrivés en milieu de journée. Ils ont commencé par reconnaître les lieux et s’entretenir avec la direction de l’établissement. "Pour eux, c’est une grande première, témoigne une source pénitentiaire. La mise en place est plus difficile que pour les policiers, malheureusement habitués à venir en prison."

Une mission de surveillance

Quelle sera au juste la mission de l’armée ? Si le cabinet du Premier ministre a évoqué un travail de "soutien humanitaire", un flou régnait toujours, lundi soir, sur ce que feront et ne feront pas les militaires. Selon Patrick Cansse, permanent syndical CGSP-Défense, le rôle des soldats se bornera à "une mission de surveillance". "C’est un peu comme l’opération Vigilant Guardian, qui prévoit la présence de militaires en rue. Le protocole est d’ailleurs le même. On se limite à de la surveillance, sauf qu’au lieu d’être à l’extérieur, les effectifs seront à l’intérieur."

Une certitude : les militaires ne seront pas armés. Matraques et sprays constitueront leurs seuls moyens de coercition. Il est également convenu que les soldats n’entrent pas en contact avec les prisonniers. Depuis le déclenchement de la grève, il y a quinze jours, ces derniers sont privés de visites, de douches, de préau, parfois de papier toilette, leurs vêtements ne sont plus lavés, un seul repas par jour leur est livré… L’envoi de l’armée modifiera-t-il la donne ? "Difficile à dire, répond Patrick Cansse. En reprenant la mission de surveillance, les militaires vont libérer certains policiers, ce qui permettra peut-être à ceux-ci d’effectuer un travail plus proche de celui assuré en temps normal par les gardiens. Les militaires sont juste là en support, en troisième ligne."

Même limitée, l’opération marquera un tournant symbolique. "L’arrivée des militaires est un signal très difficile à interpréter, commente Marc Dizier, directeur de la prison d’Andenne et président de l’association des directeurs de prison francophones. Agent pénitentiaire, policier et militaire, ce sont trois métiers distincts. Les militaires, ils sont là pour faire la guerre, même si en Belgique, par chance, ça n’arrive pas souvent. Je ne vois pas bien le point commun avec le travail des agents pénitentiaires, dont l’arme exclusive est le langage et la qualité de contact avec les détenus."


Grève dans les prisons : le gouvernement réquisitionne l’armée pour soutenir les prisons en Wallonie et à Bruxelles

Belga, 8 Mai 2016 à 21h28

A l’issue d’une réunion d’urgence organisée après le rejet par les gardiens de prison d’un protocole d’accord pour sortir de cette grève dure, le gouvernement « a décidé de réquisitionner l’assistance de l’armée, en vue de fournir un soutien humanitaire supplémentaire dans les prisons bruxelloises et wallonnes », a indiqué le cabinet du Premier ministre Charles Michel dans un communiqué.

Six pelotons de chacun 30 militaires seront appelés dès lundi, selon le communiqué. Ils devront assurer des services de base aux détenus comme la distribution des repas, les sorties ou les visites, qui n’étaient plus toujours fournis du fait de la grève entamée le 25 avril, a précisé la télévision publique flamande VRT.

« Cette décision est nécessaire parce que les directions, les non-grévistes, la protection civile et la Croix Rouge sont sur le pont sans discontinuité depuis 12 jours dans les circonstances extrêmement difficiles causées par la grève générale », explique le communiqué.

« L’assistance doit précisément permettre d’améliorer la situation des détenus dans les prisons impactées au niveau des droits de base », poursuit le texte, alors que la justice, saisie par des détenus excédés d’être privés de sortie, de parloir et parfois même de douche ou de repas, a condamné l’Etat belge à trois reprises en fin de semaine.

La mesure a immédiatement été critiquée par l’Association des directeurs des prisons francophones. « Voir l’armée dans les prisons, cela me fait penser aux heures noires de l’Europe de l’Est ou aux heures actuelles d’une certaine Russie ou de la Corée du Nord », a réagi son président Marc Dizier, également directeur de la prison d’Andenne (sud).

« Effectivement, nous avons besoin d’aide », a-t-il ajouté. « Les détenus ont besoin de sortir de leur cellule pour aller au préau, recevoir des visites familiales (...) Mais je n’imagine pas une seule seconde que ce soient des militaires qui puissent faire le travail ».

La grève, pour protester contre la baisse du nombre d’agents, est très suivie en Wallonie et à Bruxelles, où la surpopulation carcérale est plus importante qu’en Flandre (nord).

Une prison flamande, à Merksplas (nord) a par ailleurs été le théâtre d’une violente rébellion dans la nuit de samedi à dimanche, sans lien toutefois avec la grève. Quelque 170 détenus ont refusé de regagner leur cellule et incendié certains locaux, ce qui a ensuite nécessité l’évacuation vers d’autres établissements d’une centaine de prisonniers.


fichiers joints

  • Affiche "Prisons en émeute, quartiers sous tension, exploités en colère - ATTAQUONS sur tous les fronts", A3, Bruxelles, 8 mai 2016
  • Merkplas

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