" />
Slogan du site

Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Colombie : les manifestations étudiantes virent à l’émeute
Article mis en ligne le 8 septembre 2011
Imprimer

Colombie. Les manifestations d’étudiants et de professeurs se terminent par des émeutes et des destructions

Radio Santa Fe, 08/09/2011, traduit par Le chat noir émeutier

Le vandalisme, qui a causé des pertes de quelque 500 millions de pesos, a pris fin hier à Bogota par manifestations d’enseignants et d’étudiants des universités publiques et du SENA.

Il y a aussi eu des troubles dans le déroulement des marches organisées simultanément dans les villes de Medellin, Bucaramanga, Ibague et Tunja.

Dans la capitale, les manifestations pour protester contre le changement de régime de santé des enseignants et la réforme de l’enseignement supérieur ont également provoqué une réduction énorme du nombre de véhicules.

Les émeutes ont été initiées par des hommes cagoulés qui ont attaqué la police et les bâtiments avec des rochers et des sacs de peinture, des inscriptions de graffitis, des plaques de rue arrachées et destruction de fenêtres et de vitrines de commerces.

Les émeutes ont commencé à la Septième Avenue au 45 Calle et se sont répandues jusqu’à la Septième Avenue de la Place Bolivar. Un des bâtiments victime de graffitis a été la maison du vase, qui a été récemment rénovée.

En effet, dans un communiqué le ministère de la Culture du district de Bogotá a exprimé son rejet de la graffitis écrits sur le Musée de l’Indépendance-Maison du vase.

« Bien que nous reconnaissons et appuyons le droit de protester, il faut rappeler que des espaces culturels comme le musée sont la propriété de tous, et que notre obligation est de veiller à leur conservation et à leur préservation », a-t-il dit.