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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Belgique : sabotages de cheminots lors de la grève et dissociations syndicales
Article mis en ligne le 2 juin 2016
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Grèves : plusieurs actes de sabotage sur le réseau ferroviaire en Wallonie

Belga, 1 juin 2016, 16h40

Six actes de sabotage ont été comptabilisés depuis 06h00 mercredi, dont certains étaient toujours en cours vers 10h00 à plusieurs endroits du réseau ferroviaire wallon , indique un porte-parole du gestionnaire de l’infrastructure Infrabel, qui condamne les faits. Ceux-ci interviennent alors que la grève du rail se poursuit.

Pétards d’alerte et courts-circuits

Ces actes étaient notamment des pétards d’alerte posés sur les voies, qui enclenchent automatiquement le freinage d’urgence, précise Infrabel, ainsi qu’un drapeau rouge sur les voies, qui enclenche également ce freinage.

Des courts-circuits [à l’aide de câbles sur les voies] ont également été provoqués pour brouiller les signaux. Ces faits ont été notés à Flawinne, Renaix, Waterloo, Châtelet et La Louvière-Sud, « où des grévistes ont aussi été signalés sur les voies ».

Infrabel juge ces actes « irresponsables et scandaleux » et « se réserve le droit de poursuivre les auteurs qui mettent la vie de personnes en danger ». « On a déjà vu des blessés durant un freinage d’urgence », ajoute Infrabel.


Et les dissociations syndicales...

Belga, 01 juin 2016 à 20h59 (extrait)

Tout en déplorant les actes de sabotage perpétrés mercredi matin sur le réseau ferroviaire en Wallonie, Michel Abdissi, secrétaire général de la CGSP Cheminots s’est dit "quasiment persuadé" que ceux-ci n’étaient pas le chef des affiliés de la CGSP Cheminots : "les cheminots sont conscients de l’importance de leur outil de travail".

Marianne Lerouge, responsable générale du secteur rail de la CSC Transcom, qui ne connaissait pas la teneur des actes commis, a de son côté insisté sur l’aspect "émotionnel" de la grève, ce qui peut selon elle expliquer des modes d’expression malencontreux de toutes parts.

"On ne peut jamais approuver du sabotage. Nous pendrons les mesures qui s’imposent", ont également affirmé Ludo Sempels, de l’Acod Spoor (équivalent flamand de la CGSP Cheminots) et Luc Piens, de l’ACV Transcom (équivalent flamand de la CSC Transcom).

"Le mot sabotage est exagéré. Infrabel grossit les événements pour discréditer notre mouvement", s’est toutefois irrité un permanent syndical de la CGSP Cheminots.

D’après Infrabel, six actes de sabotage ont été comptabilisés mercredi tôt matin. Des pétards d’alerte ont été posés sur les voies, ce qui enclenche automatiquement le freinage d’urgence. Des courts-circuits ont également été provoqués pour brouiller les signaux.


Infrabel dépose plainte après la diffusion d’un tract incitant à des sabotages sur le rail

La Libre, 30 mai 2016 à 19h43

Le gestionnaire du réseau ferroviaire Infrabel a déposé une plainte après qu’un individu se présentant comme anarchiste ait diffusé, via les réseaux sociaux, un tract incitant à commettre des actes de sabotage sur le rail. Le document en question est diffusé, depuis quelques jours, par un certain Peter Terryn, qui se présente comme un anarchiste. Ce tract, en néerlandais, a notamment comme en-tête les phrases suivantes : "à partir du 31 mai : grève générale. La grève est de durée indéterminée, jusqu’à la chute du gouvernement. Ce gouvernement doit partir, maintenant ! Que pouvez-vous faire ? Bloquer les chemins de fer et les trains".

Infrabel n’a pas tardé à réagir : le gestionnaire du réseau a pris contact avec la police des chemins de fer et déposé plainte. Un contact a également été pris avec le parquet. "Nous prenons cela très au sérieux", déclare un porte-parole d’Infrabel, soulignant le danger que cela fait peser sur la sécurité ferroviaire.

Lors de grèves tournantes organisées en octobre 2015, Infrabel avait constaté une vingtaine d’actes de sabotages et également déposé plainte.

De son côté, le PTB/PVDA conteste que Peter Terryn soit membre du parti d’extrême gauche et se distancie de ce type d’appels aux sabotages. "Nous gardons notre distance par rapport à ce genre d’appels anarchistes, pour nous, cela n’est absolument pas permis. Nous nous distancions totalement de cela. Les chemins de fer sont déjà suffisamment sabotés par le gouvernement et les mesures d’économies", estime le président du PTB/PVDA, Peter Mertens.

Sur le rail

Environ 70% des trains circulaient en Flandre vers 16h00 lundi, mais Infrabel constate des changements par rapports aux jours précédents. L’axe Ostende-Gand-Bruxelles est notamment plus touché par la grève, puisqu’à peine un train sur quatre y circule. "L’heure de pointe du soir s’annonce encore une fois plus compliquée que celle du matin, comme nous l’avions remarqué jeudi et vendredi", précise Frédéric Petit d’Infrabel. "Sur la ligne entre la côte et Bruxelles, seuls 25% des trains roulent." Cette ligne n’était pas impactée lors des jours précédents.

Sur la ligne Anvers-Bruxelles, 80% des trains sont en circulation, soit davantage que précédemment, et la moitié entre Courtrai et Bruxelles, tout comme sur l’axe Liège-Louvain-Bruxelles. Moins de la moitié des trains sont aussi assurés vers et depuis l’aéroport.

En Wallonie, environ un quart des trains circule.