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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Rio/Jeux Olympiques (Brésil) : bus des journalistes attaqué & une balle pour le centre de presse
Article mis en ligne le 10 août 2016
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Des balles perdues et un bus de journalistes attaqué à Rio

AFP, 10/08/2016 à 22:53

Une nouvelle balle perdue a été trouvée dans la zone des épreuves d’équitation. Mardi, un bus transportant des journalistes avait été attaqué.

Aller couvrir les Jeux, c’est a priori sans danger. Sauf que les journalistes qui suivaient l’équitation samedi, dans une zone militaire pourtant hautement sécurisée, ont eu la désagréable surprise de voir passer une balle perdue qui a percé le toit du barnum servant de centre de presse. Aucun blessé n’était à déplorer. Ce mercredi, une nouvelle balle a été trouvée près du secteur des épreuves d’équitation. Les autorités chercheraient toujours d’où ont pu venir les projectiles. Aucun blessé n’est à déplorer.

Le toit du barnum de journalistes troué par une balle.

Le site de Deodoro, dans le nord-ouest de Rio, est situé dans une vaste zone militaire. Et il est certainement le plus tranquille des JO, dispersé dans une ville très exposée aux agressions diverses et aux pickpockets de tous poils. Mais samedi, c’est bien une balle de calibre militaire qui a traversé la toile en matière plastique, alors qu’une quarantaine de journalistes et de volontaires se trouvaient à l’intérieur de la structure provisoire.

Personne n’a été blessé, et les organisateurs avaient annoncé que Les Jeux olympiques de Rio « n’étaient pas visés » par la balle perdue. « L’enquête est en cours de la part des experts pour savoir notamment d’où provient cette balle, sa nature, la trajectoire », avait expliqué Mario Andrada, directeur de la communication du comité organisateur des Jeux. La balle, de petit calibre, avait traversé le toit du centre de presse. Elle avait été récupérée par les organisateurs qui, sollicités par les journalistes, n’avaient pas commenté l’incident.

« La cible n’était pas les JO mais le dirigeable de la police qui surplombe le site »
Mario Andrada

Dimanche, au lendemain de l’incident, Mario Andrada s’exprimait : « Le ministère de la défense a donné les premiers détails. La balle provient d’une communauté (entendez « favela », ndlr) assez éloignée. D’après les relevés, la balle est arrivée avec une faible énergie et une faible vitesse avec une trajectoire parabolique. La cible n’était pas les JO mais le dirigeable de la police qui surplombe le site, car il peut prendre des photos et des vidéos de leur communauté ce qu’ils ne veulent pas. » Une information qui confirmait l’hypothèse que les Jeux olympiques n’étaient pas visés. En revanche, on ne sait toujours pas d’où provient la balle qui a été trouvée ce mercredi dans la zone des épreuves d’équitation.

Un bus de journalistes attaqué

Mardi soir, un bus transportant des journalistes accrédités au Jeux avait été pris pour cible. L’attaque a eu lieu près de la grande favela de la Cité de Dieu, réputée comme une des favelas les plus violentes de Rio de Janeiro. Des projectiles auraient été jeté sur le côté droit du bus. Sans atteindre directement aucune des personnes présentes dans le bus, ils ont brisé des vitres qui auraient écorché plusieurs des journalistes présents dans le bus. L’autobus était parti d’un quartier du nord de Rio, Deodoro, pour se rendre au principal parc olympique, dans le quartier Barra da Tijuca. L’incident ravive certaines craintes concernant la sécurité. Environ 85 000 soldats et agents de police sont déployés à Rio de Janeiro à l’occasion des Jeux olympiques, soit le double des effectifs des Jeux de Londres.