" />
Slogan du site

Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Auch (Gers) : le boîtier magique du barrage hydraulique
Article mis en ligne le 27 juillet 2016
Imprimer

Vandalisme : le Gers baisse de 2 mètres dans la nuit

Dépêche du Midi, 27/07/2016 à 07:32

Les riverains ou les passants l’auront forcément remarqué hier matin, surtout en amont d’Auch : le Gers avait baissé dans la nuit. Des travaux de curage sur la rivière ? Que nenni ! Cette baisse brutale de la rivière est liée à un acte de vandalisme commis lundi soir. Vers 23 heures, deux individus ont été aperçus aux abords du pont-barrage du Mouzon, rue Général-de-Gaulle. Ils auraient fracturé un boîtier, ce qui a eu pour conséquence d’ouvert progressivement les vannes. En amont du camping Saint-Martin, en direction de Pavie, le Gers aurait baissé de 2 mètres. Une grosse perte d’eau qui, en plus du gaspillage engendré, aurait pu mettre en difficulté l’usine de production d’eau potable de Saint-Martin, gérée par Veolia.

En aval, l’afflux d’eau ainsi libéré a pu être régulé grâce au barrage d’Endoumingue. Un système de pompage, utilisé habituellement pour les travaux d’entretien, a été mis en service hier matin. Un retour à un niveau normal du Gers est espéré pour ce mercredi midi.

Cet acte sans précédent à Auch pose la question de la sécurisation des barrages. « Qui pouvait connaître l’existence et surtout l’emplacement de ce boîtier ? », se demande un élu auscitain, circonspect sur la motivation des auteurs. Plaisanterie de potache ou acte intentionnel ? Le commissariat d’Auch a diligenté une enquête suite à la plainte déposée par Grand Auch agglomération, gestionnaires des barrages sur le Gers.