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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Paris : Bref récit de la brève manif antifasciste
Article mis en ligne le 5 juin 2016
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Bref récit de la brève manif antifasciste

Paris-luttes, 4 juin 2016 | Maj le 5 juin

Ce samedi 4 juin, une manif antifasciste était appelée, au départ de Stalingrad. Quelques milliers de personnes, beaucoup en mode black bloc, prennent le quai de Valmy dans une ambiance offensive...

Fumigènes, tags et affiches sur tous les murs, des vitrines de magasins de bourges (notament Sandro, et Antoine & Lili, qui marquent la gentrification du quartier) et agence immobilière sont brisées.

Non loin de l’endroit où la voiture de police a brûlé le 18 mai dernier, des slogans sont entonnés : "Solidarité avec les inculpé-e-s de la voiture brûlée", "Nous sommes tou-te-s des crameurs de voitures", "Nous sommes tou-te-s des enfants des casseurs".

Sur les murs, beaucoup de tags antifa/ACAB et principalement des slogans hostiles à la police. Au niveau de la rue des Vinaigriers, les CRS en force bloquent l’avancée de la manif. Des affrontements suivent, les flics sont caillassés et ripostent à la lacrymo.

Une voiture de la mairie de Paris est retournée et mise en travers de la rue. Les CRS ont vite des renforts et bloquent complètement l’avancée de la manif. Ils bloquent aussi les deux ponts piétons entre les rues des Récollets et des Vinaigriers, puis le croisement entre quai de Valmy, rue des Récollets et rue Lucien Sampaix.

Si une grande partie des manifestant-e-s a réussi à se disperser avant la nasse, quelques centaines sont bloqué-e-s sur le quai de Valmy, tandis que des CRS ont envahi le square Villemin à la recherche de manifestant-e-s et ont fini par l’évacuer et le fermer.

De longues heures après, les manifestant-e-s étaient toujours nassé-e-s sur le quai de Valmy, tout au bord du canal Saint-Martin...

Beaucoup de personnes ont été arrêtées, principalement parce que mineures et/ou sans papiers d’identité, embarquées dans un bus à priori en direction du commissariat du 10ème**, info à confirmer : un rassemblement de solidarité aux manifestant-e-s nassé-e-s/arrêté-e-s est en cours [samedi 4 juin] rue des Recollets près de la gare de l’est.

**Ndlr : Quatre-vingt-dix personnes ont été interpellées samedi, puis libérées, après des échauffourées entre manifestants antifascistes et policiers lors d’une marche en mémoire de Clément Méric, tué il y a trois ans lors d’une rixe avec des skinheads, a indiqué dimanche la préfecture de police.
Parmi les interpellés, quatre personnes avaient été placées en garde à vue : une pour outrage et rébellion, deux pour participation à un attroupement armé après sommation, et une pour participation à un attroupement armé après sommation et refus de se soumettre au relevé d’empreintes, a-t-on précisé de même source.
(Europe 1, 10h48, le 05 juin 2016)