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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Besançon (Doubs) : On n’a pas de tickets, mais on a des pavés !
Article mis en ligne le 21 juillet 2016
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Besançon : On n’a pas de tickets, mais on a des pavés !
Ou quand le mot “incontrôlables” prend tout son sens…

Le chat noir émeutier, 2016/07/21

Comme souvent, le dernier tramway en direction du quartier des 408 et de Planoise fait régulièrement l’objet de contrôles accrues par les chiens zélés de “Ginko – Besançon Mobilités” (qui appartient à la multinationale des transports “Transdev”). Ces derniers sont souvent accompagnés par la police, qui a accentué sa présence dans les transports pour intimider tous ceux qui ne veulent et/ou ne peuvent pas payer pour se déplacer, mais aussi pour épauler les contrôleurs durant leurs opérations de traque aux pauvres. Ces merdeux, que l’on reconnaît parfaitement grâce à leur uniforme, ont reçu la monnaie de leur pièce dans la nuit du 14 au 15 juillet : un contrôleur a été sérieusement amoché après qu’un cailloux ait traversé la vitre de son véhicule, plusieurs bus et tramways ont eu leurs vitres brisées, du mobilier urbain détruit, les voies du tramway ont été bloquées à plusieurs endroits à l’aide de divers objets incendiés, nécessitant l’arrêt complet de la circulation des trams pendant plusieurs heures et provoquant de nombreux retards. Pour l’heure, aucune personne n’a été arrêtée. Restons attentifs et réactifs sur les possibles suites répressives et judiciares que le pouvoir a d’ores et déjà annoncés.

Depuis la mise en circulation du tramway, plusieurs affiches ont décoré les murs de la ville (voir ici, encore ici et ). Comme partout, le tramway – en tant qu’infrastructure urbaine, moyen de transport et de contrôle – promet le bonheur aux riches, et naturellement l’enfer aux pauvres.

C’est la première fois qu’une révolte d’une telle ampleur explose à la gueule de la compagnie de transport “Besançon mobilités” (Transdev) depuis la mise en place du tram. Nous saluons cette révolte et nous ne pouvons que partager la nécessité de perturber les flux et de détruire les infrastructures de transports. A tout moment, il est possible de briser la routine du capital et de s’attaquer à ceux qui permettent à ce monde d’oppression et d’exploitation de tourner et de perdurer.

Des contributeurs au Chat Noir Emeutier


Besançon : feux de poubelles, tram bloqué et contrôleurs agressés

Est Républicain, 15/07/2016 à 11:23

Dans la nuit de jeudi à vendredi, une voiture de contrôleurs des transports Ginko a été la cible de jets de pierres. Selon la direction des transports bisontins, les agents en question auraient été victimes d’un véritable guet-apens. « L’un d’entre eux a été blessé au visage par un jet de pierre », précise Pascal Gudefin, le directeur du tramway. «  Il souffre d’une triple fracture du nez qui a nécessité douze points de suture. »

Des échauffourées auraient également eu lieu dans le secteur de la gare. En tout, deux bus et deux tramways, a priori, auraient eu leurs vitres brisées. Sur l’ensemble des points chauds, des poubelles auraient également été incendiées.

Ce matin, dès 6 h, Ginko vérifiait l’ensemble de ses 14,5 km de voies pour enlever les éventuels détritus qui auraient pu gêner la circulation. Vers 8 h, les lignes 1 et 2 du tram reprenaient progressivement. Il faut encore s’attendre à quelques retards dans la matinée.