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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Au-delà de Persan Beaumont (Val-d’Oise) : vengeances pour Adama Traoré
Article mis en ligne le 26 juillet 2016
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Prison d’Osny (Val-d’Oise) : refus de remonter de promenade et incendies

Des troubles aussi à la maison d’arrêt d’Osny
Le Parisien | 26 juillet 2016, 7h00

Quelque 81 détenus de la maison d’arrêt du Val-d’Oise, à Osny, ont refusé dimanche, vers 18 heures, de quitter la cour de promenade après avoir mis le feu à des draps, selon le syndicat FO. Des actes commis en réaction au décès d’Adama Traoré. Certains détenus du bâtiment F1 arboraient des slogans sur leurs tee-shirts dédiés au jeune de Boyenval. Les Eris (unités spécialisées d’intervention) ont été dépêchées sur place une nouvelle fois. Le calme est revenu vers 22 h 30. Le syndicat FO « exige le transfert des meneurs » et des « résolutions immédiates » pour que « la situation ne perdure pas tout l’été ». Deux transferts ont été immédiatement décidés par la direction de l’établissement pénitentiaire.


Mantes-la-Jolie (Yvelines) : guet apens contre les flics

Mantes-la-Jolie : la police à nouveau visée dans la cité
Le Parisien | 25 juillet 2016, 14h16 (extrait)

Nouvelle montée de la violence, dans la nuit de dimanche à lundi, à Mantes-la-Jolie. Vers minuit, les forces de l’ordre interviennent rue Paul-Gauguin, dans le quartier du Val-Fourré, pour sécuriser une intervention des pompiers. Un petit groupe d’individus, dissimulé dans le noir, jette alors des projectiles sur les policiers. Deux impacts de pierres ont été relevés sur la carrosserie d’une voiture de police. Les agents ont riposté à coups de flash-ball pour disperser leurs agresseurs. Aucun blessé n’est à déplorer.

Déjà, dans la nuit de vendredi à samedi, vers 0 h 30, la police était tombée dans un guet-apens, rue Marcel Doret. Cinq conteneurs poubelles avaient été incendiés au milieu de la chaussée et une vingtaine de casseurs avaient jeté des pierres, des cocktails Molotov et des mortiers d feu d’artifice sur la police en criant le nom d’« Adama Traoré », ce jeune homme décédé lors de sa garde à vue après avoir été arrêtés par les gendarmes, à Beaumont-sur-Oise (Val-d’Oise).


Tremblay-en-France (Seine St Denis) : Feu au Dojo !

Indignation après l’incendie criminel du dojo
Le Parisien | 26 juillet 2016, 7h00 (extrait)

Un rassemblement pour faire acte de présence et de désaccord. Ce soir à 17 h 30 à Tremblay-en-France, sportifs, élus, associations, habitants ont prévu de se réunir aux portes du dojo Thierry-Ngninteng incendié ce week-end.

Après avoir forcé la porte à la hache, des intrus auraient déversé de l’essence sur les tatamis et y auraient mis le feu. Sur le mur extérieur du gymnase Gabriel-Jacquart, juste à côté, une inscription a été relevée : « Justice à Adama Traoré 95 ».

« La famille de ce jeune a le droit à la vérité mais quel lien avec Tremblay et ce dojo ? » s’interroge, dépité, un membre du club de judo, 320 licenciés, qui a appris dimanche matin en allant faire son marché que le dojo brûlait. Les pompiers étaient encore sur place.

L’ampleur des dégâts se mesure à l’intérieur. Les tatamis sont pour bon nombre brûlés, et ceux qui ne le sont pas seront de toute façon inutilisables. Les murs sont noirs de suie. « Il n’est pas certains que le dojo soit opérationnel à la rentrée de septembre », commente la municipalité Front de gauche (FG) dans un communiqué sans concession pour les auteurs de cet incendie. « Cet acte indigne et injustifiable porte atteinte à un équipement sportif phare de la ville, et cela aurait pu avoir des conséquences dramatiques », fustige la mairie. Le dojo est aussi utilisé par les scolaires de la ville.

Quatre pyromanes recherchés

Une plainte contre X a été déposée. L’enquête est menée par les enquêteurs du commissariat de Villepinte. Des vidéos sont en cours d’exploitation. Les pyromanes seraient au nombre de quatre.