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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Allonger la main – Brochure à propos de l’affaire d’Aix-la-Chapelle
Article mis en ligne le 12 août 2016
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[Reçu par mail de La Lime, caisse de solidarité de Bruxelles]

Allonger la main
A propos de quelques braquages de banques à Aix-en-Chapelle en Allemagne, de l’arrestation d’une poignée d’anarchistes aux Pays-Bas et en Espagne, et d’un défi de solidarité internationale
août 2016, 40 pages

Introduction

Été 2016. Deux anarchistes, arrêtés à Barcelone et ensuite extradés en Allemagne, se trouvent en prison. Une troisième anarchiste, d’Amsterdam, après avoir déjà purgé plusieurs mois en « détention investigative » en Allemagne, se trouve quant à elle sous le coup d’une procédure d’extradition vers l’Allemagne. Ces anarchistes sont soupçonnés de braquages de banques dans la ville d’Aix-la-Chapelle.

8 juillet 2013. Une filiale de la Aachener Bank à Aix-la-Chapelle reçoit une visite matinale inattendue. Les braqueurs se font ouvrir le coffre-fort et repartent avec une belle somme d’argent.

19 novembre 2014. La Pax Bank, banque du Vatican, reçoit une autre visite inattendue. Les braqueurs se font ouvrir le coffre-fort ; ils mettent la main sur quelques centaines de milliers d’euros.

Suite à ces braquages, une vaste enquête est ouverte par la police allemande. Elle fera appel aux services de police de nombreux autres pays européens. Aujourd’hui, la Justice allemande se vante d’avoir arrêté les coupables : quelques anarchistes, rêveurs de liberté incorrigibles et ennemis acharnés de tout pouvoir.

Qu’ils soient coupables ou innocents, notre solidarité va vers ces deux compagnonnes et ce compagnon qui se trouvent aujourd’hui dans les griffes de l’Etat. Face à ces opérations répressives internationales à leur encontre, le défi de solidarité qui se pose est lui aussi de taille. Il ne s’agit pas seulement de défendre ces compagnonnes et de leur faire sentir notre affection complice, le défi consiste aussi à se saisir de ce moment répressif pour la transformer, à nouveau, en attaque contre la domination.

L’attaque contre la propriété, l’expropriation, le refus et la destruction du travail font partie de tout l’arc-en-ciel de l’action directe contre le pouvoir, ses hommes et ses structures. Chacune et chacun à sa manière, mais toujours dans une perspective offensive.