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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

[Terrorisme d’Etat] : deux ans ferme pour des lectures interdites
Article mis en ligne le 9 août 2016
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Deux ans de prison ferme pour lecture répétée de sites glorifiant le terrorisme

Numerama - 09 août 2016

Un homme de 31 ans a été condamné cette semaine à deux ans de prison ferme par le tribunal correctionnel de Chartres pour avoir lu de manière répétée des sites faisant l’apologie du terrorisme.

C’est un délit encore très récent dans le code pénal, mais qui produit d’ores et déjà ses premiers résultats. Dans le cadre de la réforme portée en début d’année par le ministre de la justice Jean-Jacques Urvoas, le parlement a approuvé l’introduction d’un article qui condamne de deux ans de prison la lecture de sites faisant l’apologie du terrorisme, sauf si l’accusé parvient à démontrer sa bonne foi.

Une bonne foi qu’un homme de 31 ans n’a visiblement pas réussi à mettre en avant devant le tribunal correctionnel de Chartres, puisque celui-ci a été condamné à deux ans de prison ferme (c’est la peine maximale prévue par l’article, avec une amende de 30 000 euros) « pour avoir consulté de manière répétée des sites liés à la commission d’actes terroristes », selon des sources judiciaires citées par l’AFP.

À l’issue de l’audience, ajoute la dépêche, l’individu, jugé en comparution immédiate, a été placé sous mandat de dépôt. Les magistrats ont été plus sévères que le parquet, qui ne demandait qu’une peine d’un an de prison ferme. La manière dont il a été repéré n’est pas précisée, en dehors du fait qu’il a été interpellé au début du mois, après avoir été « repéré » par les services de renseignement.

Lors de l’enquête, il a été découvert « qu’il avait pris l’habitude de consulter des sites internet faisant l’apologie du terrorisme ». Pour ne rien arranger, l’homme aurait laissé entendre sur son mur Facebook qu’il voulait voir détruite la Tour Montparnasse à Paris, toujours selon les informations de la source judiciaire consultée par l’AFP. Une menace qui aurait pu entrer en ligne de compte lors du procès.

Des menaces relativement floues

L’article 322-12 du code pénal punit de 6 mois de prison et 7 500 euros d’amende « la menace de commettre une destruction, une dégradation ou une détérioration dangereuses pour les personnes », notamment lorsqu’elle est « matérialisée par un écrit ». Comme un message sur Facebook.

L’article 322-14 punit de son côté de deux ans de prison « le fait de communiquer ou de divulguer une fausse information dans le but de faire croire qu’une destruction, une dégradation ou une détérioration dangereuse pour les personnes va être ou a été commise ».

Des menaces qui n’ont pas été retenues par le tribunal, visiblement parce que « les enquêteurs n’ont pas trouvé d’éléments qui permettent de penser à un projet clairement établi », continue la dépêche et qu’il n’avait pas fait l’objet d’une fiche S.