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Slogan du site

Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Tours (Indre-et-Loire) : "Les Nations sont un bordel" [mis à jour]
Article mis en ligne le 27 juin 2016
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La faculté des Tanneurs a été recouverte de tags dans le week-end. Une centaine d’inscriptions sur la liberté, le gouvernement, la police ou encore le capitalisme ont été découvertes par la direction. Trois étages ont été tagués.

Tours : la faculté des Tanneurs taguée, le montant des dégradations estimé entre 50.000 et 70.000€

France Bleu Touraine lundi 27 juin 2016 à 17:46

Des citations d’ouvrages de Georges Orwell (1984) ou d’Aldous Huxley (Le meilleur des mondes), mais aussi des messages comme "A mort l’état, les flics et les patrons", "Pouvoir au peuple" [sic] ou "All cops are bastards (tous les flics sont des bâtards, NDLR)". En tout, plus d’une centaine de tags, écrits en noir ou en rouge, sur les murs ou au plafond, et sur trois étages du bâtiment des Tanneurs. Du jamais-vu selon le personnel de l’université. On y retrouve aussi quelques tags qui visent personnellement le directeur de l’UFR Arts et sciences humaines, Bernard Buron, et également le logo des anarchistes.

Les auteurs des tags se seraient laissés enfermer vendredi soir dans les locaux. Impossible de savoir pour l’instant s’il s’agit d’étudiants ou non mais les relations entre mouvements anti-Loi Travail et direction étaient plutôt cordiales. Malgré un climat social tendu en France depuis quelques mois, il n’y avait pas eu d’incident à déplorer à Tours. Ces dégradations devraient coûter entre 50.000 et 70.000€ à l’université François Rabelais. La peinture du rez-de-chaussée du site venait d’ailleurs d’être refaite en raison, déjà, de quelques tags.


Tours : une centaine de tags découverts à l’université sur le site des Tanneurs

La Nouvelle République, 27/06/2016 09:35

Ce lundi à Tours, une centaine d’inscriptions ont été découvertes sur les murs, dans les couloirs de plusieurs étages du site des Tanneurs de l’université François-Rabelais. Des inscriptions parlant d’esclavage, de liberté et fustigeant pour certains l’état d’urgence.

Le message n’est pas très clair, ce lundi matin, sur les murs à l’intérieur de l’université des Tanneurs. Inscrites à la bombe rouge, une centaine d’inscriptions ont été découvertes dans les couloirs. On note une citation de l’ouvrage d’Orwell "1984", et d’autres slogans : "Pourquoi la liberté est-elle un privilège ?" ; "Les Nations sont un bordel..." et un autre interpelant Bernard Buron, le directeur de l’UFR Arts et Sciences Humaines. Sur certaines, le "A" encerclé cher aux anarchistes...

La direction a découvert ces inscriptions samedi matin. Le personnel administratif était sous le choc, ce lundi, en découvrant ces inscriptions présentes sur plusieurs étages. Il n’y a aucune trace d’effraction. Il est probable que le ou les auteurs des tags se soient laissés enfermer dans le bâtiment vendredi soir.