" />
Slogan du site

Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Nîmes (Gard) : Joli bordel devant le centre de rétention !
Article mis en ligne le 10 mai 2016
Imprimer

[reçu par mail, Lun 9 mai 2016]

Joli bordel devant le centre de rétention de Nîmes ce samedi !

Une centaine de personnes se sont rassemblées ce samedi 7 mai devant le Centre de rétention de Nîmes, répondant à un appel lancé afin de protester contre les centres de rétention et l’enfermement des exilé.es en Europe.

En quelques minutes l’ambiance était là : pétards, tambours et casseroles ont tout de suite permis de faire un chouette boucan. La barrière de l’entrée et les clôtures ont subi un assaut déterminé de la part des manifestants, tapant dessus à coups de pied, de poing, ou de cailloux, avant d’être rapidement repeintes par de jolis slogans (voir photos en PJ).

La circulation a été ralentie ou bloquée devant le centre et sur la rocade passant juste à côté. Celui-ci se situant dans une zone commerciale plutôt fréquentée un samedi après-midi, cela a rajouté pas mal de bordel dans ce joyeux rassemblement...

Plus de 400 tracts ont été distribués aux automobilistes qui pour une grande majorité se montraient favorables, voire encourageaient, cette action de soutien aux personnes enfermées à cause d’un problème de régularité dans leurs papiers.

Un certain nombre d’entre eux/elles, passant pourtant régulièrement ou tous les jours devant le centre, ne remarquaient pas l’existence du bâtiment, ne connaissaient pas sa fonction. Par ce rassemblement, ce lieu d’enfermement a pu être rendu visible, pour quelques heures au moins... Il a peut être aussi permis de rattacher pour certain.es la question de la "crise migratoire", rendue trop souvent lointaine et abstraite par le biais des informations crachées en masse par les médias, à une réalité proche de chez eux/elles. Peut être a t-il a pu apporter pour d’autres un geste de solidarité concrète, une possibilité d’agir...

La morosité et l’aseptisation régnant habituellement dans ce lieu a été chamboulée. Et si pour beaucoup des personnes présentes, ce fut un beau moment permettant de libérer un peu de rage, d’exprimer de manière collective un refus des politiques fondées sur la peur de l’autre et sur la marchandisation de l’être humain, la réalité de l’enfermement, la gestion et le contrôle des individus reste cependant cruellement
présents.

Ce rassemblement n’était donc qu’une action reliée à beaucoup d’autres, souhaitant s’articuler parmi celles permettant de nous opposer à ce monde fait de murs et de frontières, de lutter pour l’abolition du règne marchand et autoritaire.