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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Bâle (Suisse) : sur les arrestations qui ont suivi la manif sauvage
Article mis en ligne le 31 juillet 2016
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Bilan de la répression plus d’un mois après la manif sauvage

Vendredi 24 juin, il y a eu une petite manifestation mais sauvage contre le racisme, la répression et la gentrification lors de laquelle plusieurs bâtiments et la police ont été attaqués. Le tribunal correctionnel, une entreprise de sécurité privée, un bureau du parti d’extrême-droite UDC et des compagnies d’assurance ont été entre autre la cible des attaques. 14 personnes ont été par la suite arrêtées, accusées d’y avoir participé. Lors de l’arrestation, deux personnes ont été blessées.

A l’origine, elles ont été accusées de “troubles à l’ordre public ; dégradations ; violences et menaces envers les autorités et agents, allant jusqu’à l’attaque”.

Lors de ce même week-end, il y a eu des perquisitions dans plusieurs villes de Suisse dans le cadre de cette affaire. Sept personnes ont été relâchées dimanche 26 juin et les sept autres se sont vues infligées 2 à 6 semaines de détention préventive. Certains des prisonniers auraient du entre-temps être libérés, mais ils ont vu leurs peines de prison préventive manifestement être rallongées. Les prisonniers restants peuvent aussi affronter une détention plus longue.

Dans un communiqué à propos de la balade, il est dit : “Que les personnes aient participé à la balade ou non, qu’elles aient attaqué les flics ou non, nous sommes solidaires de tous les prisonniers et nous leur souhaitons beaucoup de force et de tenir bon. Même s’ils tentent de vous isoler, vous n’êtes pas seuls !” et plus loin : “Réunissons-nous, organisons-nous, saccageons ensemble les cages, détruisons les barreaux des différentes formes de contrainte et d’oppression pour nous ouvrir de nouveaux horizons”.

L’Etat et ses flics, tribunaux et matons espèrent que la répression nous brisera et détruira nos désirs, mais ils ne comprennent pas qu’ils nous donnent seulement encore plus de raisons pour se révolter.

Notre solidarité va à tous ceux qui, dedans comme dehors, se rebellent contre l’ordre existant.

Nous envoyons nos salutations à ceux qui se sont investis ces derniers mois pour le squat ‘RIgaer94’ à Berlin, Les nombreuses actions et votre solidarité nous ont réchauffé le coeur. L’attaque du poste de police le 27 juillet à Zurich nous a aussi mis le sourire aux lèvres.

[Traduit de l’allemandpar Lechatnoiremeutier d’indymedia schweiz, 31. Juli 2016]