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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Oukacha (Casablanca, Maroc) : 19 mutins devant la justice
Article mis en ligne le 5 août 2016
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Mutinerie d’Oukacha : les 19 suspects devant la justice

Kiosque360, 05/08/2016 à 22h32 (extrait)

Les 19 suspects de la mutinerie du centre de rééducation d’Oukacha ont été déférés devant le juge d’instruction. Ils sont poursuivis, entre autres, pour constitution de bande criminelle, actes de violence à caractère criminel portant atteinte à l’ordre public, mutinerie et désobéissance.

Le procès des auteurs de la mutinerie du Centre de rééducation de Ain Sebaâ, Oukacha, vient de démarrer. La police judiciaire a bouclé son enquête et le Parquet a transmis le dossier au juge d’instruction près la cour d’appel de Ain Sebaâ, rapporte le quotidien Al Massae dans son édition du week-end des 6 et 7 août.

Selon le journal, en raison de la présence parmi les mis en cause de mineurs, le juge d’instruction et le juge d’instruction des mineurs ont entrepris d’interroger les dix-neuf pensionnaires de la prison suspectés d’avoir pris part à cette mutinerie.

Selon des sources de l’enquête, le Parquet a engagé des poursuites contre les dix-neuf suspects pour “constitution d’une bande criminelle dans le but de commettre des actes de violence pouvant être considérés comme crimes dans le cadre d’un projet collectif visant à porter gravement atteinte à l’ordre public”. Ils sont également poursuivis pour “incendie criminel, destruction de biens publics, destructions de documents administratifs et tentative d’évasion collective”.

Les chefs d’inculpations comportent également : violence et mutinerie, jet de pierres contre les forces de l’ordre, désobéissance, propos et slogans à caractère raciste, détention d’objets prohibés, refus de se soumettre aux forces de l’ordre et désordre et actes de violence.

En attendant, l’enquête policière est toujours en cours, affirme le journal. Elle a pour objet d’élucider toutes les circonstances de cet incident et poursuivre en justice toutes les personnes impliquées. Ce qui laisse entendre que les dix-neufs suspects déférés devant le juge d’instruction ne représentent qu’un premier groupe de mis en cause. Il s’agit en fait de pensionnaires identifiés lors de l’examen technique des enregistrements des caméras de surveillance de la prison.

A noter que l’enquête administrative engagée en parallèle par la Délégation générale de l’Administration pénitentiaire a abouti à la suspension de la directrice du Centre de rééducation et, provisoirement, de huit autres fonctionnaires du centre.