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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Zurich (Suisse) : Ding Dong – C’est l’Etat !
Article mis en ligne le 1er août 2016
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Ding Dong – C’est l’Etat

Dimanche 10 juillet ont été menées de nouvelles perquisitions à Zurich et Saint-Gall. Cette fois elles ont été au nombre de trois. De ce que nous avons pu comprendre, le mandat de perquisition a été autorisé par le procureur de Zurich pour les charges d’ "incendie volontaire et autres". Dans une note un peu plus détaillée du mandat de perquisition, il était évident qu’il s’agissait de l’"attaque incendiaire contre l’antenne de télécommunications Waidberg, 8037 Zurich" survenue au cours de la nuit de ce même dimanche.

Tandis qu’à Zurich les perquisitions ont été menées par des flics en uniforme et en civil, les services spécialisés de San Gallo ont profité de ce moment pour faire une session d’entraînement : c’est avec bélier, cagoules et mitraillette que des dizaines de Wannabe-Hollywood-Cops ont donné l’assaut de la perquisition, obligeant les occupants à s’allonger par terre et fouillant chaque pièce de fond en comble. En plus du résultat insatisfaisant pour eux – dans les trois cas ils ont du repartir des lieux sans avoir chopé qui ils voulaient –, ils démontrent encore une fois à travers cette opération ce que la police est véritablement : le bras répressif de l’Etat, muni de tous les moyens pour le défendre et neutraliser les ennemis potentiels. Et tombent dans cette catégorie tous ceux qui n’acceptent pas d’avoir une telle autorité au-dessus de leur tête, tous ceux qui n’acceptent pas d’être privés de la richesse de la société, qui n’acceptent pas d’être aliénés, isolés et surveillés à travers la technologie, pendant qu’on nous vend l’illusion d’unité, de bonheur et de possibilités illimitées.

Si la raison invoquée dans le mandat de perquisition devait se rapporter à un événement qui s’est réellement produit, il est donc important de défendre cette attaque qui s’est dirigée contre une de ces structures qui permettent de transformer notre autonomie en une vie d’esclavage sous le règne des ondes radios des antennes.

Parce que tout incendie a besoin d’une étincelle*...

* Ndt : en allemand, funkstation est l’antenne, et funken est l’étincelle... d’où le jeu de mot entre étincelle/antenne.

[Traduit du journal anarchiste de Zurich Dissonanz n°32, 20 juillet 2016]

Note complémentaire en italien (sur contrainfo du 31 juillet) : dans le contexte des perquisitions de domiciles, la police était à la recherche d’une personne précise, en vain. Jusqu’à aujourd’hui (29 juillet), nous n’avons pas eu vent de l’arrestation de cette personne. Nous souhaitons beaucoup de force au compagnon sur son chemin hors des griffes de l’Etat.